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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Jeu Mar 27, 2008 10:48 pm Sujet du message: |
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Je suis fatiguée...
"Je n'avais pas compris. Je te croyais délibérément alliée de l'invisible, alors que tu y es condamnée" Hotouob
De nouveau celle que j'ai choisi d'être. Devenue un reflet un peu plus conscient de son (non-) état.
Passeurs, pour tous ceux qui ne connaissent pas le chemin. Je peux traverser seule à présent.
Frère, nous sommes comme les loups, tu as compris l'envers du monde, moi je l'ai vu. Nous marchons sur les sentiers d'Etiloat, portant dans nos mains les fardeaux que le Grand-Père nous a attribués.
"Celui qui engendre et punit". La Loi elle-même.
"Pour être capables de supporter la compréhension du monde"
Celle qui grignote un peu plus chaque jour tout ce qui fut bâti.
Je suis la Silencieuse. Même si la noyée est à présent libérée, je suis toujours celle-là. Celle que je fus, que je suis, que je serai.
Dans mes mains, le Silence.
Et l'eau comme éternel berceau de ma loi.
Après la Nuit, s'acheminer vers "la grande délation", "hurler à l'imposture" pour mieux apprendre à se taire face à ce qu'il est vain de vouloir secouer. Consciemment.
S'affairer à le trouver, "Celui qui engendre et punit". Continuer de chercher les points d'accès, les fenêtres ouvertes sur les distorsions de l'invisible.
Je suis fatiguée.
Me fondre dans la pierre jusqu'à ce que les fourmis aient terminé de nettoyer mes os.
Attendre jusque là.
Attendre sans mot dire, retrouver la solitude pour lui montrer mes trophées de poussière.
Et disparaître au monde, disparaître à moi-même, le temps de jeter un regard sur les décors qui dansent.
Et si mon sang se glace encore aux plaintes de la corne de brume, c'est sûrement par réflexe, sans frisson, sans surprise. Je n'ai plus peur de ma voix..
Ecouter le vide.
Je suis fatiguée.
Et pour l'instant
Je n'ai plus rien à dire.
 _________________
"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
H.M |
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Wikimaus Habitué(e) à ces lieux

:  Inscrit le: 29 Sep 2007 Messages: 134 Localisation: Gormenghast (aile ouest)
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Posté le: Ven Mar 28, 2008 10:18 pm Sujet du message: |
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Qu'importent les mots, ils ne feront pas une fin. La mort dans les mots est une mort pour rire, la balle tirée par un chasseur dans une phrase est tout juste bonne à abattre les loups de papier. A quoi donc sert d'être à sa fin dans le poème ?
A rien sans doute. La fin dans les mots fait écho à cette sorte de vie dans les mots à quoi se complaît le poète et à rien d'autre. Si encore c'était apprendre le jeu de chasser comme font les petits de la louve - mais plus certainement c'est la parole qui se sert de nous comme d'un vain prétexte à se traquer à travers nous. Un chiot qui court après sa queue : et nous sommes assez naïfs pour croire que de nous quelque chose risque par là de naître ou de se perdre.
A l'instant de ma mort je buvais du thé, je fumais. Je relisais les mots qui me condamnaient à la disparition, au silence : je choisissais de garder celui-là, celui-là je l'ôtais. Tout le temps qu'a duré ma mort j'ai mangé des fruits de cette terre et j'ai dormi dans des draps frais qui n'étaient pas ceux des millions d'années. Le lendemain de ma mort je me suis levé : le monde était blanc et muet ; un merle chantait, à sa place sur la haute cheminée face à la fenêtre ; le soleil levant se couvrait d'un voile, il pleuvrait. Il y avait des apparences de choses, assez de lumière pour que je distingue ma main gauche de ma main droite. J'ai passé le reste du jour à marcher au milieu des ombres ; nous avons parlé ; nous n'existons pas peut-être, mais au fond c'est sans importance ; nous ne sommes pas faits pour cette sorte de science : le néant n'attend pas après nous. Croire autre chose est la première erreur. Aussi nous pouvons bien parler pour ne rien dire, et parfois, si cela nous convient, pour rien dire. En vérité mourir dans le poème, aimer dans le poème, savoir dans le poème, tout est permis : c'est croire que nous avançons en même temps que la parole qui ne devrait pas l'être - quand bien même nous ne nous éviterons jamais de le rêver.
