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isis Membre Actif

:  Inscrit le: 03 Mai 2006 Messages: 571 Localisation: indre et loire
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 1:56 pm Sujet du message: [Signification] L'eugénisme |
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Sur certains post il est souvent question d’eugénisme alors pauvre innocente que je suis j’ai désiré en savoir plus ne connaissant pas ce terme voilà j’espère que ce post sera clair et instructif
L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».
On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur » co-reproducteur (quoi que « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.
Geoffrey Miller, dans son livre The mating mind, explique même pourquoi l'adultère, chez les humains comme chez les animaux vivant théoriquement en couple, représente un élément essentiel d'amélioration d'une espèce.
L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers des individus écartés, ou à l'égard des individus incités de se reproduire, voire de se reproduire avec telle personne et nulle autre).
En outre, l'histoire du XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.
L'étymologie du mot « eugénisme » est grecque : eu (« bien ») et gennân (« engendrer »), ce qui signifie littéralement « bien naître ». La signification du terme eugénisme a évolué depuis sa première utilisation. Le terme eugénisme est dérivé du terme eugénique. Le terme (the eugenics) a été popularisé par le psychologue et physiologiste anglais, Francis Galton, cousin de Charles Darwin. Avant l'utilisation du terme eugenics, F. Galton a également utilisé le terme viriculture.
En 1883, Francis Galton (ne connaissant pas les travaux de Gregor Mendel sur la transmission des caractères héréditaires) écrivit un ouvrage utilisant pour la première fois le terme the eugenics. À l'époque, Galton ne faisait pas la distinction entre :
l'amélioration génétique des humains par sélection de caractères héréditaires jugés souhaitables et/ou élimination des caractères jugés indésirables et ;
l'amélioration des individus par des interventions portant sur leurs conditions de vie.
Cette absence de séparation nette entre aspect génétique et aspect social ne s'est dissipée que progressivement. En 1936, Julian Huxley définit l'eugénique comme l'ensemble des méthodes visant à améliorer les races humaines. Son objectif est de compenser sur le long terme l'effet antisélectif des systèmes sociaux comme politiques des pays développés. À cette époque, le terme d'eugénique semble avoir eu une définition beaucoup plus sociale que génétique.
Le principe initial défini par Galton était directement en rapport avec l'enseignement et les travaux de Darwin, lui-même très influencé par Malthus. Les mécanismes de la sélection naturelle sont contrecarrés par la civilisation humaine. En effet, un des objectifs de la civilisation est d'une certaine façon d'aider les défavorisés, donc de s'opposer à la sélection naturelle qui entraînerait la disparition des plus faibles. Mathématiquement et si les conditions de survie restent identiques entre toutes les époques (c'est ce point qui est largement contestable), la perte d'efficacité liée à la protection de la civilisation pourrait entraîner une augmentation progressive du nombre d'individus inadaptés. Les partisans de l'eugénisme ont donc proposé des compensations de ces effets au sein des sociétés dites évoluées.
Les principes de l'eugénisme sont posés sur cette conception de base : compenser la perte des mécanismes de sélection naturelle. Cette conception a inspiré plusieurs philosophies, théories et pratiques sociales.
Un humaniste comme Jean Rostand a mis en garde dans son ouvrage Pensées d'un biologiste contre le fait qu'une société qui prendrait sérieusement en mains la question de l'eugénisme pourrait bien s'assurer un avantage décisif sur les autres.
interprétations de l'eugénisme
La conception darwinienne n'a pas été reçue de la même façon dans tous les pays. Ainsi la France, par exemple, est restée longtemps réticente aux idées darwiniennes car marquée par le lamarckisme et influencée par la position de l'Église Catholique.
La théorie de Lamarck est réfutée depuis la découverte de la génétique. Il est cependant intéressant de la rappeler :
• pour Lamarck, le moteur de l'évolution reposait surtout sur l'hérédité de caractères acquis, favorisant la descendance d'individus ayant fait l'effort de s'adapter. Selon Lamarck, l'amélioration des races humaines passe par conséquent par l'amélioration des conditions de vie, de façon à ce que la modification de son environnement améliore à terme la qualité de l'homme futur. Cet eugénisme là - qui fut aussi raciste parfois - a constitué la position eugéniste dominante en France, ainsi qu'une incitation - hélas ici bien inutile, puisque les caractères acquis ne se transmettent pas - à la pratique du sport.
