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Temple Astral n° 2 : Dérive et Loa-subjectifs
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 3:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

παράκλητος

Ce village au bord de l'explosion de son PLU. Cette campagne plus sale et industrieuse que n'importe quel caniveau. L'huile noire y règne peut être plus qu'ailleurs. Il y a ici des arbres guédé où sont pendues des bouteilles rouges et radioactives. Pour chasser les oiseaux. Pour résonner aussi avec la brique neuve des pavillons calibrés. Ceux qui ternissent le rêve de paysannerie des uns et exaltent la mémoire de vigneron des autres.
Ici tout est nexus - car le paradoxe y est le reflet de La Loi. Ici l'huile noire jaillit de la Terre et les Omphaloi se confondent avec les tables de jardins verdies par l'oubli.
J'ai saisi, mon chien.
Nous sommes l'Holocauste de La Loi.
Nous sommes La Loi Qui Se Repaît d'Elle Même.
Nous Sommes Hoporlig-Hotouob.
L'inutile nécessaire à l'Economie de La Loi.
Nous sommes notre propre Huile Noire.
Et comme la roche qui fond en magma puant, nous confondons nos débuts et fins.
EMEN ETAN - EMEN ETAN - EMEN ETAN
Il faudra entre-lécher nos plaies, mon chien. C'est ce que dicte le regard de tous ces bâtards derrière les grilles de lotissements doucement gris.
    Voyez, je vous ai donné
    le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et toute la puissance de l’ennemi et
    rien ne pourra vous nuire
    Luc 10,12
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Ar Karv Du
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 8:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Combien étions-nous sous l'averse ? Very Happy

21 / 03 / 08 ; 17 h 30, centre-ville de Rennes.

"Silence d'or pour celui qui a cru savoir plus et mieux que les autres.

La Jeune fille au carrefour n'est -elle pas elle aussi un insondable Mystère ?

Les pieds dans leur crasse ces palais continueront d'élever jusqu'aux plans ostentatoires leurs dorures en stuc, malgré les flammes,

Malgré le Vent,

Il n'y aura pas de fin de règne et sans cesse nous reconstruirons sur ses cendres la Maison-Diev.

Il n'y aura pas d'apocalypse pas de révolution.

Tant pis pour les fous, tant pis pour les marchands d'étincelles.

Un monde d'esclaves de la liberté
Un monde de fourmis lapant les restes du festin de pierre
Un monde qui restera monde malgré le regard du passant.

La rue ayant beau jeu d'être presque vide sous l'averse
J'ai croisé encore le Minerval mais lui ne m'a pas vu ...

On m'a proposé un poème

J'ai refusé la main tendue.

Pas la peine de m'en plaindre aussi dès le retour du soleil
Je porterai un toast à ma Saine obsession !"
_________________
La contemplation de Dieu dans les femmes est la plus intense et la plus parfaite


Dernière édition par Ar Karv Du le Lun Mar 24, 2008 4:55 am; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim Mar 23, 2008 11:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cette fois je me suis faite oiseau, et j'ai erré, piteux volatile malade, avec difficulté, entre les pins parasols squelettiques qui déchiraient le bleu d'une nuit aux allures de fausse Frontière.

Je connais cette orée fantomatique...



Des morceaux de murs de pierres, quelques ruines éparses au milieu de clairières misérablement belles.
Mais il n'y a rien de plus, rien de plus, rien de plus...

Etait-ce toi, Sapa, qui m'a poursuivie, grondant, haletant, l'oeil furieux, me forçant à m'élever malgré mes ailes lourdes, pour éviter de peu ta gueule d'affamé?
J'ai entendu le son de tes mâchoires claquant si près, si près de ma gorge...
Pourtant je ne suis pas certaine que tu ne m'aies pas mangé.
Probablement les deux. C'était cela n'est-ce pas?

Me forcer à voler...

Si bien sûr...

Me démener pour mon loup. Opprimé, opprimé, comme ce cheval en cage que j'avais veillé.

Me forcer à voler...


J'ai heurté les troncs rugueux et je me suis fait mal.
J'ai avalé la nuit et elle, elle m'a mangée.