Mais ça ou autre chose : le tulipier au fond du parc n'en est pas moins exact dans l'ombre entre ses branches - rien n'y fera tant que rien vient de nous. _________________ -Tout est faux, dit Fuschia, tout est faux.
Mervyn Peake, "Titus Groan". |
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zeus.guide_fees ~ Agent Scully ~

:  Inscrit le: 19 Mai 2006 Messages: 1106
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Posté le: Ven Mar 28, 2008 11:20 pm Sujet du message: |
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Je suis de l'autre rive. De cet en face marécageux. Je suis des ragondins, de la vase, du maïs et des anguilles. Je suis de l'autre rive. De l'autre côté.
Je suis fils de la rivière boueuse dont ces carcasses de bateaux sales jaillissent lorsque la marée se retire. Je ne suis pas de la Mer. Je suis du roseaux, du bois pourrissant, du crapaud buffle qu'il faut tuer sans pitié aucune.
Je suis l'enfant qui se couvrait les mains d'écailles d'alose pour y voir crâner le Soleil. Celui que je ne savais pas Père. Celui qui regardait la hache rouillée fracasser les têtes de requin bleu et mort, sous la main d'un vieil homme.
Je suis du Fleuve, de la Rivière, de l'Eau Douce et pourrissante. Je suis du lac Maréotis.
What I most need to do is to record experiences, not in the order in which they took place -- for that is history -- but in the order in which they first became significant for me.
Justine Durell
L'être est un mélange de boue et de daïmon-de boue et de daïmon.
Et Elle voudrait m'apprendre d'où je viens. Elle voudrait m'apprendre ma rive.
Ils ont bordé ces quais, il y a deux ans encore couverts de pavés noircis par un sang exotique, de barrières convenables. Pour que des familles babyloniennes regardent, le Dimanche, ma rive. Je suis de l'estuaire aux relents de pétrole. De la Garonne en fin de vie qui sait encore manger les suicidés. Pas de ce filet d'eau limpide qui chuchote sous le pont de Mamie-Watta. Je suis de l'autre rive. De Yamunâ. Je suis du mascaret - dos de serpent - dos de mon vieux père.
Je suis celui qui eut trop de mères.. Tant est tant qu'il dut conquérir le Père. Je suis celui qui refuse encore et toujours La Chienne.
Ma sœur peine à l'admettre mais mon opprimé est celui qui résiste aux charmes anesthésiant Le Serpent Rejonik.
Hotouob- 23/03/08
J'ai tiré l'huile noire de son sein blanc. De la mamelle pauvre et rétive. Celle qui résonne dans ce cimetière ferroviaire caché, si mal, derrière cette gare art-nouveau. Où se mêlent plantes monstrueuses, seringues et treuils pourrissants.
Je suis le Fils perpétuel. Celui qui cherche ce qui lui est refusé.
Elle ma chienne, l'Yseult noir au sang amer.
Celui qui aime malgré lui. Le laquet d'une Morgue inexistante. Vieux loa, qui est Hijigop sans être louve.
Je suis la barbarie qui garde le sang de la loi. Ma sœur la reine qui cherche à en faire jaillir la multitude Voilà pourquoi tu n'as aucune pitié pour elle.
Hotouob- 23/03/08
L'orage interne qui agite l'huile noire. L'odeur de poisson mort de ma rive.
Elle est le parasite primordial - les champignons du Scorpion.
Celle que sa mère lui désignait du doigt lorsqu’elles surprenaient un lièvre entravé par les pièges de son père, lové au bord du champ de maïs.