• pour Darwin, le moteur de l'évolution reposait sur la sélection naturelle éliminant les individus les moins adaptés à la survie et ne favorisant que les plus aptes à la reproduction (y compris dans le fait de séduire un partenaire et de prendre soin de la progéniture) ; prudent, toutefois, Darwin expliqua aussi dans L'Origine des espèces que sa théorie restait compatible avec une éventuelle transmission de caractères acquis.
De bonnes intentions, des moyens discutables, un but incertain
selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis. Si le diabète, l'hémophilie et d'autres maladies héréditaires venaient à être éliminées par thérapie génique, tout le monde en serait ravi ; cette forme d'eugénisme ne pose pas les difficultés de sa variante du XIXe et XXe siècles, périodes où les moyens utilisés avaient dépassé les bornes autorisées par nos propres valeurs .
Mais quid de l'orientation à choisir, même par des moyens licites ?
• Au XVIIIe siècle, on aurait pu vouloir favoriser l'émergence d'hommes robustes capables surtout d'une grande endurance pour devenir portefaix ou travailleurs de force. Au XIXe, la machine à vapeur avait déjà commencé à faire à ce type d'hommes une concurrence si bon marché qu'elle les transforma progressivement en chômeurs : ils étaient déjà sur ce point devenus non-concurrentiels et condamnés à se reconvertir ou à mourir de faim. L'eugénisme aurait ici augmenté le nombre des inadaptés.
• Le XIXe siècle aurait favorisé sans doute l'apparition d'un autre type d'humain : l'employé aux écritures à la mode de Dickens, capable d'additionner douze heures par jour de longues colonnes de chiffres sans se fatiguer ni se tromper. Quel emploi la deuxième moitié du XXe siècle, où un ordinateur faisait le même travail pour juste quelques centimes et en un temps bien plus court, aurait-elle pu trouver pour un type d'homme n'ayant que ces qualités-là à offrir ? L'eugénisme aurait là encore augmenté le nombre des inadaptés.
Et dans les deux cas en moins de six générations.
« Nous devons éviter que nos jolis objectifs deviennent les geôliers de nos enfants », disait Myron Tribus (« We should ensure that our goals do not become their gaols », avec un jeu de mots entre goals/buts et gaols/geoles ).
Bien plus que les moyens employés, qui peuvent dans certains cas être irréprochables, c'est probablement là que se trouve la principale impasse de l'eugénisme. Même lorsque celui-ci s'attache à autre chose qu'à la simple élimination - en observant une stricte éthique - des maladies héréditaires. Car, dans certains cas particuliers, ce qui est une maladie peut être, aussi, un facteur de survie : que l'on repense par exemple à la célèbre anémie falciforme, maladie héréditaire qui permet de résister au paludisme.
La variété et le nombre (la biodiversité) représentent autant d'opportunités possibles d'adaptation des systèmes vivants à des conditions futures inconnues, et donc à la survie de l'espèce. L'élimination systématique de tous les caractères jugés handicapants ou superflus à un moment donné pourrait parfaitement abréger la durée de vie d'une lignée... Les sélectionneurs de races animales, qui le savent, prennent soin de conserver (sous forme de paillettes de sperme congelées, par exemple, ou sous forme d'information : c'est l'un des enjeux du séquençage génétique) les caractères que par ailleurs ils éliminent dans les animaux de production. Ils savent qu'un demi-siècle peut s'intéresser à la seule quantité, et par exemple le demi-siècle suivant au contraire à des qualités gustatives, etc.
Mais grâce à cet exemple, on peut considérer qu'il suffirait de conserver certains caractères, tout en les supprimant de l'humanité présente, pour les réintroduire à l'avenir si le besoin s'en faisait sentir. Une telle pratique eugénique permettrait à l'humanité de maîtriser son adaptabilité et son évolution. Les auteurs de science-fiction et de politique-fiction s’interrogent néanmoins sur le sens que les eugénistes donnent au mot « bénéfique » : pour les individus, ou simplement pour l'État ? (voir Le meilleur des mondes).