Il n'y a plus de frontières, Hotouob.
Il n'y en a jamais eu.
Hotouob, j'ai un pied de l'autre côté, ce ne sont plus des rêves, c'est redevenu "moi".
Il n'y a pas de limites, plus de limites. Je suis Houmap. J'ai dévoré mon coeur et recraché sa hargne, j'ai enterré mes os au pied d'un arbre mort. Je suis Delapona, je suis seule, je suis plurielle, je suis multiple, je me répand et me confine. Je suis faite de pétrole, couverte de goudron, j'ai enfin compris, pourquoi la marée noire.
"Juste une masse noire, des fuites, des volutes noires"... C'était donc ça...

Je suis redevenue celle qui n'a pas de limite, je me suis souvenue n'avoir pas voulu naître et j'ai glané une terne paillette de fer, en grattant le granit.

Nous sommes des psychopompes pour ceux qui partent avant.
Nous sommes psychopompes autant que déjà morts.
Nous sommes comme vous.
Nous sommes vous.
Nous sommes tout cela, puisque rien que de l'ombre, rien que du vent.
Nous sommes mort-nés, affairés par défaut à préparer la traversée.
Nous sommes un.

Nous connaissons les contrées d'Etiloat, nous marchons sur une route qui n'a finalement jamais séparé les mondes, et qui n'a pas de fin. Nous sommes un, nous sommes Rien.
Nous sommes SeuL puisque l'Unique.
le Tout, le Rien, la grande nuit, et son froid mordant, cherchant dans l'autre un reflet le plus précis possible de notre être profond.
Un reflet noir, un reflet vide. Le plus précis possible, l'impossible à brouiller...
Nous sommes, tout ce qui est indescriptible, tout ce que le verbe oublie, ternit, les fragments nécessaires et même pas utiles, Seul et complet, nous sommes des morceaux de l'Un, infiniment seul, infiniment grand, infiniment petit, infiniment tout, infini, infini, terrible éternité-mortalité-finalité
continuité.
La boucle parfaite le cercle jamais rompu, la route jamais rongée.
Nous sommes la Route.
Nous sommes un seul, Seul.
L'Unique.




Ce soir sur le chemin du retour, deux clochards m'ont donné un oiseau en rameaux. Signe que j'attendais -pas- aujourd'hui.
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Blodeuedd
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les oiseaux noirs volent bas dans le ciel détrempé. Ils me regardent. Je suis sur la place, près du petit muret de pierre. Et je saute. Peu m'importe de passer sur le toit d'ardoise au-dessous. Ou de finir ma course sur les bouquets de tulipes acérées qui le protègent des gens trop aventureux. Les oiseaux cueillent mon âme en plein vol. Quelques instants là-haut.

Puis ils deviennent des chevaux sombres dans la forêt de pierre, de bêton et d'acier. Sur les chemins d'asphalte. Parfois leur crinière coule comme de l'encre sur mes doigts. Retiens-nous. Ne nous laisse pas filer.

A un carrefour une vision. Je suis avec la horde. Et pourtant je suis aussi seule sur le bord de la route. Comme un spectre de moi-même. Toujours aussi vaine. Mais plus stupide et peureuse, paniquant, me signant. L'effacer. Poursuivons. Une ombre se détâche et avance. Dans un sourire elle fauche. La vision se défait, devient petite flamme bleue, et se loge dans la lame.

La pluie, le vent, les ténèbres. Nous les aimons. Les bêtes fumantes parmi lesquelles nous marchons peuvent bien nous asperger d'eau sale en roulant dans les flaques. Les passants nous dévisager. C'est le jeu.

Puis me revoilà au bout de ce voyage. Sur la même petite place près du muret. Les oiseaux ne sont plus là. Mais j'ai leur marque indélébile dans la peau. Et nous nous recroiserons. Eux, les chevaux, les ombres. Et beaucoup d'autres choses encore. Nous sommes là. Regarde de plus près. Cherche nous. Une main dans le noir.

