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Temple Astral n° 2 : Dérive et Loa-subjectifs
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Blodeuedd
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 3:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Arpenter les voies dont on avait peur, se rincer les yeux pour revoir dehors, retrouver le chemin de l'autre en même temps que celui de soi-même.

Tout change. Les grues dans le ciel, les ouvriers dans un vieux bâtiment art déco. Que nous réservent-ils?

Tout est trompeur. J'ai suivi un homme vêtu comme un adolescent, et quand il s'est retourné j'ai vu qu'il était bien plus âgé que moi. Et un homme titubant avec un verre, pourtant il n'y avait que de l'eau...

Je pourrais m'ensevelir sous les fleurs des magnolias tombées à terre, dans le jardin de cette maison qui semble figée dans sa bulle. Et attendre.

Mais il y a depuis quelques jours un oiseau dans ma tête. Il m'est apparu dans un souvenir de cartoon que j'avais vu enfant, le Minah Bird qui se joue du lion et d'Inki, et de nous. En suivant sa piste j'entrevois un Trickster. Et les oiseaux hantent mes jours et mes nuits. Je vais aller revoir les pies qui prennent leurs aises sur l'herbe des terrains de sport ou grignotent nos restes de fast food sur les trottoirs. Je verrai bien ce qu'elles m'apprennent elles aussi, ce qu'elles me disent de nous.
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MessagePosté le: Sam Mar 15, 2008 11:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

chant 4
Citation:
Arpenter les voies dont on avait peur, se rincer les yeux pour revoir dehors, retrouver le chemin de l'autre en même temps que celui de soi-même.

Y revenir, encore. A ces sentiers dont on a fini d'avoir peur, dont on ajamais rien tiré. La part de toi qui doute etc. Quel doute ? Il n'y a jamais doute en la matière. Il y a une fausse chasse sauvage. Il y a l'arpentage de zones qu'on ne voit jamais la nuit. Cette université qui passe de la laideur post-communiste à cette ambiance de rêve même pas mauvais. Juste violent et su par coeur.
Citation:
Tout change. Les grues dans le ciel, les ouvriers dans un vieux bâtiment art déco. Que nous réservent-ils

J'ai vu, au matin, couvert de l'odeur d'une salive qui ne m'appartiendra jamais, dans le ciel bas et gris, une corneille croiser un avion au moment où je levai les yeux. Puis un autre oiseau au cri discordant. Et des jeunes gens étourdir leur Samedi, en prisonniers d'un campus froid.
J'ai vu que je n'avais pas de rapport passionnel aux oiseaux. A cause de leurs yeux, sans doute. Aussi vides que ces sentiers mal ressuscités. J'aurais voulu, comme parfois, quelque chose qui sonne comme un syrinx sur mon chemin. Mais il n'y avait que la mort apparente des rues, comme celle qui me court devant depuis une semaine.
Je ne trouve pas le fil.
    Gn 4:6- Yahvé dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ?
    Gn 4:7- Si tu es bien disposé, ne relèveras-tu pas la tête ? Mais si tu n'es pas bien disposé, le péché n'est-il pas à la porte, une bête tapie qui te convoite, pourras-tu la dominer ?
    Gn 4:8- Cependant Caïn dit à son frère Abel : Allons dehors, et, comme ils étaient en pleine campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
    Gn 4:9- Yahvé dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ?
    Gn 4:10- Yahvé reprit : Qu'as-tu fait ! Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol !

Juste une impossibilité frustrante. Juste une impossibilité frustrante. Juste une impossibilité frustrante.


Dernière édition par Invité le Ven Mar 21, 2008 6:52 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 12:43 am    Sujet du message: Répondre en citant

    Silence
    silence silence
    silence silence silence
    silence silence silence silence
    silence silence silence silence silence
    silence silence silence silence silence silence silence silence silence ...

Puisque je dors dors dors



Autant me faire muet, autant me faire point d'eau stagnante, attendant,
    tic-tac
    tic-tac
Attendre
    Tic-tac
    tic-tac
Le rythme d'une pendule qui n'existe nulle part.
Je me rappelle cette rencontre, si loin si loin
    tic
    tac


Les balises qu'on pose sur la route et qui font paraître la mémoire chaotique.