Henriette
La Guerre que j'ai choisi, comme la mère de ma mère. Celle des gabayes qui trahissent l'autre rive. Qui la regardent sans pouvoir l'abandonner. Des pêcheurs déguisés en messieurs. Et elle voudrait m'apprendre l'Autre Rive.
Ma Chienne.
Alors je suis aussi d'ici. Mais le daïmon ne soulève sa boue que face aux ruines ou aux chantiers. Civilisation. Parce qu'on peut lire, dans ces bâches gonflées de vents portant la galle du ciment, la main d'Apollon et de Persée. Le sceptre de celui qui terrasse Rejonik lorsqu'il se reflète trop exactement. Qui enchaîne le monstre pour en tirer oracle.
Non pas le Loa-Constructeur. Mais celui qui construit. Le fou.
Questioner: That is correct. I am asking with respect to this particular sub-
Logos, our sun.
Ra: I am Ra. This query has substance. We shall begin by turning to anobservation of a series of concept complexes of which you are familiar as the tarot.
The philosophy was to create a foundation, first of mind, then of body, and
then of spiritual complex. Those concept complexes you call the tarot lie
then in three groups of seven: the mind cycle, one through seven; the
physical complex cycle, eight through fourteen; the spiritual complex cycle, fifteen through twenty-one. The last concept complex may best be termed The Choice.
Upon the foundation of the transformation of each complex, with free will
guided by the root concepts offered in these cycles, the Logos offered this
density the basic architecture of a building and the constructing and
synthesizing of data culminating in The Choice.
The Law Of One- Book IV
Je suis Hoporlig. Celui qui se tient entre Hotouob et Hijigop. Entre la hutte et le palais. Entre les Rives.
J'ai vu, au bosquet artificiel de la vierge noire un chien. Se vautrer sur le sol avec un air bienheureux. Renifler et adorer le sol. Là où, hier, j'avais buté sur un cadavre de pigeon respirant la paix.
J'ai vu ce que je suis : le sol où viennent périr Hijigop et se réjouir Hotouob. _________________
Matt.5:37 -Que votre langage soit :"Oui ? oui","Non ? non": ce qu'on dit de plus vient du Mauvais. |
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kAzIm Membre prenant racine

Inscrit le: 25 Mar 2008 Messages: 80
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Posté le: Mar Avr 01, 2008 4:44 am Sujet du message: |
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Assise au bord de sa caravane :
« Qu’avaient ils tous à rire ? » se disait-elle, enlevant la peau morte de ses bottines usées ; Prose inutile assise sur elle même.
Quelques mots quelques décoctions de cette mixture sombre et amère quelques mots et chaque mot je meurs quelques mots et s’ouvre la porte de l’Abysse frère..
Et mes loups qui répondent aboyant à la colombe.
Où je suis le Silence n’est pas l’Or. Le Silence n’est Pas. Le Silence est un Cri.
Je suis Ap Uat qu’on nomme : Pas, créancier de la Loi.
J’ai l’œil droit ouvert - le gauche fermé.
Vois-tu le détail dans l’un et c’est l’Un que tu détruis.
Un reflet dans l’autre et c’est un Monde qui se créée.
J’ai apporté mon salut aux hiboux avares de calomnie nocturne,
Absorbé les mots des hommes et recyclé leur prose en huile..
Noire. Je suis de la banquise, où le verbe est si froid
Qu’acucun ne dit mot de peur de perdre à jamais sa langue.
J’ai lancé des rafales de Trou Noir aux désaxés du pourquoi,
Les faisant prisonniers de la forêt de pierre.
Je suis l’ombre du Fils qui voit en moi un autre. Je suis la tranche de page balayée à tort ;
La vérité de l’enfant loup qui sur moi se coupe le doigt.
Je suis la chutte du funambule. Le sanctuaire des croyances ;
Marionettiste des sentinelles de la raison.
Je suis les dents ascérés du chacal et le sang du cou de la colombe et la mort de la colombe rachetant le chacal.
Il y a toujours un prix/un choix.