Le chemin du retour est différent. Le monde réel et celui qui se trame derrière. L'un et l'autre. Ou bien l'un est l'autre. Et vice-versa. A chaque carrefour je cherche la petite tâche du souvenir de moi-même, ayant peur, refusant, niant. Je le dilue et sème de petites pierres de couleur pour ces nombreuses morts. Il n'est pas dit qu'il n'y en ait pas d'autres.

Et me voilà à nouveau chez moi. Je reviendrai à tout cela à la lueur de la nuit et du rêve endormi.


Dernière édition par Blodeuedd le Mer Mar 26, 2008 3:26 am; édité 2 fois
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kAzIm
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 3:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tandis qu'on envahit mon espace.
J’ai la pression artérielle qui dégorge, ça y’est c’est repartit..

C’est vague, c’est vague plus de phare , qui me parle ?
Ah ça y est ça revient, brûme de scarabées sacrifiés pour des lambeaux de torches..

Ap-Uat ! « Il y a certaines portes qu’on ne referme pas. »
Pourquoi ces tremblements, débarasse toi/moi de ces tremblements, Vite
Je sautais à cloche pied sur le pont-plongeoir ?


Qui m’a appelé .. je ne sais, j’ai vu les pattes sur la route.

J’ai apperçu le Nexus, balles rassemblées démence aux accents nucléaires
Un pont renversé aux briques de marais translucides,
Et cette mélodie triturée, fissurée qui voulait se débarasser de moi,
Bec de corbeau qui dépassait du Vide, Moerae.
Une prairie grasse au loin ou LA, herbier rafistolé collé de racines mortifères..

J’ai vu un livre sans reliure qui reliait les égouts,
Un parchemin de limon aux rainures malpropres abritant quelques cris sourds.
Alors j’ai prié pour qu’on me coupe les oreilles trouver
Une interface aux scèptres banalisés, quelque point de repère, une branche..



« Il n'y a plus de frontières. Il faudra entre-lécher nos plaies, mon chien. »


Je devais continuer.. ne pas m’arréter là,

Eviter le récit improbables de ces sentinelles à la langue fourchue et décadente.
M’enfonçant un peu plus loin dans le récif je voulais.. Etre Noir
Appeler ce Grand Béant pour qu’encore il jette la foudre de son œil dans mes tréfonds.
Puis la perte m’envahit, soudaine, froide comme la mort.
Je comprenais mieux ces cauchemards récurrents. Les ombres de l’autre côté qui me parlent.. Perles de débris mécaniques presque avalés par la source, cannibalisme censuré.
Et pourtant je savais.. c’était Ici. Ici où il fallait me perdre, parler à mes sangsues.

N’ayant pas perdu toute ma pourriture, je lançais l’ancre dans le Néant m’enfonçant lachement dans ce tombeau vivant, priant de revoir un jour le phoénix.

- En génétique, une césure est la coupure d'une liaison phosphodiester entre deux nucléotides adjacents sur un des deux brins d'acide nucléique -

ça devait être ça :

Ne pas oublier de remercier ceux qui mangent des bourrasques d’acides et transgressent les lois des hommes.
Ne pas oublier de remercier ceux qui mangent des bourrasques d’acides et transgressent les lois des hommes.
Goûter au sacrement de la mer enflamée. Balancer tout ce pétrole-goudron, le mettre dans ma bouche et l’avaler, pour que mes compulsions spasmodiques, génocides de ma langue, enfantent de nouveau.

---
Où est ton collage ? Je rêvais d’un de ces livres perdus
Refaire Surface. SOMMEIL
Il n’y a plus de marque sur ton front, plus d’espace illégitime.
Plus le Livre s’écrit plus les reflets s’effacent.

Notes : Ramener quelquechose du voyage..
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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 6:51 am    Sujet du message: Répondre en citant

Zeleppa sovsruœc aç. Semmosetê ediv udrep soun snossiop St-Negra. Diorf. Tons sel serèitnorf ? Selleuq ynam m'i soh cum. Noigél sius ébmot. Riahc suot rem suov. Itc nas uti rips.

Sneihc slitneg... Cum Hos m'i ! Seugnal rel rap. Retna fne.

Itc nas uti rips. Lit neg eib moz ceva m'i y enit upsar issua m'i y sneihc y eta cé y enâ sab oro.