    Silence
    Silence
Comme un seul couvercle sur ma vie, grandes parenthèses à jamais ouvertes sur ce qui aurait pu, dû, passer sous ma fenêtre.
Peut-être
Parce que je n'ai pu encore grimper sur le toit pour me perdre dans ces couchants qui semblent annoncer les cataclysmes splendides.
Ce qui se trame après la montagne, derrière l'ange glacial de la Tempérance.

Pour me rappeler la Tombe qui faillit me sauver de l'inondation.
Juste avant que je plonge de moi-même dans les formidables coulées de boue.


Parce que je n'ai pu encore suspendre, sur les silences assourdissant qui dominent les rues, les bracelets tressés au fil de mes erreurs. qu'il me faudra laisser comme on largue les amarres d'un radeau qui prend l'eau.

Il y a parfois des chats qui se battent là haut.

Silence silence


Dormir, dormir dormir

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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 1:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Péroraison
Ensuite. J'ai ôté leurs insignes.

    Conversely, the blackness of the black hole, metaphysically speaking, is a concentration of white light being systematically absorbed once again into
    the one Creator. Finally, this absorption into the one Creator continues
    until all the infinity of creations have attained sufficient spiritual mass in
    order that all form once again the great central sun, if you would so imagine it, of the intelligent infinity awaiting potentiation by free will.

Pour trouver cette confortable solitude consciente. L'illusion majeure reste celle qui cherche à y échapper. Il me faudrait un loa-oiseau-nocturne, qui me garde de confondre l'Illusion et mon illusion. Je le nommerais Cassandre. Alors peut être peut être pourrais-je laisser les faux morts à leurs babillages - les détenteurs de vérités génériques à leur soif d'eux mêmes - les daïmons apeurés par leur propre fin à leurs flatteries pragmatiques.
Pour que la marche redevienne aussi mienne qu'inutile.
J'espère ne pas les perdre, celles-ci. Je les installerai, sans doute, avec les cadavres de distorsions quittées. Avec la même pitié. Et les faux serments à Cassandre.
Il faudra marcher. Pour moi.
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 2:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant


[...] Je sais bien la différence que votre monde peut faire entre un crime passionnel et un crime de sang froid. Sachez seulement que je ne fais jamais rien avec passion, et que tout est fluide dans mes actes, quoiqu'en dise mon reflet. [...]


Citation:
Pour trouver cette confortable solitude consciente.


J'ai éteint les bougies qui se consumaient le long de la Route.
Toutes.
Ce ne fût pas facile, les flammes étaient tenaces.
Mais il me fallait rejoindre la mer en contrebas, et pour cela, il me fallait la nuit.
La plage grise et terne.
Froide, hautaine, lointaine.
Celle qui me plante face ma petitesse et qui borne les illusions insidieusement bâties sous mes pas.
Houle de fond, jusqu'au bord, et ces vagues monstrueuses qui ne se brisent jamais.
Je vois, charriés par elles, en transparence comme s'il s'agissait de leurs squelettes, les débris tout rouillés qui dansent au coeur des cylindres tumultueux.
Gris.
Gris, morne, comme le rêve qui étend son linceul sur mon existence.
Gris.
Et froid. Et vaguement inquiétant, comme les nuées de ses oiseaux qui viennent annoncer sa venue.

Les mots s'envolent et chaque lettre est un oiseau.
Tous ont chu morts, sur la banquise, en restent deux qui chantent encore.




kubin-épouvante
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 2:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Non.

    Matins d'hiver, lampe rouge dans la nuit, air immobile et âpre d'avant le lever du jour, jardin deviné dans l'aube obscure, rapetissé, étouffé de neige, sapins accablés qui laissiez, d'heure en heure, glisser en avalanches le fardeau de vos bras noirs, - coups d'éventail des passereaux effarés, et leurs jeux inquiets dans une poudre de cristal plus ténue, plus pailletée que la brume irisée d'un jet d'eau...
    [...]
    L'eau sombre du petit miroir retient seulement mon image qui est bien pareille, toute pareille à moi, marquée de légers coups d'ongle, finement gravée aux paupières, aux coins des lèvres, entre les sourcils têtus... Une image qui ne sourit ni ne s'attriste, et qui murmure, pour moi seule : « II faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te révolte pas : il faut vieillir. Répète-toi cette parole, non comme un cri de désespoir, mais comme le rappel d'un départ nécessaire. Regarde- toi, regarde tes paupières, tes lèvres, soulève sur tes tempes les boucles de tes cheveux : déjà tu commences à t'éloigner de ta vie, ne l'oublie pas, il faut vieillir !
    Eloigne-toi lentement, lentement, sans larmes; n'oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaîté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t'a rendu la vie moins amère; n'oublie pas ! Va-t'en parée, va-t'en douce, et ne t'arrête pas le long de la route irrésistible, tu l'essaierais en vain, - puisqu'il faut vieillir ! Suis le chemin, et ne t'y couche que pour mourir. Et quand tu t'étendras en travers du vertigineux ruban ondulé, si tu n'as pas laissé derrière toi un à un tes cheveux en boucles, ni tes dents une à une, ni tes membres un à un usés, si la poudre éternelle n'a pas, avant ta dernière heure sevré tes yeux de la lumière merveilleuse - si tu as, jusqu'au bout gardé dans ta main la main amie qui te guide, couche-toi en souriant, dors heureuse, dors privilégiée.
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Blodeuedd
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 3:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lassée j'ai souhaité me défaire d'une part de discours, me détâcher de choses qui ne raisonnaient plus en moi. Mais un fil me parle encore.