Le meilleur des mondes
Dans le futur, la technologie a permis le clonage (ou la bokanovskification dans le livre) de la plupart des hommes. Ils sont séparés en différentes classes, de l'élite intellectuelle (la seule non clonée) à la classe des travailleurs manuels. L'éducation - endoctrinement - les convainc de faire leur travail du mieux qu'ils peuvent, et toute tristesse est traitée par la pilule du bonheur, le soma.
John, un sauvage élevé dans une réserve primitive, va se heurter de plein fouet à cette société
Le Meilleur des mondes décrit une société future dotée des caractéristiques suivantes :
• La société est divisée en sous-groupes, des alphas aux epsilons, en fonction de leurs capacités intellectuelles et physiques. L'appartenance à un groupe ne doit rien au hasard : ce sont les traitements chimiques imposés aux embryons qui les aiguillent dans l'un des sous-groupes plutôt qu'un autre, influençant leur développement.
• Ces sous-groupes ne sont pas pour autant des castes : ils coexistent avec harmonie et sans animosité, chacun est ravi d'être dans le groupe où le hasard l'a placé. Et pour cause, des méthodes hypnopédiques (répétitions de leçons orales durant le sommeil) conditionnent les comportements de chacun dès le plus jeune âge.
• La reproduction est entièrement artificielle. Non seulement la notion de parenté ne correspond plus à une réalité courante, mais son évocation est considérée comme vulgaire, voire obscène. La sexualité n'a plus d'autre fonction que récréative.
• Le conditionnement transforme les goûts des membres de la société vers des loisirs nécessitant l'achat d'équipements spécialisés au lieu de l'appréciation des passe-temps gratuits ou bon marché. On les conditionne, par exemple, à ne pas aimer les fleurs, au motif que ce goût n'engendre pas assez d'activité économique !
• Le soma est une drogue parfaite qui est distribuée par l'administration. Cette drogue empêche les habitants d'être malheureux. Elle agit sur un mode anxiolytique.
Huxley fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 700 après Ford. Le Meilleur des mondes dénonce les méfaits de l’utopie en tant que conceptualisation fausse et assujettissante. L’épigraphe qui introduit l’œuvre cloue au pilori l’utopie et invite les intellectuels à l’éviter pour échapper au piège idéologique qu’elle tend.
« Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre».
Ce monde qui se veut parfait évoque déjà celui du Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou d'Un bonheur insoutenable d'Ira Levin. Toutefois, Le Meilleur des mondes est plus souvent rattaché à la littérature générale qu'à la science-fiction, comme d'ailleurs 1984 de George Orwell auquel il est souvent comparé, les deux ouvrages présentant des visions du futur fort différentes. Ici, la liberté a disparu, le doute a disparu mais les gens sont heureux, chacun est à sa place et se réjouit de son sort.
Le Meilleur des mondes a longtemps été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation.
Allons-nous vers la société du Meilleur des mondes ? C'est fort possible. Les citoyens de l'Etat-Providence qui est caractéristique de l'Occident contemporain sont demandeurs de toujours plus de protection de la part de l'état-nounou, et ce, du berceau à la tombe. Par exemple, lorsque le chef de l'état fait de la lutte contre le cancer, le handicap et les accidents de la route ses principales priorités, il ne rencontre pas la risée, mais au contraire l'approbation générale. Il est raisonnable de redouter qu'une telle pente ne fasse de nos descendants, maternés aux allocations de toutes sortes et pris en charge par des cellules d'écoute psychologique au moindre heurt ne seront vraisemblablement plus des hommes au sens de Confucius, de Kipling ou d'Erasme, qui avait déjà rappelé en son temps qu'on ne naît pas homme, on le devient.
Qu'un système puisse se charger méthodiquement d'écraser ce qu'il y a d'humain dans l'homme a aussi été décrit par Soljenitsyne dans sa pièce Une petite flamme dans la tempête.