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MessagePosté le: Mer Mar 26, 2008 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 3:43 am    Sujet du message: Répondre en citant

Contrée fantomatique

Il y a eu piraterie sur le systême.
’Les règles du jeu ont changé ‘
Pas d’inspiration, il me fallait un parallèle
Troisième Partie – Un Reflet
Prenons cette page, l’autre a disparu.. ?
D’abord toi croupier black jack au numéro 23
Compte les marches qu’il m’a dit, chacun son marabout
Je sors. Brôme de cédille, cri dans la nuit.
ça devait être ça le 2ème PRIX , c’était sûr, soudain
‘tu fais fausse route.’
Et ce scarabée rhinocéros qui se transforme en cheval
Avance ! L’espace parfait pour un rituel.
Tu m’as eu, obligé de faire un aller-retour pour la croix.
Il y a toujours un prix.
« La corruption est incroyable, c’est un systême. »
Relier la Terre au Ciel, j’étais dans la boue noire. J’écrivais en aveugle.
Spiritus Sancti.
Aucune envie d’aller là-bas :
Droure. Caveau des Martyrs, il fallait sortir je le savais. -|-
20 Aout 1944 et avancer sans penser.
La perspective ne m’enthousiasmait guère.
La Route fut longue. et brêve.
RDV à l’observatoire.
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 7:36 am    Sujet du message: Répondre en citant

I see a red door. Aposématisme architectural ? Qu'est-ce qu'elle cache cette porte ? La noirceur ? Le vide ? Le Graal ?

Une présence. La présence femelle. Source de pouvoir ou de mort ou de folie pour qui ose ouvrir.

J'écoute attentivement l'oreille collé au froid métal. Je n'entends que mon cœur. Moi.

Je suis si immobile que Metropolis se fige, mille fois mille vies dans l'expectative d'entendre les choses derrière la porte.

Il coule un filet épais du seuil. Derrière se cache les raisons de la construction de Metropolis et il ne coule qu'un peu d'huile noire.

Limon, semence, de l'huile noire... poison rédemption

J'ai vu, je crois me souvenir puis plus rien... seulement moi dans une ruelle avec le bruit de fond de mille fois mille trajectoires inutiles.

Il y a une fille. Son rire se vaporise comme une fine pluie mais elle demeure invisible. Inconsciente du veilleur, de moi et de la porte.

Elle doit écouter une truc amusant à la télé.

Je peux tisser chaque éclat de sa voix... tout est clair, si clair.

L'important est de fixer attentivement la porte, de veiller et de ne pas s'embarrasser des choses derrières, me dis-je.

Qui regarde ?
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 8:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le poème c'est le printemps tu pourrais l'entendre rugir dans les branches sauter vers le plancher du ciel et retomber en pluie en grêle en feux -
autrement ce serait l'espèce d'harmonie printanière du poème des poètes le printemps qui jaillit comme mélodiquement de la concaténation des couleurs et des chants ce printemps-là tendre et copulatoire à quoi font escorte des nymphes des dieux en robe de baptême -
printemps propre aux poètes avec dans le poème la sainte ivresse des métaphores de la force et du renouveau

(à moins que du poème sourde le printemps cynique des détestations)


Mais tu n'es pas pour célébrer ni pour haïr
Ici ce n'est pas le poème

Si tu es pour voir alors ne vois rien
Si tu es pour sentir alors ne sens rien
Si tu es pour entendre sois sourd

Ne permets pas que la lumière te touche
Si tu connais les noms alors débaptise
Au lieu de prairies émaillées de merde ou de jacinthes marche le lieu blanc de toute blancheur sans parfums ni voix

Ouvre les yeux pour rien y voir
Tends l'oreille pour y rien entendre
Et tes mains vers le vide

Ici partout c'est nuit et chiens de colline en colline à présent que tu te retranches

Collines sans pente chiens inaudibles

Quelqu'un les a faits se dresser et hurler
Pour quelqu'un

Pour quelqu'un

Qui les écoute par tes yeux et dont le nom t'échappe

Quelqu'un parle un autre répond
Quelqu'un parle un autre répond

Le chant du merle au grondement des nerfs et tout le grand conciliabule

Des flûtes de tes os et des tambours de tes viscères au reste hurlant du vaste univers



Où marches-tu si tu l'ignores

Si tu l'entends sois sourd
Et si tu comprends sois stupide

Jette le sextant si tu te retrouves



Sois seulement qui es ici


ici


_________________
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Mervyn Peake, "Titus Groan".
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 9:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
C'est 'achement morbidos vos "connexions" les mecs. De suite, on a moins envie de venir boire un coup chez vous !


