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Temple Astral n° 2 : Dérive et Loa-subjectifs
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airzombie
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Localisation: Comme une balle dans ta tête

MessagePosté le: Mar Avr 01, 2008 5:55 am    Sujet du message: Répondre en citant

« (...) the moment of death seems to me to be a particularly vulnerable one in which to also have to face Existential terror for the first time.

Better to go there early and scout out the scenery. To die before dying is one of the great Ordeals of the magical path. » _ The Abyss, Grant Morrison



sur la flèche qui l'atteint l'oiseau reconnait ses plumes _ Esope-VipAires

Nous ne voulons garder que nos mains pour graver les runes sur les murs borgnes et nos seins pour allaiter l'enfant de la lune.


_________________
There is no more bliss, I am the Master of Form, and from me all forms proceed.
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Ossian
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MessagePosté le: Mar Avr 01, 2008 7:29 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'ai vu, dans le cinquième pilier d'une église, offert par un roi belge
Je l'ai vu, quand j'ai demandé à être meilleur
Mais j'ai vu plus intensément sa soeur brute
au delà de la peur et des mots
dans les yeux d'un enfant handicapé
je nous sommes retrouvés et oubliés
j'ai entendu le plus beau chant de ma vie
d'une adolescente qui ne prononçait pas de mots
et qui inventait ses propres notes
pour dire à quel point elle était heureuse
de vivre ce "nous" d'un soir.
_________________
"i'm talking to you now
weels still turns
what ever you do now
fire still burns"
(D.M.)
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MessagePosté le: Mar Avr 01, 2008 1:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Ce n'est donc pas la fin du Rêve Gris.
C'est seulement que je suis devenue ce dernier...

Enfant maudite du silence et des douleurs enfouies, je porte tes crimes depuis mon plus jeune âge.
"Le sacrilège qui reste inégalable"
Et tu voudrais me laisser? Me laisser là, avec le Silence pour toute relique, pour entrevoir ce que j'étais et ce que je deviendrai...

"La cicatrice prime" depuis toujours sur le coeur que je ne porte plus. La cicatrice suinte, s'infecte, et sa brûlure me meurtrit.


"la silencieuse. Le cap est franchi qui fait de ce qui est, ce qui était mais tu luttes contre la perte de sa mémoire.
La mutilation est ton expression de la séparation - ça n'est pas ma petite qui pourra la chasser mais bien la silencieuse qui devra quitter les sables que mon frère gardait jusque là" Hijigop 30-03-08



"tu as laissé les fourmis regagner leur forteresse chargées des morceaux de celle qui aime ce qui la trahit, mon frère devra ne plus barrer leur route"
Oui Hijigop, j'ai laissé les fourmis se repaître de Sa chair pourrissante qui s'accrochait à mes os. Lisses et blancs je les déterrerai, et de la boue me façonnerai un coeur.
Ou bien je resterai assise dans ta nuit sans savoir où errer.

Enfant maudite, je réclame ton nom depuis toujours, grotesque demande, en espérant ainsi me libérer de toi. Puisque toi tu t'en vas laisse-moi donc cela...
Mais les loups disent qu'il est poison.
Interdit jamais bravé, à jamais hors de ma portée...


"le tabou posé par rejoniK sur la silencieuse la dépasse - il s'agit de protéger le Fou de l'Impératrice"
"Rejonik est ceui qui interdit aux ancêtres de souiller les expériences, le nom reste est une brèche au milieu de son corps"

Puisque le mat est menacé... Soit, gargouille putain qui me toisait naguère, je ne t'offrirai pas ma nuque une autre fois.




Rouvrir les yeux et apprendre, comprendre ce qui m'apparaît mascarade,"Le cloisonnement nécessaire à la complétude de la loi"
Le mensonge que je vois est une autre illusion. Constamment balancer d'une illusion à l'autre...
Et la gueule du néant qui attend le faux pas...


"le néant est le sommeil de la loi, elle le peuple de cauchemars pour s'éveiller perpétuellement. C'est la trame de fond, nous nous balançons sur la toile que la grande fileuse tisse au dessus."

Je sens bien que je m'enfonce. Je sens bien que je vais me noyer de nouveau, bientôt. Hotouob si tu pouvais laisser ce cadavre avant que le limon n'emplisse encore mes bronches...