Position de différents pays sur l'eugénisme
Droit français
La question de l'eugénisme est traité par le code pénal, dans le Sous-titre II du Titre I du Livre II, intitulée « Des crimes contre l'espèce humaine » :
• Article L 214-1 : « Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende ».
• Article L 214-3 : « Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité et de 7 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée »
À l'Assemblée nationale, le scrutin n°167 sur l’ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique, a été adopté avec modifications en deuxième lecture séance du mardi 8 juin 2004 (310 votants, 304 suffrages exprimés, 187 pour, 117 contre).
Cependant, aussi claire qu'elle paraisse, la position française est en pratique bien plus ambiguë, si on considère les obligations de dépistage (visites prénatales obligatoires) et les facilités légales ainsi que l'encouragement à l'avortement lorsque l'enfant à naître présente des malformations : il s'agit manifestement de pratiques eugénistes, qui ne posent pas de problèmes sociaux.
Position des pays anglo-saxons, germaniques ou nordiques
Stérilisations forcées en Suède, en Suisse et aux États-Unis pendant l'entre-deux-guerres. La plupart des pays protestants furent touchés, à l'exception de la Grande-Bretagne, où cependant Herbert George Wells et Winston Churchill déploraient que la politique eugénisme ne soit pas développée (cette controverse est rapportée dans le livre de Matt Ridley : Génome.
En Asie
Des pays comme la Chine ou Singapour ont lancé depuis le milieu des années 1990 une politique d'eugénisme franchement affirmé visant à favoriser les naissances dans les milieux urbains aisés et à les limiter dans les milieux ruraux défavorisés. Les experts locaux ont précisé que « des « ressources humaines de qualité » étaient nécessaires à la modernisation du pays mais que les tendances présentes laissaient présager une « qualité de population moindre »
Position de l'Église Catholique
L'Église Catholique s'opposant fermement à toute forme d'eugénisme, celui-ci n'affecta pas les pays latins. Son souci d'améliorer la morale humaine contre l'animalité, peut à la rigueur être considéré comme une forme d'encouragement des meilleurs représentants de l'humanité selon elle (« le sel de la terre »), et certainement à terme comme une force de transformation cette fois-ci mentale, pour le meilleur (Mère Teresa, Sœur Emmanuelle, l'Abbé Pierre...) ou pour le pire selon Friedrich Nietzsche ou, dans un autre genre, Adolf Hitler.
Le cas de l'eugénisme nazi
Jusqu'en 1933, l'eugénisme était considérée comme une technique de l'arsenal scientifique. Il s'agissait d'améliorer telle ou telles souches humaines à travers le contrôle de la reproduction. À travers l'eugénisme, les scientifiques espéraient éliminer les pathologies héréditaires (on parle d'eugénisme médical) ainsi que les déviances sociales qui pourraient avoir une origine héréditaire, par exemple la criminalité là où celle-ci se révèlerait congénitale.
Une politique eugéniste particulière propre à l'Allemagne nazie s'est mise en place dès 1933. Elle consistait
• d'une part à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique pro nataliste, soutien familial, pouponnières...)
• d'autre part à prévenir la reproduction des humains considérés comme inférieurs ou eugéniquement non désirables (les criminels...).
L'Allemagne a cherché à lutter contre l'avortement pour les femmes considérées comme supérieures, alors que dans le même temps la circulaire secrète de 1934 autorisait l'avortement pour les femmes devant être ultérieurement stérilisées. Le décret secret de 1940 a été plus loin en rendant obligatoire l'avortement pour les femmes « inférieures ». 200 000 femmes furent ainsi stérilisées jusqu'en 1945.
Un autre exemple est celui de l'homosexualité, considérée par cette mouvance comme une maladie. L'Allemagne eugéniste proposait aux homosexuels le choix entre la castration volontaire ou la mise en camps de concentration.
En 1952, la prude Angleterre ne traita pas beaucoup mieux le mathématicien Alan Turing
Avant même l'arrivée d'Hitler au pouvoir, une majorité de scientifiques et d'hommes politiques étaient favorables à l'eugénisme. La loi de 1934 portant sur la stérilisation eugénique s'est mise en place à l'aide de la participation active du docteur Gütt (médecin haut fonctionnaire), de Falk Ruttke (juriste) et Ernst Rüdin (psychiatre génétique suisse). Cette loi impose la stérilisation obligatoire pour les malades atteints de neuf maladies considérées comme héréditaires ou congénitales (cécité, alcoolémie, schizophrénie...). On estime que 400 000 Allemands ont été stérilisés entre 1934 et 1945. Ces stérilisations ont fait l'objet d'un quasi consensus dans la communauté médicale allemande.