Peut-être suis-je comme les papillons de nuit qui se font attraper par les lumières. Peut-être ne suis-je qu'une enfant versatile, parfois trop craintive. Peut-être... Peu m'importe en fait. Quand j'arrête de chercher les perles beaucoup d'autres choses viennent.

J'ai passé mes rêves cette nuit à me libérer d'un joug, et le pâtre fâché m'a dit "Je vais te tuer". Et après les doutes du petit matin je réponds "Et alors, quoi de plus?". Le soleil est revenu et je suis heureuse de ce que je n'ai ni cherché ni attendu, juste de ce que je trouve.
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 3:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'autre monde est où je ne marche pas, où tombe
Cette flèche de soleil, la grange,
Le clocher sans nom qu'elle m'indique au-delà
D'une ligne d'arbres ou depuis la vitre d'un train -

Dans les gares où je m'interdis de descendre, aux carrefours où je m'interdis de tourner,
Au dernier numéro des rues que je m'entête à ne jamais suivre jusqu'au bout

Je garde pour mon propre usage un univers le plus ténu possible
Au fond je n'ai besoin de rien connaître

Et ça ne me chagrine pas de laisser à quelques milliers d'hectares près le reste de la terre aux fantômes de tous les dieux

Si je pouvais même
Ne plus aller plus loin que la porte de cet appartement
Si j'en venais à tout ignorer

Hors un ici et maintenant de plus en plus infime
Et sans plus de prétention à rien sinon

Qu'à être un sur quoi le soir tombe
Dans une rumeur d'oiseaux et d'eau courante, tandis

Que les gosses jouant au pied de mon immeuble entreraient vivants au Royaume

(Et dire que je suis celui qui empêche la fin des temps)
_________________
-Tout est faux, dit Fuschia, tout est faux.

Mervyn Peake, "Titus Groan".
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 5:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Si je pouvais même
Ne plus aller plus loin que la porte de cet appartement
Si j'en venais à tout ignorer


"Ecoute. Je suis l'ombre d'une ombre qui s'est enlisée"


"Riez, riez petits sots, jamais ne comprendrez que de sanglots il me faut pour chaque mot."

    Parce que j'ai ses mots dans ma tête, qui m'obsèdent de nouveau depuis presque une année.
    Revenus finalement. Avec acharnement. Je n'en tirerai rien d'autre que mon incapacité à comprendre, en fin de compte, ce qui fait rire et tourner les danseurs, ceux qui s'arrêtent sur la Route pour s'oublier dans des rites et des complaintes de leur temps.
    Repli encore.
    Repli. Silence, silence.
    Personne...


"Jamais, jamais, non JAMAIS, vous aurez beau faire, jamais vous ne saurez quelle misérable banlieue c'était que la Terre. Comme nous étions misérables et affamés de plus Grand. [...]
On se sentait là, cloué dans ce siècle.
Et qui irait jusqu'au bout? Pas beaucoup. Pas moi..."


"Se peut-il, me disais je, se peut-il vraiment ainsi qu'on se survole?"

"Ces hommes rient. Ils rient.
Ils s'agitent. Au fond, ils ne dépassent pas un grand silence.
Ils disent "là". Ils sont toujours "ici".
Pas fagotés pour y arriver.
Ils parlent de Dieu, mais c'est avec leurs feuilles.
Ils ont des plaintes, mais c'est le vent.
Ils ont peur du désert.
...Dans la poche du froid et toujours la route aux pieds.
[...]

