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Temple Astral n° 2 : Dérive et Loa-subjectifs
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Ossian
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 8:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ils sont magnifiques.
Ils se sont levés avant le soleils et vont somnoler toute la journée dans ce rêve de la ville.
à moi les plus riches de voyages.
Il attendent sur le quai qu'arrivent des loups enchaînés comme moi dans un corps dur, rapide et lourd.
ils attendent, la bouche ouverte, une obole sur la langue.
ça ne suffira pas au passage, souris-je :
ce n'est pas tellement ton argent, ni tes rêves, ni tes certitudes, ni tes inquiétudes,
qui me donne faim, c'est de parler à ton loa...
Mon loa m'aide à grossir mon dos, et y fait croitre une épaisse fourrure
qui invite à s'y cramponer pour un incertain voyage.
Le loa du corps en transit me rend le sourire.
C'est parti.
le temps s'arrête, pour un déplacement dans l'espace.
j'en profite :
Tout en posant mes mains sur les immeubles,
tout en courant sur la pointe des pieds,
mon oeil jette une ligne vers l'arrière et j'appelle par la voix grave à un contact plus profond.
Danse alors les loa dans le temple auto-mobile.
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En travaux, port du casque conseillé
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Inila
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MessagePosté le: Sam Mar 22, 2008 1:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant



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"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
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zeus.guide_fees
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 3:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

παράκλητος

Ce village au bord de l'explosion de son PLU. Cette campagne plus sale et industrieuse que n'importe quel caniveau. L'huile noire y règne peut être plus qu'ailleurs. Il y a ici des arbres guédé où sont pendues des bouteilles rouges et radioactives. Pour chasser les oiseaux. Pour résonner aussi avec la brique neuve des pavillons calibrés. Ceux qui ternissent le rêve de paysannerie des uns et exaltent la mémoire de vigneron des autres.
Ici tout est nexus - car le paradoxe y est le reflet de La Loi. Ici l'huile noire jaillit de la Terre et les Omphaloi se confondent avec les tables de jardins verdies par l'oubli.
J'ai saisi, mon chien.
Nous sommes l'Holocauste de La Loi.
Nous sommes La Loi Qui Se Repaît d'Elle Même.
Nous Sommes Hoporlig-Hotouob.
L'inutile nécessaire à l'Economie de La Loi.
Nous sommes notre propre Huile Noire.
Et comme la roche qui fond en magma puant, nous confondons nos débuts et fins.
EMEN ETAN - EMEN ETAN - EMEN ETAN
Il faudra entre-lécher nos plaies, mon chien. C'est ce que dicte le regard de tous ces bâtards derrière les grilles de lotissements doucement gris.
    Voyez, je vous ai donné
    le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et toute la puissance de l’ennemi et
    rien ne pourra vous nuire
    Luc 10,12

_________________

Matt.5:37 -Que votre langage soit :"Oui ? oui","Non ? non": ce qu'on dit de plus vient du Mauvais.
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Ar Karv Du
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 8:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Combien étions-nous sous l'averse ? Very Happy

21 / 03 / 08 ; 17 h 30, centre-ville de Rennes.

"Silence d'or pour celui qui a cru savoir plus et mieux que les autres.

La Jeune fille au carrefour n'est -elle pas elle aussi un insondable Mystère ?

Les pieds dans leur crasse ces palais continueront d'élever jusqu'aux plans ostentatoires leurs dorures en stuc, malgré les flammes,

Malgré le Vent,

Il n'y aura pas de fin de règne et sans cesse nous reconstruirons sur ses cendres la Maison-Diev.

Il n'y aura pas d'apocalypse pas de révolution.

Tant pis pour les fous, tant pis pour les marchands d'étincelles.

Un monde d'esclaves de la liberté
Un monde de fourmis lapant les restes du festin de pierre
Un monde qui restera monde malgré le regard du passant.

La rue ayant beau jeu d'être presque vide sous l'averse
J'ai croisé encore le Minerval mais lui ne m'a pas vu ...

On m'a proposé un poème

J'ai refusé la main tendue.

Pas la peine de m'en plaindre aussi dès le retour du soleil
Je porterai un toast à ma Saine obsession !"
_________________
Il se fait tard, je me souviens, j'attend l'étoile du matin


Dernière édition par Ar Karv Du le Lun Mar 24, 2008 4:55 am; édité 2 fois
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Inila
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 11:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cette fois je me suis faite oiseau, et j'ai erré, piteux volatile malade, avec difficulté, entre les pins parasols squelettiques qui déchiraient le bleu d'une nuit aux allures de fausse Frontière.

Je connais cette orée fantomatique...