D'autres pratiques, hors cadre légal, ont été utilisées pour éliminer les personnes indésirables, camps de concentration pour les alcooliques, criminels, délinquants, asociaux divers, castration des criminels sexuels et homosexuels, stérilisation des enfants métis nés de mères allemandes et pères africains, nord africains, indochinois de l'armée d'occupation française, extermination des tziganes et des juifs.
L'eugénisme allemand et ses variantes suédoise et étatsunienne n'étaient pas des actes isolés de pervers, mais au contraire le résultat d'une politique d'élimination systématique, basée sur des techniques « scientifiques », et organisée par l'administration.
Il est également intéressant de noter que cette forme d'eugénisme avait remis en avant une notion déjà considérée mythique : celle de « race aryenne » ; les anthropologues de l'époque parlaient plutôt de race nordique ou de race alpine
Platon,
dans La République, décrit une politique destinée à éviter qu’une union se fasse au hasard dans la cité.
« Former des unions au hasard (…) serait une impiété dans une cité heureuse. (…) Il est donc évident qu'après cela nous ferons des mariages aussi sains qu'il sera en notre pouvoir ; or les plus sains seront aussi les plus avantageux. (...)
Quant aux jeunes gens qui se seront signalés à la guerre ou ailleurs, nous leur accorderons, entre autres privilèges et récompenses, une plus large liberté de s'unir aux femmes »
Aristote
« Passons au problème des enfants qui, à leur naissance, doivent être ou exposés [= sacrifiés] ou élevés : qu’une loi défende d’élever aucun enfant difforme. Mais, dans les cas d’accroissement excessif des naissances (comme le niveau des mœurs s’oppose à l’exposition de tout nouveau-né), une limite numérique doit dès lors être fixée à la procréation, et si des couples deviennent féconds au-delà de la limite légale, l’avortement sera pratiqué avant que vie et sensibilité surviennent dans l’embryon. »
Charles Darwin
« Nous autres hommes civilisés, au contraire [des sauvages], faisons tout notre possible pour mettre un frein au processus de l’élimination ; nous construisons des asiles pour les idiots, les estropiés et les malades ; nous instituons des lois sur les pauvres ; et nos médecins déploient toute leur habileté pour conserver la vie de chacun jusqu’au dernier moment. […] Ainsi, les membres faibles des sociétés civilisées propagent leur nature. Il n’est personne qui, s’étant occupé de la reproduction des animaux domestiques, doutera que cela doive être hautement nuisible pour la race de l’homme […].
Nous devons par conséquent supporter les effets indubitablement mauvais de la survie des plus faibles et de la propagation de leur nature ; mais il apparaît ici qu’il y a au moins un frein à cette action régulière, à savoir que les membres faibles et inférieurs de la société ne se marient pas aussi librement que les sains ; et ce frein pourrait être indéfiniment renforcé par l’abstention du mariage des faibles de corps et d’esprit, bien que cela soit plus à espérer qu’à attendre
Friedrich Nietzsche
Il n'y a pas à proprement parler d'eugénisme chez Nietzsche : il ne s'agit pas en effet d'améliorer une race ou l'espèce humaine, en s'appuyant sur des critères biologiques, mais de considérer l'humanité dans son ensemble, en tant que devenir historique et culturel de valeurs plus ou moins bénéfiques. Or, l'humanité elle-même n'est pas à améliorer : elle est une fin, et en tant que telle elle peut être surmontée par l'action de quelques personnes (le sur-humain n'est donc pas un humain amélioré, mais un type différent). Ainsi, l'humanité, incarnant les valeurs morales grégaires qui dominent au détriment de l'individu, demeure un rassemblement d'hommes moyens, à côté duquel peuvent exister des hommes qui tentent en eux-mêmes de créer un type nouveau et supérieur (une « race » nouvelle, dans le sens d'une communauté de Volonté de puissance), c'est-à-dire à devenir les artistes de la culture, ce qui ne va pas sans sacrifices, qu'il s'agisse de soi ou des autres. Ces hommes supérieurs devraient alors former une caste à part, mais ne correspondent à aucun critère biologique, ni même sociologique, car tout doit être évalué selon l'assentiment que l'on donne à la vie (on l'affirme ou on la nie). Ces essais de création devraient alors aboutir, à très long terme, à instaurer un type de sélection fondée sur des notions telles que l'Eternel Retour, et qui s'opposerait à la sélection actuelle qui favorise le ressentiment et la médiocrité et laisse l'histoire humaine aux mains du hasard.