Ap Uat : Tu as le choix car c’est ta destinée. Ici il n’y a de choix, juste hurlement de fond.
Et maintenant tu me vois derrière le questionnement du verbe.
Dehors des bribes de chants teintés d’amertume aux couleurs d’idées.
Compagnie de gitans passant leurs mains dans les fourreaux à la recherche d’un nexus.
Les brèches sont en place. Lorsque survient le grand cataclysme..
Qui regarde ?
Les loups aboient la caravane passe. _________________ Pas sortis de l'oeil d'un sourd |
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airzombie ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 17 Avr 2006 Messages: 743 Localisation: Marieville
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Posté le: Mar Avr 01, 2008 5:55 am Sujet du message: |
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« (...) the moment of death seems to me to be a particularly vulnerable one in which to also have to face Existential terror for the first time.
Better to go there early and scout out the scenery. To die before dying is one of the great Ordeals of the magical path. » _ The Abyss, Grant Morrison
sur la flèche qui l'atteint l'oiseau reconnait ses plumes _ Esope-VipAires
Nous ne voulons garder que nos mains pour graver les runes sur les murs borgnes et nos seins pour allaiter l'enfant de la lune.
 _________________
“The magician is the ultimate charlatan. For in his games, he fools thevery universe.” - Frater Halucifuge ’99 |
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Ossian ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 12 Déc 2006 Messages: 2394 Localisation: au Thodöl
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Posté le: Mar Avr 01, 2008 7:29 am Sujet du message: |
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Je l'ai vu, dans le cinquième pilier d'une église, offert par un roi belge
Je l'ai vu, quand j'ai demandé à être meilleur
Mais j'ai vu plus intensément sa soeur brute
au delà de la peur et des mots
dans les yeux d'un enfant handicapé
je nous sommes retrouvés et oubliés
j'ai entendu le plus beau chant de ma vie
d'une adolescente qui ne prononçait pas de mots
et qui inventait ses propres notes
pour dire à quel point elle était heureuse
de vivre ce "nous" d'un soir. _________________ Esprit, es-tu là ? |
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Mar Avr 01, 2008 1:21 pm Sujet du message: |
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Ce n'est donc pas la fin du Rêve Gris.
C'est seulement que je suis devenue ce dernier...
Enfant maudite du silence et des douleurs enfouies, je porte tes crimes depuis mon plus jeune âge.
"Le sacrilège qui reste inégalable"
Et tu voudrais me laisser? Me laisser là, avec le Silence pour toute relique, pour entrevoir ce que j'étais et ce que je deviendrai...
"La cicatrice prime" depuis toujours sur le coeur que je ne porte plus. La cicatrice suinte, s'infecte, et sa brûlure me meurtrit.
"la silencieuse. Le cap est franchi qui fait de ce qui est, ce qui était mais tu luttes contre la perte de sa mémoire.
La mutilation est ton expression de la séparation - ça n'est pas ma petite qui pourra la chasser mais bien la silencieuse qui devra quitter les sables que mon frère gardait jusque là" Hijigop 30-03-08
"tu as laissé les fourmis regagner leur forteresse chargées des morceaux de celle qui aime ce qui la trahit, mon frère devra ne plus barrer leur route"
Oui Hijigop, j'ai laissé les fourmis se repaître de Sa chair pourrissante qui s'accrochait à mes os. Lisses et blancs je les déterrerai, et de la boue me façonnerai un coeur.
Ou bien je resterai assise dans ta nuit sans savoir où errer.
Enfant maudite, je réclame ton nom depuis toujours, grotesque demande, en espérant ainsi me libérer de toi. Puisque toi tu t'en vas laisse-moi donc cela...
Mais les loups disent qu'il est poison.
Interdit jamais bravé, à jamais hors de ma portée...
"le tabou posé par rejoniK sur la silencieuse la dépasse - il s'agit de protéger le Fou de l'Impératrice"
"Rejonik est ceui qui interdit aux ancêtres de souiller les expériences, le nom reste est une brèche au milieu de son corps"
Puisque le mat est menacé... Soit, gargouille putain qui me toisait naguère, je ne t'offrirai pas ma nuque une autre fois.