T'as bien tort, d'habitude personne ne s'en plaint Very Happy
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MessagePosté le: Jeu Mar 27, 2008 10:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Je suis fatiguée...

"Je n'avais pas compris. Je te croyais délibérément alliée de l'invisible, alors que tu y es condamnée" Hotouob

De nouveau celle que j'ai choisi d'être. Devenue un reflet un peu plus conscient de son (non-) état.
Passeurs, pour tous ceux qui ne connaissent pas le chemin. Je peux traverser seule à présent.
Frère, nous sommes comme les loups, tu as compris l'envers du monde, moi je l'ai vu. Nous marchons sur les sentiers d'Etiloat, portant dans nos mains les fardeaux que le Grand-Père nous a attribués.
"Celui qui engendre et punit". La Loi elle-même.


"Pour être capables de supporter la compréhension du monde"
Celle qui grignote un peu plus chaque jour tout ce qui fut bâti.




Je suis la Silencieuse. Même si la noyée est à présent libérée, je suis toujours celle-là. Celle que je fus, que je suis, que je serai.
Dans mes mains, le Silence.


Et l'eau comme éternel berceau de ma loi.

Après la Nuit, s'acheminer vers "la grande délation", "hurler à l'imposture" pour mieux apprendre à se taire face à ce qu'il est vain de vouloir secouer. Consciemment.
S'affairer à le trouver, "Celui qui engendre et punit". Continuer de chercher les points d'accès, les fenêtres ouvertes sur les distorsions de l'invisible.

Je suis fatiguée.
Me fondre dans la pierre jusqu'à ce que les fourmis aient terminé de nettoyer mes os.
Attendre jusque là.
Attendre sans mot dire, retrouver la solitude pour lui montrer mes trophées de poussière.
Et disparaître au monde, disparaître à moi-même, le temps de jeter un regard sur les décors qui dansent.
Et si mon sang se glace encore aux plaintes de la corne de brume, c'est sûrement par réflexe, sans frisson, sans surprise. Je n'ai plus peur de ma voix..

Ecouter le vide.


Je suis fatiguée.
Et pour l'instant
Je n'ai plus rien à dire.

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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 10:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Qu'importent les mots, ils ne feront pas une fin. La mort dans les mots est une mort pour rire, la balle tirée par un chasseur dans une phrase est tout juste bonne à abattre les loups de papier. A quoi donc sert d'être à sa fin dans le poème ?

A rien sans doute. La fin dans les mots fait écho à cette sorte de vie dans les mots à quoi se complaît le poète et à rien d'autre. Si encore c'était apprendre le jeu de chasser comme font les petits de la louve - mais plus certainement c'est la parole qui se sert de nous comme d'un vain prétexte à se traquer à travers nous. Un chiot qui court après sa queue : et nous sommes assez naïfs pour croire que de nous quelque chose risque par là de naître ou de se perdre.

A l'instant de ma mort je buvais du thé, je fumais. Je relisais les mots qui me condamnaient à la disparition, au silence : je choisissais de garder celui-là, celui-là je l'ôtais. Tout le temps qu'a duré ma mort j'ai mangé des fruits de cette terre et j'ai dormi dans des draps frais qui n'étaient pas ceux des millions d'années. Le lendemain de ma mort je me suis levé : le monde était blanc et muet ; un merle chantait, à sa place sur la haute cheminée face à la fenêtre ; le soleil levant se couvrait d'un voile, il pleuvrait. Il y avait des apparences de choses, assez de lumière pour que je distingue ma main gauche de ma main droite. J'ai passé le reste du jour à marcher au milieu des ombres ; nous avons parlé ; nous n'existons pas peut-être, mais au fond c'est sans importance ; nous ne sommes pas faits pour cette sorte de science : le néant n'attend pas après nous. Croire autre chose est la première erreur. Aussi nous pouvons bien parler pour ne rien dire, et parfois, si cela nous convient, pour rien dire. En vérité mourir dans le poème, aimer dans le poème, savoir dans le poème, tout est permis : c'est croire que nous avançons en même temps que la parole qui ne devrait pas l'être - quand bien même nous ne nous éviterons jamais de le rêver.