Des morceaux de murs de pierres, quelques ruines éparses au milieu de clairières misérablement belles.
Mais il n'y a rien de plus, rien de plus, rien de plus...

Etait-ce toi, Sapa, qui m'a poursuivie, grondant, haletant, l'oeil furieux, me forçant à m'élever malgré mes ailes lourdes, pour éviter de peu ta gueule d'affamé?
J'ai entendu le son de tes mâchoires claquant si près, si près de ma gorge...
Pourtant je ne suis pas certaine que tu ne m'aies pas mangé.
Probablement les deux. C'était cela n'est-ce pas?

Me forcer à voler...

Si bien sûr...

Me démener pour mon loup. Opprimé, opprimé, comme ce cheval en cage que j'avais veillé.

Me forcer à voler...


J'ai heurté les troncs rugueux et je me suis fait mal.
J'ai avalé la nuit et elle, elle m'a mangée.

Il n'y a plus de frontières, Hotouob.
Il n'y en a jamais eu.
Hotouob, j'ai un pied de l'autre côté, ce ne sont plus des rêves, c'est redevenu "moi".
Il n'y a pas de limites, plus de limites. Je suis Houmap. J'ai dévoré mon coeur et recraché sa hargne, j'ai enterré mes os au pied d'un arbre mort. Je suis Delapona, je suis seule, je suis plurielle, je suis multiple, je me répand et me confine. Je suis faite de pétrole, couverte de goudron, j'ai enfin compris, pourquoi la marée noire.
"Juste une masse noire, des fuites, des volutes noires"... C'était donc ça...

Je suis redevenue celle qui n'a pas de limite, je me suis souvenue n'avoir pas voulu naître et j'ai glané une terne paillette de fer, en grattant le granit.

Nous sommes des psychopompes pour ceux qui partent avant.
Nous sommes psychopompes autant que déjà morts.
Nous sommes comme vous.
Nous sommes vous.
Nous sommes tout cela, puisque rien que de l'ombre, rien que du vent.
Nous sommes mort-nés, affairés par défaut à préparer la traversée.
Nous sommes un.

Nous connaissons les contrées d'Etiloat, nous marchons sur une route qui n'a finalement jamais séparé les mondes, et qui n'a pas de fin. Nous sommes un, nous sommes Rien.
Nous sommes SeuL puisque l'Unique.
le Tout, le Rien, la grande nuit, et son froid mordant, cherchant dans l'autre un reflet le plus précis possible de notre être profond.
Un reflet noir, un reflet vide. Le plus précis possible, l'impossible à brouiller...
Nous sommes, tout ce qui est indescriptible, tout ce que le verbe oublie, ternit, les fragments nécessaires et même pas utiles, Seul et complet, nous sommes des morceaux de l'Un, infiniment seul, infiniment grand, infiniment petit, infiniment tout, infini, infini, terrible éternité-mortalité-finalité
continuité.
La boucle parfaite le cercle jamais rompu, la route jamais rongée.
Nous sommes la Route.
Nous sommes un seul, Seul.
L'Unique.




Ce soir sur le chemin du retour, deux clochards m'ont donné un oiseau en rameaux. Signe que j'attendais -pas- aujourd'hui.
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Blodeuedd
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les oiseaux noirs volent bas dans le ciel détrempé. Ils me regardent. Je suis sur la place, près du petit muret de pierre. Et je saute. Peu m'importe de passer sur le toit d'ardoise au-dessous. Ou de finir ma course sur les bouquets de tulipes acérées qui le protègent des gens trop aventureux. Les oiseaux cueillent mon âme en plein vol. Quelques instants là-haut.

Puis ils deviennent des chevaux sombres dans la forêt de pierre, de bêton et d'acier. Sur les chemins d'asphalte. Parfois leur crinière coule comme de l'encre sur mes doigts. Retiens-nous. Ne nous laisse pas filer.

A un carrefour une vision. Je suis avec la horde. Et pourtant je suis aussi seule sur le bord de la route. Comme un spectre de moi-même. Toujours aussi vaine. Mais plus stupide et peureuse, paniquant, me signant. L'effacer. Poursuivons. Une ombre se détâche et avance. Dans un sourire elle fauche. La vision se défait, devient petite flamme bleue, et se loge dans la lame.

La pluie, le vent, les ténèbres. Nous les aimons. Les bêtes fumantes parmi lesquelles nous marchons peuvent bien nous asperger d'eau sale en roulant dans les flaques. Les passants nous dévisager. C'est le jeu.

Puis me revoilà au bout de ce voyage. Sur la même petite place près du muret. Les oiseaux ne sont plus là. Mais j'ai leur marque indélébile dans la peau. Et nous nous recroiserons. Eux, les chevaux, les ombres. Et beaucoup d'autres choses encore. Nous sommes là. Regarde de plus près. Cherche nous. Une main dans le noir.