Rouvrir les yeux et apprendre, comprendre ce qui m'apparaît mascarade,"Le cloisonnement nécessaire à la complétude de la loi"
Le mensonge que je vois est une autre illusion. Constamment balancer d'une illusion à l'autre...
Et la gueule du néant qui attend le faux pas...
"le néant est le sommeil de la loi, elle le peuple de cauchemars pour s'éveiller perpétuellement. C'est la trame de fond, nous nous balançons sur la toile que la grande fileuse tisse au dessus."
Je sens bien que je m'enfonce. Je sens bien que je vais me noyer de nouveau, bientôt. Hotouob si tu pouvais laisser ce cadavre avant que le limon n'emplisse encore mes bronches...
"le prédateur meurt de faim si il ne sait pas être sa propre proie.
intégrer la destruction n'est pas résumer la création à la première-mais admettre la nécessité des deux.
la loi cherche des formes de création et de destruction équivalente, pas des cales"
Mais c'est pourtant si faux, ça semble si flagrant, tant d'impostures qui nous accablent, elles sont palpables, elles rient je les entends, et je devrais les intégrer et m'étourdir avec?
Est-ce là la "lumière" qui devra contrebalancer l'ombre que j'ai intégrée... J'attendrai qu'elle s'impose donc, car d'ici je ne vois plus la route.
C'est que ma vue doit être encore troublée, par les brouillards épais des cicatrices encore brûlantes.
"l'amour propre bâti sur des charognes puantes,les blessures profondes infligées par des armes inoffensives, l'auto-humiliation d'avoir eu foi en ce qui n'est même pas."
"il faut apprendre à marcher avec le pire de soi pour pouvoir découvrir la création construite à partir non pas des charognes mais du limon qu'offre leur assimilation.
La culpabilité originelle que scelle le rire est l'origine mais la silencieuse était là pour appuyer l'instinct des bannis - les autres blessures se sont construites autour de ce poteau mitan"
Il faudra reprendre la route, même aveugle... Marcher, encore encore...
"on n'en sort jamais ma petite que lorsqu'on rejoint le Néant, mais chercher à hâter le retour à lui ne fait que ralentir l'expérience" _________________
"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
H.M |
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Lun Avr 07, 2008 10:42 pm Sujet du message: |
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Le fleuve des enfers qui me sépare de l'Autre Vide s'est trouvé réduit à un ridicule ruisseau. L'eau figée et grasse, aux relents de charogne, reflétait encore ce ciel noir, encore, sans pluie et sans orage..
J'ai marché sur la rive , la prairie verte et pour toujours malade s'étendait à jamais, et tout était muet, suspendu, comme dans une aquarelle.
Du tabac dans ma bouche, du tabac qui étouffe, impossible à recracher...
Et j'ai marché ainsi sur les bords de l'Oubli jusqu'à un caveau vide.
Mon caveau. Ma tombe, ma tombe au coeur de la prairie.
Dans la pénombre rassurante j'y ai bu l'eau froide qui stagnait dans un bénitier de marbre...
Puis est venue la crue.
La vague de reproches, de paroles assassines, le flot de vérité méchantes qui frappent, assomment, broient.
Petitesse, petitesse face à la mer, ridicule tentative de survivre au tumulte.
Et le chemin vers le phare éteint, seul émergeant de la tempête silencieuse.
"le vieux sphinx", convoqué "lorsque monte l'odeur des algues mortes. Ce qui était et s'étiole pour être".
Les nuages ont rencontré la mer. Les eaux se sont confondues avec avec le ciel noir,
tout a roulé, tout a sombré, aspiré, recraché, brouillé dans un formidable fracas, tout, tout s'est mélangé.
"Sa délation est celle de ce qui a substitué l'apprentissage du néant à celui de la simple mort"
Trois vierges noires sur un parvis d'église.
Une salle d'attente aux allures de hall de gare. Et des billes et des enfants. Et dehors, la pluie encore.