Mais ça ou autre chose : le tulipier au fond du parc n'en est pas moins exact dans l'ombre entre ses branches - rien n'y fera tant que rien vient de nous.
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 11:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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Je suis de l'autre rive. De cet en face marécageux. Je suis des ragondins, de la vase, du maïs et des anguilles. Je suis de l'autre rive. De l'autre côté.
Je suis fils de la rivière boueuse dont ces carcasses de bateaux sales jaillissent lorsque la marée se retire. Je ne suis pas de la Mer. Je suis du roseaux, du bois pourrissant, du crapaud buffle qu'il faut tuer sans pitié aucune.
Je suis l'enfant qui se couvrait les mains d'écailles d'alose pour y voir crâner le Soleil. Celui que je ne savais pas Père. Celui qui regardait la hache rouillée fracasser les têtes de requin bleu et mort, sous la main d'un vieil homme.
Je suis du Fleuve, de la Rivière, de l'Eau Douce et pourrissante. Je suis du lac Maréotis.
    What I most need to do is to record experiences, not in the order in which they took place -- for that is history -- but in the order in which they first became significant for me.
    Justine Durell

L'être est un mélange de boue et de daïmon-de boue et de daïmon.
Et Elle voudrait m'apprendre d'où je viens. Elle voudrait m'apprendre ma rive.
Ils ont bordé ces quais, il y a deux ans encore couverts de pavés noircis par un sang exotique, de barrières convenables. Pour que des familles babyloniennes regardent, le Dimanche, ma rive. Je suis de l'estuaire aux relents de pétrole. De la Garonne en fin de vie qui sait encore manger les suicidés. Pas de ce filet d'eau limpide qui chuchote sous le pont de Mamie-Watta. Je suis de l'autre rive. De Yamunâ. Je suis du mascaret - dos de serpent - dos de mon vieux père.

Je suis celui qui eut trop de mères.. Tant est tant qu'il dut conquérir le Père. Je suis celui qui refuse encore et toujours La Chienne.
    Ma sœur peine à l'admettre mais mon opprimé est celui qui résiste aux charmes anesthésiant Le Serpent Rejonik.
    Hotouob- 23/03/08

J'ai tiré l'huile noire de son sein blanc. De la mamelle pauvre et rétive. Celle qui résonne dans ce cimetière ferroviaire caché, si mal, derrière cette gare art-nouveau. Où se mêlent plantes monstrueuses, seringues et treuils pourrissants.
Je suis le Fils perpétuel. Celui qui cherche ce qui lui est refusé.
Elle ma chienne, l'Yseult noir au sang amer.

Celui qui aime malgré lui. Le laquet d'une Morgue inexistante. Vieux loa, qui est Hijigop sans être louve.
    Je suis la barbarie qui garde le sang de la loi. Ma sœur la reine qui cherche à en faire jaillir la multitude Voilà pourquoi tu n'as aucune pitié pour elle.
    Hotouob- 23/03/08

L'orage interne qui agite l'huile noire. L'odeur de poisson mort de ma rive.
Elle est le parasite primordial - les champignons du Scorpion.
    Celle que sa mère lui désignait du doigt lorsqu’elles surprenaient un lièvre entravé par les pièges de son père, lové au bord du champ de maïs.
    Henriette

La Guerre que j'ai choisi, comme la mère de ma mère. Celle des gabayes qui trahissent l'autre rive. Qui la regardent sans pouvoir l'abandonner. Des pêcheurs déguisés en messieurs. Et elle voudrait m'apprendre l'Autre Rive.
Ma Chienne.