Le chemin du retour est différent. Le monde réel et celui qui se trame derrière. L'un et l'autre. Ou bien l'un est l'autre. Et vice-versa. A chaque carrefour je cherche la petite tâche du souvenir de moi-même, ayant peur, refusant, niant. Je le dilue et sème de petites pierres de couleur pour ces nombreuses morts. Il n'est pas dit qu'il n'y en ait pas d'autres.

Et me voilà à nouveau chez moi. Je reviendrai à tout cela à la lueur de la nuit et du rêve endormi.


Dernière édition par Blodeuedd le Mer Mar 26, 2008 3:26 am; édité 2 fois
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kAzIm
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tandis qu'on envahit mon espace.
J’ai la pression artérielle qui dégorge, ça y’est c’est repartit..

C’est vague, c’est vague plus de phare , qui me parle ?
Ah ça y est ça revient, brûme de scarabées sacrifiés pour des lambeaux de torches..

Ap-Uat ! « Il y a certaines portes qu’on ne referme pas. »
Pourquoi ces tremblements, débarasse toi/moi de ces tremblements, Vite
Je sautais à cloche pied sur le pont-plongeoir ?


Qui m’a appelé .. je ne sais, j’ai vu les pattes sur la route.

J’ai apperçu le Nexus, balles rassemblées démence aux accents nucléaires
Un pont renversé aux briques de marais translucides,
Et cette mélodie triturée, fissurée qui voulait se débarasser de moi,
Bec de corbeau qui dépassait du Vide, Moerae.
Une prairie grasse au loin ou LA, herbier rafistolé collé de racines mortifères..

J’ai vu un livre sans reliure qui reliait les égouts,
Un parchemin de limon aux rainures malpropres abritant quelques cris sourds.
Alors j’ai prié pour qu’on me coupe les oreilles trouver
Une interface aux scèptres banalisés, quelque point de repère, une branche..



« Il n'y a plus de frontières. Il faudra entre-lécher nos plaies, mon chien. »


Je devais continuer.. ne pas m’arréter là,

Eviter le récit improbables de ces sentinelles à la langue fourchue et décadente.
M’enfonçant un peu plus loin dans le récif je voulais.. Etre Noir
Appeler ce Grand Béant pour qu’encore il jette la foudre de son œil dans mes tréfonds.
Puis la perte m’envahit, soudaine, froide comme la mort.
Je comprenais mieux ces cauchemards récurrents. Les ombres de l’autre côté qui me parlent.. Perles de débris mécaniques presque avalés par la source, cannibalisme censuré.
Et pourtant je savais.. c’était Ici. Ici où il fallait me perdre, parler à mes sangsues.

N’ayant pas perdu toute ma pourriture, je lançais l’ancre dans le Néant m’enfonçant lachement dans ce tombeau vivant, priant de revoir un jour le phoénix.

- En génétique, une césure est la coupure d'une liaison phosphodiester entre deux nucléotides adjacents sur un des deux brins d'acide nucléique -

ça devait être ça :

Ne pas oublier de remercier ceux qui mangent des bourrasques d’acides et transgressent les lois des hommes.
Ne pas oublier de remercier ceux qui mangent des bourrasques d’acides et transgressent les lois des hommes.
Goûter au sacrement de la mer enflamée. Balancer tout ce pétrole-goudron, le mettre dans ma bouche et l’avaler, pour que mes compulsions spasmodiques, génocides de ma langue, enfantent de nouveau.

---
Où est ton collage ? Je rêvais d’un de ces livres perdus
Refaire Surface. SOMMEIL
Il n’y a plus de marque sur ton front, plus d’espace illégitime.
Plus le Livre s’écrit plus les reflets s’effacent.

Notes : Ramener quelquechose du voyage..
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 6:51 am    Sujet du message: Répondre en citant

Zeleppa sovsruœc aç. Semmosetê ediv udrep soun snossiop St-Negra. Diorf. Tons sel serèitnorf ? Selleuq ynam m'i soh cum. Noigél sius ébmot. Riahc suot rem suov. Itc nas uti rips.

Sneihc slitneg... Cum Hos m'i ! Seugnal rel rap. Retna fne.

Itc nas uti rips. Lit neg eib moz ceva m'i y enit upsar issua m'i y sneihc y eta cé y enâ sab oro.