"L'avant poste de la grande délation"
Et trois vierges noires sur un parvis d'église.
Trois vierges trapues à la peau brune et au regard stupidement fixe. Serrant dans leurs bras un enfant sans visage, emmailloté dans l'émail.
Comme la vierge du Taur.
"Trois pleureuses pour ce qu'elle croyait ne pas pouvoir perdre. Trois hurlantes défiant ce qui existe pour qu'il puisse être.
Les gardiennes du seuil, qui couvent le feu impur qui transforme le pétrole en charbon"
Pardonne, pardonne la fin de ma vie, pardonne ma pourriture et la boue que je sue, pardonne la triste route qui trace même sous l'eau..
je ne sais que constater
sans jamais pouvoir m'étourdir.
"Derrière la porte, le tombeau reste vide."
hijigop
 _________________
"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
H.M
Dernière édition par Inila le Sam Avr 12, 2008 10:50 am; édité 1 fois |
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 7:05 pm Sujet du message: |
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Rencontre...
J'ai donné mes dernières pièces au clochard qui squattait le parvis de l'église de laquelle je sortais. Il m'a dit que le Bon Dieu c'était moi, que tous ceux qui s'en remettent au Christ et qu'il voit passer tout le jour ne sont que des fainéants, que Dieu est en nous, partout, et que j'étais plus chrétienne que tous ceux là qui ne l'ont jamais regardé.
 _________________
"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
H.M |
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kAzIm Membre prenant racine

Inscrit le: 25 Mar 2008 Messages: 80
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Posté le: Lun Avr 14, 2008 12:03 am Sujet du message: |
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Bé l clochard avait bien raison
J'ai prié pour le rencontrer
celui là qui mdira qu'un jour c'est fini
Et qu'au pays des borgnes les clochards sont rois
NOX
Nyarlathotep – Oxyde d’Azote -
Un son Noir et obscure qui parcourt les halls
Une rime pour la Nuit ; une Prose pour les étwales
Un texte qui descend descend dans les failles
Sonder les fragments - épaves de Lumière
Circonférence qui ploie, Profondeur de l’Éther
Et chaque fois sans peur foudroie mon ame et ma chaire.
HAD
J’en pose 5
Centre de nulle part
5 doigts 5, qu’on tourne en rond
Ancrés comme un cauchemard
Une mystique de la Nuit
Chaque (N)Ombre est Infini
1-(23)-4
LA Foire
Révele moi ta Force Ô! Corbeau mystèrieux
13 après toi corbeau parmis les cieux
Vole jusqu’au 23 - ton Toi au-dessus des Lois
Ceci sera connu Cela ne sera Pas
Une rime pour la Nuit ; Une Porte pour les étwales
7 Cris et 3 en Silence - Echec et Maât
 _________________ Pas sortis de l'oeil d'un sourd |
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Ar Karv Du ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 638 Localisation: Mälm
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Posté le: Mar Avr 15, 2008 6:55 pm Sujet du message: XVII |
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Je n'ai pu la percevoir mais pourtant j'ai la certitude quelle était là, quelque part dans la nudité de ce jardin.
Qui ne pourrait d'ailleurs reconnaître son odeur humide d'orage et de fleurs sauvages ?
Je suis Nimüe et s'il me plaît, il se peut que que je te foudroie,
Pour faire de cette overdose de senteurs florales le plus doux des supplices pour celles et ceux qui ont juré d'être mes esclaves.
Jure moi que tu ne m'oubliera pas moi qui dans l'ivresse des danses de Mai,
Ouvre ses cuisses-abîmes à la folie du grand-brûlé.