"le prédateur meurt de faim si il ne sait pas être sa propre proie.
intégrer la destruction n'est pas résumer la création à la première-mais admettre la nécessité des deux.
la loi cherche des formes de création et de destruction équivalente, pas des cales"

Mais c'est pourtant si faux, ça semble si flagrant, tant d'impostures qui nous accablent, elles sont palpables, elles rient je les entends, et je devrais les intégrer et m'étourdir avec?
Est-ce là la "lumière" qui devra contrebalancer l'ombre que j'ai intégrée... J'attendrai qu'elle s'impose donc, car d'ici je ne vois plus la route.
C'est que ma vue doit être encore troublée, par les brouillards épais des cicatrices encore brûlantes.


"l'amour propre bâti sur des charognes puantes,les blessures profondes infligées par des armes inoffensives, l'auto-humiliation d'avoir eu foi en ce qui n'est même pas."
"il faut
apprendre à marcher avec le pire de soi pour pouvoir découvrir la création construite à partir non pas des charognes mais du limon qu'offre leur assimilation.
La culpabilité originelle que scelle le rire est l'origine mais la silencieuse était là pour appuyer l'instinct des bannis - les autres blessures se sont construites autour de ce poteau mitan"



Il faudra reprendre la route, même aveugle... Marcher, encore encore...


"on n'en sort jamais ma petite que lorsqu'on rejoint le Néant, mais chercher à hâter le retour à lui ne fait que ralentir l'expérience"
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MessagePosté le: Lun Avr 07, 2008 10:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le fleuve des enfers qui me sépare de l'Autre Vide s'est trouvé réduit à un ridicule ruisseau. L'eau figée et grasse, aux relents de charogne, reflétait encore ce ciel noir, encore, sans pluie et sans orage..
J'ai marché sur la rive , la prairie verte et pour toujours malade s'étendait à jamais, et tout était muet, suspendu, comme dans une aquarelle.

Du tabac dans ma bouche, du tabac qui étouffe, impossible à recracher...

Et j'ai marché ainsi sur les bords de l'Oubli jusqu'à un caveau vide.
Mon caveau. Ma tombe, ma tombe au coeur de la prairie.
Dans la pénombre rassurante j'y ai bu l'eau froide qui stagnait dans un bénitier de marbre...


Puis est venue la crue.
La vague de reproches, de paroles assassines, le flot de vérité méchantes qui frappent, assomment, broient.
Petitesse, petitesse face à la mer, ridicule tentative de survivre au tumulte.

Et le chemin vers le phare éteint, seul émergeant de la tempête silencieuse.
"le vieux sphinx", convoqué "lorsque monte l'odeur des algues mortes. Ce qui était et s'étiole pour être".

Les nuages ont rencontré la mer. Les eaux se sont confondues avec avec le ciel noir,
tout a roulé, tout a sombré, aspiré, recraché, brouillé dans un formidable fracas, tout, tout s'est mélangé.


"Sa délation est celle de ce qui a substitué l'apprentissage du néant à celui de la simple mort"


Trois vierges noires sur un parvis d'église.
Une salle d'attente aux allures de hall de gare. Et des billes et des enfants. Et dehors, la pluie encore.


"L'avant poste de la grande délation"


Et trois vierges noires sur un parvis d'église.
Trois vierges trapues à la peau brune et au regard stupidement fixe. Serrant dans leurs bras un enfant sans visage, emmailloté dans l'émail.
Comme la vierge du Taur.


"Trois pleureuses pour ce qu'elle croyait ne pas pouvoir perdre. Trois hurlantes défiant ce qui existe pour qu'il puisse être.
Les gardiennes du seuil, qui couvent le feu impur qui transforme le pétrole en charbon"

Pardonne, pardonne la fin de ma vie, pardonne ma pourriture et la boue que je sue, pardonne la triste route qui trace même sous l'eau..
je ne sais que constater
sans jamais pouvoir m'étourdir.


"Derrière la porte, le tombeau reste vide."
hijigop



Dernière édition par Invité le Sam Avr 12, 2008 10:50 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 7:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Rencontre...



J'ai donné mes dernières pièces au clochard qui squattait le parvis de l'église de laquelle je sortais. Il m'a dit que le Bon Dieu c'était moi, que tous ceux qui s'en remettent au Christ et qu'il voit passer tout le jour ne sont que des fainéants, que Dieu est en nous, partout, et que j'étais plus chrétienne que tous ceux là qui ne l'ont jamais regardé.