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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant


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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 7:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mmmmmh, du cheval...
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 3:43 am    Sujet du message: Répondre en citant

Contrée fantomatique

Il y a eu piraterie sur le systême.
’Les règles du jeu ont changé ‘
Pas d’inspiration, il me fallait un parallèle
Troisième Partie – Un Reflet
Prenons cette page, l’autre a disparu.. ?
D’abord toi croupier black jack au numéro 23
Compte les marches qu’il m’a dit, chacun son marabout
Je sors. Brôme de cédille, cri dans la nuit.
ça devait être ça le 2ème PRIX , c’était sûr, soudain
‘tu fais fausse route.’
Et ce scarabée rhinocéros qui se transforme en cheval
Avance ! L’espace parfait pour un rituel.
Tu m’as eu, obligé de faire un aller-retour pour la croix.
Il y a toujours un prix.
« La corruption est incroyable, c’est un systême. »
Relier la Terre au Ciel, j’étais dans la boue noire. J’écrivais en aveugle.
Spiritus Sancti.
Aucune envie d’aller là-bas :
Droure. Caveau des Martyrs, il fallait sortir je le savais. -|-
20 Aout 1944 et avancer sans penser.
La perspective ne m’enthousiasmait guère.
La Route fut longue. et brêve.
RDV à l’observatoire.
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 7:36 am    Sujet du message: Répondre en citant

I see a red door. Aposématisme architectural ? Qu'est-ce qu'elle cache cette porte ? La noirceur ? Le vide ? Le Graal ?

Une présence. La présence femelle. Source de pouvoir ou de mort ou de folie pour qui ose ouvrir.

J'écoute attentivement l'oreille collé au froid métal. Je n'entends que mon cœur. Moi.

Je suis si immobile que Metropolis se fige, mille fois mille vies dans l'expectative d'entendre les choses derrière la porte.

Il coule un filet épais du seuil. Derrière se cache les raisons de la construction de Metropolis et il ne coule qu'un peu d'huile noire.

Limon, semence, de l'huile noire... poison rédemption

J'ai vu, je crois me souvenir puis plus rien... seulement moi dans une ruelle avec le bruit de fond de mille fois mille trajectoires inutiles.

Il y a une fille. Son rire se vaporise comme une fine pluie mais elle demeure invisible. Inconsciente du veilleur, de moi et de la porte.

Elle doit écouter une truc amusant à la télé.

Je peux tisser chaque éclat de sa voix... tout est clair, si clair.

L'important est de fixer attentivement la porte, de veiller et de ne pas s'embarrasser des choses derrières, me dis-je.

Qui regarde ?
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 8:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le poème c'est le printemps tu pourrais l'entendre rugir dans les branches sauter vers le plancher du ciel et retomber en pluie en grêle en feux -
autrement ce serait l'espèce d'harmonie printanière du poème des poètes le printemps qui jaillit comme mélodiquement de la concaténation des couleurs et des chants ce printemps-là tendre et copulatoire à quoi font escorte des nymphes des dieux en robe de baptême -
printemps propre aux poètes avec dans le poème la sainte ivresse des métaphores de la force et du renouveau

(à moins que du poème sourde le printemps cynique des détestations)


Mais tu n'es pas pour célébrer ni pour haïr
Ici ce n'est pas le poème

Si tu es pour voir alors ne vois rien
Si tu es pour sentir alors ne sens rien
Si tu es pour entendre sois sourd

Ne permets pas que la lumière te touche
Si tu connais les noms alors débaptise
Au lieu de prairies émaillées de merde ou de jacinthes marche le lieu blanc de toute blancheur sans parfums ni voix

Ouvre les yeux pour rien y voir
Tends l'oreille pour y rien entendre
Et tes mains vers le vide

Ici partout c'est nuit et chiens de colline en colline à présent que tu te retranches

Collines sans pente chiens inaudibles

Quelqu'un les a faits se dresser et hurler
Pour quelqu'un

Pour quelqu'un

Qui les écoute par tes yeux et dont le nom t'échappe

Quelqu'un parle un autre répond
Quelqu'un parle un autre répond

Le chant du merle au grondement des nerfs et tout le grand conciliabule

Des flûtes de tes os et des tambours de tes viscères au reste hurlant du vaste univers



Où marches-tu si tu l'ignores

Si tu l'entends sois sourd
Et si tu comprends sois stupide

Jette le sextant si tu te retrouves



Sois seulement qui es ici


ici


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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 9:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est 'achement morbidos vos "connexions" les mecs. De suite, on a moins envie de venir boire un coup chez vous ! Laughing

Sinon, pour en revenir à ma "charge", le nom du prochain animal... Hmmm... Le chien d'abord, le cheval ensuite... Mmmh, quid de la chouette ?
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 9:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
C'est 'achement morbidos vos "connexions" les mecs. De suite, on a moins envie de venir boire un coup chez vous !


T'as bien tort, d'habitude personne ne s'en plaint Very Happy
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