Je ne t'oublierai pas ma grâce
Je ne t'oublierai pas ... _________________ Il se fait tard, je me souviens, j'attend l'étoile du matin |
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Blodeuedd Membre Actif

:  Inscrit le: 21 Sep 2007 Messages: 399
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Posté le: Jeu Avr 17, 2008 3:51 pm Sujet du message: |
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| Une petite fille invente des chansons dont les paroles consolent poupées et tortues. Je la trouve au détour d'un rayon, assise dans le caddie que pousse ses parents, et l'écoute. C'est comme s'immerger dans l'eau et se laisser bercer, changer. Plus de peurs ni de chaînes. Puis elle rie, et j'esquisse un sourire. Personne n'aurait aussi bien pu m'aider à chasser mes idées noires. Je m'en reviens à moi-même le coeur léger. Un trou au milieu de la route en rentrant, que les voitures prennent soin d'éviter. Et Minah ressurgit, que j'avais perdu de vue. Il me trotte un air de jazz dans la tête en le regardant s'éloigner dans la foule. Et bizarrement l'envie subite de trinquer avec un verre de whisky et de fumer un bon cigare. Qui sait? Si je laisse la porte ouverte j'aurais peut-être de la visite. |
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kAzIm Membre prenant racine

Inscrit le: 25 Mar 2008 Messages: 80
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Posté le: Sam Avr 19, 2008 1:05 am Sujet du message: |
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Et les racines sortirent de Terre et de longues branches mouillaient le Ciel sacré
Odeur brumeuse qui flottait dans l’air des rameaux arrachés.
Ce dernier Arbre couché comme l’on se cache durant la tempête
Seigneur de plus de cent ans et pourtant lui aussi avait vu sa Tour chutter
Que se passait-il dans ce pays bizarre ? Croupier 23 était-ce toi .. ?
Dans l’heure de nos décalages horaire-sang j’ai vu un rite
Plusieurs en fait ; du bas et du haut.
Ahh que le vent m’apporte-t-il ? Aller plus bas que terre et trouver raison ?
Deviendrons-nous tous des mages fous dansant le clair-obscur ?
Sur la toile ne faites qu’un ou transpercez la toile
Carré blanc sur fond noir – toujours le noir en toile de fond.
D’ici les étoiles brillent dans le ciel, la forêt a un goût humide et je me pose des questions
Et mon loa a quitté ma tête, préférant les embuscades au creux des chemins
Pourrai-je passer oui-non .. oui ?
Non !
.'.
La négation comme seule réponse ça semble trop facile.
J’ai entendu des mots proférés dans cet étrange pays aux couleurs du Nord.
Des sigils impromptus roulant de sens à non-sens à mesure que le temps avance.
Tic un oui - tac un non, je déteste les réveils.. tirons l’Alarme.
Que le temps soit venu que l’Aube de Khem est froide et sans couleur !
Crystalisation – schisme antagoniste et non ; complémentaire.
Une overdose de de de magick de de ça y est je déraille, passons à travers la Toile.. Prenons
La Voie sans issue à travers le Voile.
4 pieds borgnes et une chutte ; Révolution cachée entre 2 marches d’un pont.
There is no greater illusion than fear,
no greater wrong than to prepare to defend oneself,
no greater misfortune than having an enemy.
Whoever can see through all fear
will always be safe. _________________ Pas sortis de l'oeil d'un sourd |
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Mer Avr 30, 2008 10:51 am Sujet du message: |
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11 avril
"C'est juste la fin d'un travail".
C'est comme un adieu, pourtant c'est autre chose. Il n'y a pas de mot à mettre là-dessus. Le vide s'engouffre et reprend sa place. Au centre.
Puisqu'il ne sera jamais possible d'expliquer ce qui ne se dit pas.
Puisque tout ce qui portait des mots a été dispensé, qu'à présent c'est le vent qui apportera seul ce qui ne s'entend pas.
Puisque jamais l'orage ne s'abattra sur le cadavre de la silencieuse et sur l'écho de ses dernières paroles, et qu'il faudra abandonner là tout espoir de dire et d'être compris...
"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"
Le silence et la solitude.
Je suis de ceux-là qui ont perdu la voix. De ceux qui ne savent dire et s'expriment par gestes vagues et avortés, qui n'ont jamais de mots et ne savent en inventer.