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kAzIm
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MessagePosté le: Lun Avr 14, 2008 12:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bé l clochard avait bien raison
J'ai prié pour le rencontrer
celui là qui mdira qu'un jour c'est fini
Et qu'au pays des borgnes les clochards sont rois

NOX

Nyarlathotep – Oxyde d’Azote -
Un son Noir et obscure qui parcourt les halls
Une rime pour la Nuit ; une Prose pour les étwales
Un texte qui descend descend dans les failles
Sonder les fragments - épaves de Lumière
Circonférence qui ploie, Profondeur de l’Éther
Et chaque fois sans peur foudroie mon ame et ma chaire.

HAD

J’en pose 5
Centre de nulle part
5 doigts 5, qu’on tourne en rond
Ancrés comme un cauchemard
Une mystique de la Nuit
Chaque (N)Ombre est Infini
1-(23)-4

LA Foire

Révele moi ta Force Ô! Corbeau mystèrieux
13 après toi corbeau parmis les cieux
Vole jusqu’au 23 - ton Toi au-dessus des Lois
Ceci sera connu Cela ne sera Pas
Une rime pour la Nuit ; Une Porte pour les étwales
7 Cris et 3 en Silence - Echec et Maât


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'Celui qui aime l'eau, qu'on le jette dans la rivière.'
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Ar Karv Du
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MessagePosté le: Mar Avr 15, 2008 6:55 pm    Sujet du message: XVII Répondre en citant

Je n'ai pu la percevoir mais pourtant j'ai la certitude quelle était là, quelque part dans la nudité de ce jardin.

Qui ne pourrait d'ailleurs reconnaître son odeur humide d'orage et de fleurs sauvages ?

Je suis Nimüe et s'il me plaît, il se peut que que je te foudroie,

Pour faire de cette overdose de senteurs florales le plus doux des supplices pour celles et ceux qui ont juré d'être mes esclaves.

Jure moi que tu ne m'oubliera pas moi qui dans l'ivresse des danses de Mai,
Ouvre ses cuisses-abîmes à la folie du grand-brûlé.


Je ne t'oublierai pas ma grâce
Je ne t'oublierai pas ...
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La contemplation de Dieu dans les femmes est la plus intense et la plus parfaite
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MessagePosté le: Jeu Avr 17, 2008 3:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une petite fille invente des chansons dont les paroles consolent poupées et tortues. Je la trouve au détour d'un rayon, assise dans le caddie que pousse ses parents, et l'écoute. C'est comme s'immerger dans l'eau et se laisser bercer, changer. Plus de peurs ni de chaînes. Puis elle rie, et j'esquisse un sourire. Personne n'aurait aussi bien pu m'aider à chasser mes idées noires. Je m'en reviens à moi-même le coeur léger. Un trou au milieu de la route en rentrant, que les voitures prennent soin d'éviter. Et Minah ressurgit, que j'avais perdu de vue. Il me trotte un air de jazz dans la tête en le regardant s'éloigner dans la foule. Et bizarrement l'envie subite de trinquer avec un verre de whisky et de fumer un bon cigare. Qui sait? Si je laisse la porte ouverte j'aurais peut-être de la visite.
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kAzIm
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MessagePosté le: Sam Avr 19, 2008 1:05 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et les racines sortirent de Terre et de longues branches mouillaient le Ciel sacré
Odeur brumeuse qui flottait dans l’air des rameaux arrachés.
Ce dernier Arbre couché comme l’on se cache durant la tempête
Seigneur de plus de cent ans et pourtant lui aussi avait vu sa Tour chutter
Que se passait-il dans ce pays bizarre ? Croupier 23 était-ce toi .. ?
Dans l’heure de nos décalages horaire-sang j’ai vu un rite
Plusieurs en fait ; du bas et du haut.
Ahh que le vent m’apporte-t-il ? Aller plus bas que terre et trouver raison ?
Deviendrons-nous tous des mages fous dansant le clair-obscur ?
Sur la toile ne faites qu’un ou transpercez la toile
Carré blanc sur fond noir – toujours le noir en toile de fond.
D’ici les étoiles brillent dans le ciel, la forêt a un goût humide et je me pose des questions
Et mon loa a quitté ma tête, préférant les embuscades au creux des chemins
Pourrai-je passer oui-non .. oui ?
Non !
.'.
La négation comme seule réponse ça semble trop facile.
J’ai entendu des mots proférés dans cet étrange pays aux couleurs du Nord.
Des sigils impromptus roulant de sens à non-sens à mesure que le temps avance.
Tic un oui - tac un non, je déteste les réveils.. tirons l’Alarme.
Que le temps soit venu que l’Aube de Khem est froide et sans couleur !
Crystalisation – schisme antagoniste et non ; complémentaire.
Une overdose de de de magick de de ça y est je déraille, passons à travers la Toile.. Prenons
La Voie sans issue à travers le Voile.
4 pieds borgnes et une chutte ; Révolution cachée entre 2 marches d’un pont.