« L'objectif sera donc le suivant : constituer à l'échelle de l'humanité, les conditions qui ont permis l'apparition des Grands Hommes ; ne plus compter sur le « hasard », sur le fait que des « mémoires » spéciales, raffinées, sélectionnées de générations en générations, se sont « miraculeusement » condensées sur un seul ; tout au contraire, accumuler les forces, méthodiquement, scientifiquement, pour créer une autre « race » [...] Tout d'abord il ne faut pas craindre de se conduire comme l'évolution s'est elle-même conduite, c'est-à-dire tout essayer, tout tenter, produire des sortes de « prototypes » qu'on n'hésitera pas à jeter au rebut. L'évolution, dit-on, « bricole », et il ne faut pas hésiter à « bricoler » ; ou mieux encore on procèdera à la manière de l'artiste qui ne cesse de tâtonner, qui dessine ébauche sur ébauche avant de parvenir à une forme convenable. On essaiera donc de modeler l'homme en divers sens, pour tirer de lui ses diverses virtualités, le briser dès qu'un certain type a atteint son apogée, de travailler ainsi à construire et à détruire. » Volonté de puissance, IV, § 144, remarque : édition posthume et contestée de fragments de Nietzsche
Jean Rostand
a pris clairement, et à plusieurs reprises, position en faveur d'un eugénisme positif dans ses déclarations comme dans ses livres. Pour lui, le premier pays qui se préoccuperait sérieusement de la question prendrait sur les autres une avance décisive.
Il tempéra cependant ce propos en rappelant également quelques vérités d'importance :
« la civilisation de l'homme ne réside pas dans l'homme, elle est dans les bibliothèques, dans les musées et dans les codes »
(entendre par là les codes des lois et des mœurs et non le code génétique!).
« J’ai la faiblesse de penser que c’est l’honneur d’une société que d’assumer, que de vouloir ce luxe pesant que représente pour elle la charge des incurables, des inutiles et des incapables ; et je mesurerais presque son degré de civilisation à la quantité de peine et de vigilance qu’elle s’impose par pur respect de la vie... Quand l’habitude sera prise d’éliminer les monstres, de moindres tares feront figure de monstruosités. De la suppression de l’horrible à celle de l’indésirable, il n’y a qu’un pas... Cette société nettoyée, assainie, cette société sans déchets, sans bavures, où les normaux et les forts bénéficieraient de toutes les ressources qu’absorbent jusqu’ici les anormaux et les faibles, cette société renouerait avec Sparte et ravirait les disciples de Nietzsche, je ne suis pas sûr qu’elle mériterait encore d’être appelée une société humaine »
« Ce n'est pas dans des laboratoires ni des chaires que doivent sortir les décisions que réclament les eugénistes. Si elles doivent entrer en vigueur, elles émaneront de la conscience collective de cette vaste âme diffuse à laquelle chacun de nous participe »
Boris Vian
Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, Boris Vian écrivit un roman semé d'humour sur le thème de l'eugénisme : Et on tuera tous les affreux. L'épilogue en est paradoxal mais, tout bien considéré, conforme à la logique humaine
James Watson
« Et si nous pouvions un jour améliorer ces gènes afin de mettre un terme à la mesquinerie et à la violence, en quoi notre humanité s’en trouverait-elle diminuée ? Le slogan promotionnel que les créateurs de Bienvenue à Gattaca avaient imaginé reprenait un des préjugés les plus profondément enracinés à l’encontre du savoir génétique : « Il n’y a pas de gènes pour l’esprit humain ». Le fait que tant de gens persistent à souhaiter qu’il en soit ainsi témoigne d’un aveuglement dangereux. Si la vérité que l’ADN a révélée pouvait être acceptée sans crainte, nous n’aurions plus lieu de désespérer du sort de ceux qui viendront.