J'ai cessé de tenter d'exprimer ce qui ne se dit pas.
Le silence de la grande prairie, la solitude du long chemin, la route parsemée de cailloux tranchants à laquelle j'ai choisi de m'attacher pour me meurtrir les pieds à tout jamais.
Le prix du souvenir et de l'acquis inutile. Puisqu'il n'y aura jamais de repos. Repos-néant, muet, trame de fond, néant, néant.. les larmes sont le prix à payer pour ne pas oublier.
Le chemin plein de ronces, ma route assassine dont les fleurs n'auront jamais que cette odeur fade et entêtante..
"jamais que l'odeur des roses des prairies, c'est à dire l'odeur de ta propre fin"
"Accepte-le car tu n'auras que cela tout au long de ta vie, avec pour tout bagage des passants, et des larmes qui ne seront jamais tiens. Parce que tu es silence et solitude, et que tu sais parfaitement ce que cela coûte de parler de ce qu'on est."
Seul à sentir la douleur de ses pieds.
"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"
Un jour j'aurais oublié.
Un jour j'aurais oublié comment parler aux loas.
J'ai rêvé, d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".
Tournée vers la Route, elle parlait du long chemin avec un curieux air amusé ; elle n'avait aucun mérite à en être arrivée là, tout ce qu'elle avait jamais fait, c'était marcher "parce qu'il le fallait", en ne perdant pas de vue la route, en s'accommodant autant que possible de "ce pays de pourriture qu'on appelle la vie." Et son si curieux et si doux petit rire presque éteint de vieille fatiguée.
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30 avril
Un trois-mâts sur un récif, sur un rocher rougeâtre battu par les eaux les plus féroces. Les eaux qui emportent et qui frappent, mais le bateau reste à poste, échoué pour jamais si près des côtes.
Cette nuit j'ai vu des requins, j'ai été dévorée. J'ai vu des bateaux tenter de voguer sur les terres et ça n'a pas marché. Je me suis promenée sur un chemin étrange, à moitié goudronné, à moitié effondré ; tout autour les larges flaques d'essence reflétaient un ciel que je ne voyais pas, et rempli d'arcs-en-ciel qui n'existaient même pas. Et de profonds trous d'eau me rappelaient le gouffre dans lequel je ne cesse d'envoyer des cailloux.
Les gens me bousculaient sur le chemin étroit et délabré, personne ne voulut s'arrêter un instant pour contempler la crasse de laquelle naissent les chardons empoisonnés. Et mes roses des prairies. Sans couleurs et à l'odeur de cercueil terreux.
J'ai rencontré Denis, qui allait bientôt mourir. Il m'a dit "que la vie soit belle princesse! Bonne chance, good luck, et démerde-toi!".
...Et tout ce que je suis incapable de dire...
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"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Sam Mai 10, 2008 9:57 am Sujet du message: |
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De tous les univers, qu'ils sont hideux les monstres que l'orage façonne...
La nuit s'est contorsionnée, les éclairs, étouffés derrière de lourds nuages couleur de pétrole, ont déchaîné la mer ; des tornades avortées et les plaintes des vents, ont déchiré le ciel pour créer le Monstre à six bras qui chercherait mon antre.
Iktomi ne m'a pas trouvé cette fois.
Il reviendra souvent je le sais bien, jusqu'à me dévorer au détour d'un songe incontrôlé, avec une armée de fourmis et de tonnerres brûlants.
Il attend simplement que les cadavres aient cessé de hanter mes gestes.
Alors il reviendra. Mais je n'oublierai pas, quand même la peur reviendrait me tordre les entrailles, je n'oublierai pas. Je l'attends ou le fuis, mais il ne prendra pas ce que j'ai pu glaner qui fit vibrer sa toile. Il me cherche déjà, je le sens tapis au fond de mon cerveau, il me pousse vers le bord, il me pousse vers le bord...
Mais pour lors j'ai trop peur.
Et refuse de sortir ;
je refuse de sortir je refuse de sortir je refuse de sortir
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"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
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