There is no greater illusion than fear,
no greater wrong than to prepare to defend oneself,
no greater misfortune than having an enemy.

Whoever can see through all fear
will always be safe.

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MessagePosté le: Mer Avr 30, 2008 10:51 am    Sujet du message: Répondre en citant



11 avril

"C'est juste la fin d'un travail".
C'est comme un adieu, pourtant c'est autre chose. Il n'y a pas de mot à mettre là-dessus. Le vide s'engouffre et reprend sa place. Au centre.
Puisqu'il ne sera jamais possible d'expliquer ce qui ne se dit pas.
Puisque tout ce qui portait des mots a été dispensé, qu'à présent c'est le vent qui apportera seul ce qui ne s'entend pas.
Puisque jamais l'orage ne s'abattra sur le cadavre de la silencieuse et sur l'écho de ses dernières paroles, et qu'il faudra abandonner là tout espoir de dire et d'être compris...




"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"

Le silence et la solitude.
Je suis de ceux-là qui ont perdu la voix. De ceux qui ne savent dire et s'expriment par gestes vagues et avortés, qui n'ont jamais de mots et ne savent en inventer.
J'ai cessé de tenter d'exprimer ce qui ne se dit pas.
Le silence de la grande prairie, la solitude du long chemin, la route parsemée de cailloux tranchants à laquelle j'ai choisi de m'attacher pour me meurtrir les pieds à tout jamais.
Le prix du souvenir et de l'acquis inutile. Puisqu'il n'y aura jamais de repos. Repos-néant, muet, trame de fond, néant, néant.. les larmes sont le prix à payer pour ne pas oublier.
Le chemin plein de ronces, ma route assassine dont les fleurs n'auront jamais que cette odeur fade et entêtante..

"jamais que l'odeur des roses des prairies, c'est à dire l'odeur de ta propre fin"

"Accepte-le car tu n'auras que cela tout au long de ta vie, avec pour tout bagage des passants, et des larmes qui ne seront jamais tiens. Parce que tu es silence et solitude, et que tu sais parfaitement ce que cela coûte de parler de ce qu'on est."

Seul à sentir la douleur de ses pieds.

"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"



Un jour j'aurais oublié.
Un jour j'aurais oublié comment parler aux loas.

J'ai rêvé, d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".
Tournée vers la Route, elle parlait du long chemin avec un curieux air amusé ; elle n'avait aucun mérite à en être arrivée là, tout ce qu'elle avait jamais fait, c'était marcher "parce qu'il le fallait", en ne perdant pas de vue la route, en s'accommodant autant que possible de "ce pays de pourriture qu'on appelle la vie." Et son si curieux et si doux petit rire presque éteint de vieille fatiguée.



______________________

30 avril

Un trois-mâts sur un récif, sur un rocher rougeâtre battu par les eaux les plus féroces. Les eaux qui emportent et qui frappent, mais le bateau reste à poste, échoué pour jamais si près des côtes.

Cette nuit j'ai vu des requins, j'ai été dévorée. J'ai vu des bateaux tenter de voguer sur les terres et ça n'a pas marché. Je me suis promenée sur un chemin étrange, à moitié goudronné, à moitié effondré ; tout autour les larges flaques d'essence reflétaient un ciel que je ne voyais pas, et rempli d'arcs-en-ciel qui n'existaient même pas. Et de profonds trous d'eau me rappelaient le gouffre dans lequel je ne cesse d'envoyer des cailloux.
Les gens me bousculaient sur le chemin étroit et délabré, personne ne voulut s'arrêter un instant pour contempler la crasse de laquelle naissent les chardons empoisonnés. Et mes roses des prairies. Sans couleurs et à l'odeur de cercueil terreux.
J'ai rencontré Denis, qui allait bientôt mourir. Il m'a dit "que la vie soit belle princesse! Bonne chance, good luck, et démerde-toi!".

...Et tout ce que je suis incapable de dire...


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MessagePosté le: Sam Mai 10, 2008 9:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

De tous les univers, qu'ils sont hideux les monstres que l'orage façonne...
La nuit s'est contorsionnée, les éclairs, étouffés derrière de lourds nuages couleur de pétrole, ont déchaîné la mer ; des tornades avortées et les plaintes des vents, ont déchiré le ciel pour créer le Monstre à six bras qui chercherait mon antre.