Alors je suis aussi d'ici. Mais le daïmon ne soulève sa boue que face aux ruines ou aux chantiers. Civilisation. Parce qu'on peut lire, dans ces bâches gonflées de vents portant la galle du ciment, la main d'Apollon et de Persée. Le sceptre de celui qui terrasse Rejonik lorsqu'il se reflète trop exactement. Qui enchaîne le monstre pour en tirer oracle.
Non pas le Loa-Constructeur. Mais celui qui construit. Le fou.
    Questioner: That is correct. I am asking with respect to this particular sub-
    Logos, our sun.
    Ra: I am Ra. This query has substance. We shall begin by turning to anobservation of a series of concept complexes of which you are familiar as the tarot.
    The philosophy was to create a foundation, first of mind, then of body, and
    then of spiritual complex. Those concept complexes you call the tarot lie
    then in three groups of seven: the mind cycle, one through seven; the
    physical complex cycle, eight through fourteen; the spiritual complex cycle, fifteen through twenty-one. The last concept complex may best be termed The Choice.
    Upon the foundation of the transformation of each complex, with free will
    guided by the root concepts offered in these cycles, the Logos offered this
    density the basic architecture of a building and the constructing and
    synthesizing of data culminating in The Choice.
    The Law Of One- Book IV

Je suis Hoporlig. Celui qui se tient entre Hotouob et Hijigop. Entre la hutte et le palais. Entre les Rives.

J'ai vu, au bosquet artificiel de la vierge noire un chien. Se vautrer sur le sol avec un air bienheureux. Renifler et adorer le sol. Là où, hier, j'avais buté sur un cadavre de pigeon respirant la paix.
J'ai vu ce que je suis : le sol où viennent périr Hijigop et se réjouir Hotouob.
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kAzIm
Habitué(e) à ces lieux



Inscrit le: 25 Mar 2008
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MessagePosté le: Mar Avr 01, 2008 4:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Assise au bord de sa caravane :
« Qu’avaient ils tous à rire ? » se disait-elle, enlevant la peau morte de ses bottines usées ; Prose inutile assise sur elle même.

Quelques mots quelques décoctions de cette mixture sombre et amère quelques mots et chaque mot je meurs quelques mots et s’ouvre la porte de l’Abysse frère..
Et mes loups qui répondent aboyant à la colombe.
Où je suis le Silence n’est pas l’Or. Le Silence n’est Pas. Le Silence est un Cri.
Je suis Ap Uat qu’on nomme : Pas, créancier de la Loi.
J’ai l’œil droit ouvert - le gauche fermé.
Vois-tu le détail dans l’un et c’est l’Un que tu détruis.
Un reflet dans l’autre et c’est un Monde qui se créée.

J’ai apporté mon salut aux hiboux avares de calomnie nocturne,
Absorbé les mots des hommes et recyclé leur prose en huile..
Noire. Je suis de la banquise, où le verbe est si froid
Qu’acucun ne dit mot de peur de perdre à jamais sa langue.
J’ai lancé des rafales de Trou Noir aux désaxés du pourquoi,
Les faisant prisonniers de la forêt de pierre.
Je suis l’ombre du Fils qui voit en moi un autre. Je suis la tranche de page balayée à tort ;
La vérité de l’enfant loup qui sur moi se coupe le doigt.
Je suis la chutte du funambule. Le sanctuaire des croyances ;
Marionettiste des sentinelles de la raison.
Je suis les dents ascérés du chacal et le sang du cou de la colombe et la mort de la colombe rachetant le chacal.
Il y a toujours un prix/un choix.

Ap Uat : Tu as le choix car c’est ta destinée. Ici il n’y a de choix, juste hurlement de fond.
Et maintenant tu me vois derrière le questionnement du verbe.

Dehors des bribes de chants teintés d’amertume aux couleurs d’idées.
Compagnie de gitans passant leurs mains dans les fourreaux à la recherche d’un nexus.

Les brèches sont en place. Lorsque survient le grand cataclysme..
Qui regarde ?



Les loups aboient la caravane passe.
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'Celui qui aime l'eau, qu'on le jette dans la rivière.'
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