Autrefois, quand la Terre était solide, je dansais, j'avais confiance. A présent, comment serait-ce possible? On détache un grain de sable et toute la plage s'effondre, tu sais bien.

Fatiguée, on pèle du cerveau et on sait qu'on pèle, c'est le plus triste."

*Le lointain intérieur


Dernière édition par Invité le Dim Mar 16, 2008 8:33 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 6:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Après une heure les choses sur quoi tu poses les yeux s'écartent de toi jusque dans d'infinis lointains - car tu es devenu la pierre lâchée sur le miroir des eaux. Alors plus rien n'est proche. La pluie que tu vois tomber par ta fenêtre arrose Tlalocan et le soleil qui brille à travers elle éclaire de l'autre côté de la colline la plaine où - tu le vois - de grands chiens primitifs dépècent la charogne d'un élan ou d'un cerf abattu par un autre qu'eux, cependant que s'élève depuis les graminées qui les entourent le babil indifférent des premiers passereaux. Un moment l'autre tu entends la pluie s'abattre sur tes nerfs et à l'intérieur de ton crâne ; un moment l'autre tu te vois allongé au fond d'une fosse dans une jungle, le visage couvert de masques variés, de bois ou de pierre, bruts ou peints. On se nourrit de toi : mais c'est égal, et puis il ne faut pas chercher de grandeur dans l'ignoble, on perdrait son temps comme avec le reste. Ce qui arrive est ce qui arrive, qui n'est fait pour troubler personne. Ainsi tu meurs en rêve pour la seule raison que tu aimes rester couché plus que tout au monde et que tu vis pour la paresse ; voilà tout. Ton plaisir est que la lumière change autour de toi et que tes os craquent quand tu t'étires, comme le bois et les cordages des anciennes caravelles.

Qu'importent l'appétit d'ailleurs et la curiosité ? Tu es à toi-même tes propres Indes. Tu fais chaque jour l'expérience d'un dépaysement qui n'en finit pas.
_________________
-Tout est faux, dit Fuschia, tout est faux.

Mervyn Peake, "Titus Groan".
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MessagePosté le: Dim Mar 16, 2008 7:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

    "Je suis comme le Quetzal, je suis dans la demeure du seul Dieu ; je chante des chansons douces parmi les fleurs ; je chante et je réjouis mon coeur.
    Les gouttes de rosée s'évaporant des fleurs dans le champs enivrent mon âme.
    Je m'afflige de ce que même cette demeure sur terre doive finir.
    Je prévois, moi, Mexica, que notre règne a commencé à être détruit, je me suis mis à pleurer...
    Que je n'aie pas de colère de ce que la grandeur de Mexico doive être détruite.
    Celui qui a pris soin des livres a pleuré, il a pleuré le commencement de la destruction."
    Un chant de lamentation Nahuatl.



Et toujours, s'éloigner un peu plus.
Toujours s'enfoncer, plus profond, plus profond.
Même pas l'odeur de la vase, comment reconnaître l'avertissement alors?


Et puis il me faudra reprendre mon chemin. Comme dans ces ruelles, baignées par le soleil et néanmoins battues par de petites averses.
Tout était si calme. Suspendu, silencieux.
Comme dans les chapelles en ruine qu'on trouve dans le maquis, et qui sont encore emplies de cette sérénité sévère et sacrée.
Tout est calme, je ne sais que faire de ce calme.

Quoi, sortirai-je de nouveau humer l'air de ces nuits que j'ai perdues si loin? Il paraît que l'on peut tout retrouver dans les fonds de tiroirs poussiéreux des esprits qui se consument pour Rien.