Iktomi ne m'a pas trouvé cette fois.

Il reviendra souvent je le sais bien, jusqu'à me dévorer au détour d'un songe incontrôlé, avec une armée de fourmis et de tonnerres brûlants.
Il attend simplement que les cadavres aient cessé de hanter mes gestes.
Alors il reviendra. Mais je n'oublierai pas, quand même la peur reviendrait me tordre les entrailles, je n'oublierai pas. Je l'attends ou le fuis, mais il ne prendra pas ce que j'ai pu glaner qui fit vibrer sa toile. Il me cherche déjà, je le sens tapis au fond de mon cerveau, il me pousse vers le bord, il me pousse vers le bord...

Mais pour lors j'ai trop peur.
Et refuse de sortir ;

je refuse de sortir je refuse de sortir je refuse de sortir
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kAzIm
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Messages: 113

MessagePosté le: Lun Mai 12, 2008 2:39 am    Sujet du message: Répondre en citant

Krim Krim
Elles sonnent à ma porte
Krim Appel Appel
L’Autre racle faucille pointée aigue
Scories de l’Antre-départ, Résurgences - Infortune Russe
Idées incongrues aux couleurs d’architecte
Et la Spirale..
La Spirale


no thing by Taz

L’illusion du Monde - Stop -
Miriades d’ascensceurs en panne
Horde d’images contorsionnées - échéquiers de travers
Clefs d’œil de retour aux Royaumes sans-échasse.
Et l’Autre qui me recherche avec sa langue fourchue

Je ne verrai pas la double hélices dans tes yeux
Tu ne seras pas l’aube de mon architecte


Krim !

65ème étage
Elle est à ma porte.
Depuis quelques temps déjà..
Laissé suspendu trainé pour mort pied-levant à un arbre
Sans rame ni pagaie
J’ai plongé par l’arrière dans l’œil de ton océan.

Lumière s’est figée - le Temps s’est arreté.
---

Marquer de glaise 7 croix au bois noir
Livrer mon écorce aux vers de Ro-Setaou
Ap-Uat ?
Je veux le Voyage - prophétie sans retour
Néant substanciel du cœur, vide poussière d’étoiles
Impossible augure d’oiseaux voletant à reculon
Et jeter ma corde dans les braises
Dire à langue fourchue qu’il s’est trompé :

Je ne verrai pas la double hélices dans tes yeux,
Tu n’auras pas la main de mon architecte


Krim !
---
Lumière s’est figée - le Temps s’éclate.

Lier ma conscience aux portes de l’Indicible
Errer sans visage la langue pendue
Appelant l’Eternelle
Complainte sans cœur, rime sans couleur
Des noms oubliés sur des tableaux de cendre.
Trancher les psaumes de l’Innefable
Brûler l’Arbre

Brûler l’Arbre

Déraciner les cîmes des écritures mystiques
Effacer mon nom
Pour que s’envole le phoénix au sein du sanctuaire..

Ote les bandelettes Ap-Uat,
Je ne reviendrai pas
Pas cette fois.
---

Dents mascèrent trône métaphore invisible
Foudroie et Tombe


En Toi
_________________
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MessagePosté le: Lun Mai 19, 2008 6:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

http://fr.youtube.com/watch?v=xHjKyd9ITJs
J'ai terminé
.
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MessagePosté le: Mar Mai 20, 2008 9:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant





    Mitakuye Oyasin.






Dernière édition par Invité le Mar Mai 20, 2008 11:24 pm; édité 1 fois
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Invité







MessagePosté le: Mar Mai 20, 2008 11:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai terminé. Puisqu'il n'y a pas de fin.
Il n'y a que Les Temps qui n'en finissent pas d'être Proches

    Flauros. Mon vieux Loa. Encore neuf et mien ; le faucon noir - émissaire de Belzebuth-le-bureaucrate-luciférien. Celle qui ne pardonne pas. Rencontre donc avec une de ces bestioles que l'inconscient couve paternellement. Mon faucon noir. La barbare et rigoureuse justice égyptienne ; le regard noir des alexandrines ; l'éclat de l'or assombri par la saine colère ; le sceau de l'orage. lE VOL MUET ET MATHémaTIQUE deS RapAces - Flauros - perroquet de Méduse . Mes 17 ans. iL SE PEUT DONC QUE D4AUTRES VIEILLERIES attendent la poursuite d'une régression. Abstinentia.

    10 Mai 2008-Olsztyn

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