Parce que j'ai tout rassemblé et qu'il me faut mourir à présent.
Encore une fois.
Retrouver mon creux où j'ai un jour bâti tant de murs que je ne voyais plus que le ciel encombré.
J'ai touché un nouveau mur de papier mâché. Un nouveau qu'il faudra lacérer. Il était si joli, il aurait pu tenir, encore un peu, si je m'en étais tenu éloigné. Mais qu'importe ce qui "serait". J'ai atteint sa limite, nouvelle balise froide, comme les précédentes, rien de plus, ni de moins.
Rien qu'une nouvelle borne cachée dans le fossé par les herbes folles.
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Invité







MessagePosté le: Mar Mar 18, 2008 12:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Fausses pistes

    Septième classe. Esprits Faux-Savants
    Leurs connaissances sont assez étendues, mais ils croient savoir plus qu'ils ne savent en réalité. Ayant accompli quelques progrès à divers points de vue, leur langage a un caractère sérieux qui peut donner le change sur leurs capacités et leurs lumières ; mais ce n'est le plus souvent qu'un reflet des préjugés et des idées systématiques de la vie terrestre ; c'est un mélange de quelques vérités à côté des erreurs les plus absurdes au milieu desquelles percent la présomption, l'orgueil, la jalousie et l'entêtement dont ils n'ont pu se dépouiller.

L'imperfection de la Loi.
Préparer les vengeances.

Et le reste. Les interlocuteurs qu'on découvre, trop tard, simples passants.
La Terre et les Cieux sont semblables. Les Enfers restent, hermétiques, quoi qu'on m'en dise.
J'ai remis vos inutiles ornements, chiens. Clinquants comme vos flatteries.
Dépouillé de vous. Dépouillé des poncifs aboyés suffisamment forts pour subjuguer ce qui pourrit ici ou là. Il suffisait pourtant de vous présenter en tant que parasites.
La marche redeviendra ce qu'elle était. Bien avant ces appropriations malheureuses. Qui ancrèrent ces choses ineptes. Terne.
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Invité







MessagePosté le: Mar Mar 18, 2008 3:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Puisqu'il ne s'agissait sans doute que d'elle, tout compte fait. "La part qui est déjà morte". Elle seule, exprimant juste toutes ses vraies illusions auxquelles elle semblait s'accrocher, sans même le savoir, et les quelques mornes désillusions faciles qu'elle n'a même pas gagnées. Comment expliquer sinon la Douleur sourde qui tord le coeur et serre la gorge, si fort si, fort..
Débordement puérils si tel est le cas. Et ça l'est sans doute.
perdu le fil. Décousu, décousu..
Puisque c'est ainsi que le chemin doit être parcouru. Décousu décousu.
Guenilles et pieds en sang.
Personne devant, ni derrière. Personne à gauche, personne à droite.
Juste la route qui nous mange.
Juste le froid, juste la nuit.
Et la Solitude qu'elle chercha presque à perdre de vue.
non. presque seulement. elle, est tenace et s'est accrochée même malmenée. C'est la seule voie, la seule vraie, la seule, la seule la seule la seule la seule la seule

N'était-ce donc que cela? Sinon pourquoi cette Douleur encore..
oh toi, toi qui me ronge et me bouscule, pourquoi reviens-tu briser mes os, toi que j'avais fais taire, dont je me croyais maître?
croyais
Pourquoi me torturer ainsi, moi qui ne sais même plus dormir?
dormir dormir, que tout s'arrête, que tout s'arrête, l'espace d'un instant.
Douleurs amères qui guettent et dont je fais la proie, laissez moi un instant pour contempler ma vanité, pour mieux m'humilier avec de piètres mots reflétant mon inutilité. Vide, vide.
Est-ce que la Prairie va s'évanouir?
Laissez moi chasser mes cieux embuées pour retrouver la seule ténèbre qui doit bercer le monde.
Mon monde.
Laissez moi un instant, rien qu'un instant.
Laissez moi pleurer, pitié, rien qu'une fois pour moi...
Ensuite, je rouvrirai les yeux.
Et serai tout à vous.


destruction

Silence. Quelque chose est tombé.


Dernière édition par Invité le Mar Mar 18, 2008 6:07 pm; édité 3 fois
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airzombie
*Membre d'Honneur*


: :
Inscrit le: 17 Avr 2006
Messages: 879
Localisation: Comme une balle dans ta tête

MessagePosté le: Mar Mar 18, 2008 3:34 am    Sujet du message: Répondre en citant



Faux-Savants ou serpents couvant le feu secret ?



Les Enfers restent, hermétiques, quoi qu'on m'en dise ou Le Seigneur des Fragments a été replacé au sein de Son royaume ?



Citation:
Juste le froid, juste la nuit


Pourquoi devrait-il en être autrement ?

Very Happy
_________________
There is no more bliss, I am the Master of Form, and from me all forms proceed.
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MessagePosté le: Mar Mar 18, 2008 3:39 am    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Pourquoi devrait-il en être autrement ?


Very Happy
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