Stephen Hawkins
« Il n’y a pas eu de changement significatif dans le génome humain au cours des dix mille dernières années. Mais il sera sans doute complètement remodelé dans le prochain millénaire. Bien sûr, beaucoup de gens diront que l’ingénierie génétique sur des êtres humains devrait être interdite. Mais j’ai quelques doutes sur la possibilité d’y parvenir. L’ingénierie génétique sur les plantes et les animaux sera autorisée pour des raisons économiques et quelqu’un essaiera de l’appliquer aux hommes. À moins d’avoir un ordre mondial totalitaire, quelqu’un forgera des humains améliorés quelque part. »
Joseph Arthur, comte de Gobineau (14 juillet 1816 à Ville-d'Avray - 13 octobre 1882 à Turin) est un diplomate, écrivain et philosophe français, connu surtout pour son Essai sur l'inégalité des races humaines.
Essai sur l'inégalité des races humaines paru en 1853 pour la première édition, partielle, visant à établir les différences séparant les différentes races humaines, blanche, jaune et noire. Il est édité en entier pour la première fois en 1855.
Si les hommes ont été depuis longtemps sensibles aux différences visibles entre les humains pour les distinguer par groupes, ne prenant en compte, pour l’essentiel, que la couleur de la peau, la notion de race est toutefois tardive. Elle appartient à une période précoce de la science moderne et est un dérivé de la pratique de classification en espèces et en sous-espèces, qui ne concernait d’abord que les végétaux et animaux (Linné XVIIe siècle). C’est au XIXe siècle que l’on commence à parler de « races » au sein de l’espèce humaine.
C’est le Comte de Gobineau qui a popularisé cette notion, dans son essai raciste, l'Essai sur l'inégalité des races humaines. Celui-ci venait d’inventer l’idéologie raciste car il a cru pouvoir déduire de données culturelles, différentes, des différences biologiques. Plus tard, cette notion sera reprise par des idéologies se prétendant scientifiques.
L’idée de l’existence de races humaines a été très répandue à l’époque de la flambée des nationalismes qui a donné lieu à des idéologies racistes proclamées au nom de la science, puis a été considérée comme désuète et tendanciellement abandonnée, du fait des ambiguïtés qu’elle recèle et du rôle joué dans les idéologies racistes.
Aujourd’hui la notion fait débat en biologie, et en particulier par la génétique. Elle tend également à disparaître des autres sciences, anthropologie, ethnologie, du fait de sa non-pertinence. On parlera de populations géographiques, pour la géographie des populations aussi bien que pour la génétique des populations. On parlera de différences entre les cultures, pour l’anthropologie et l’ethnologie. Le terme de race tendant à être abandonné pour l’espèce humaine.
Ces races sont définies en début d'ouvrage comme n'étant pas proprement définies par la couleur de peau mais dépendantes de l'environnement dans lequel elles se sont développées.
Il y est établi qu'aucune civilisation réelle ne peut naître sans l'initiative d'un peuple de race blanche. Gobineau évoque pour ce faire de la civilisation des Indiens (aryens), Egyptiens (aryens), Assyriens (aryans et sémites), Grecs (aryans), Chinois (aryens), Romains (celtes, ibères, aryans, sémites), peuples germaniques du Ve Siècles (aryens) et les trois civilisations américaines précolombiennes, Alléghéniens, Incas et Aztèques (blancs).
Ces concepts ont servi à des groupes racistes pour justifier en partie leurs activités.
Le racisme est une idéologie basée sur une croyance qui postule l'existence de "races" au sein de l'espèce humaine, correspondant généralement aux grands ensembles continentaux de groupes ethniques, et qui de surcroît les hiérarchise. On désigne aussi, sous le terme de raciste, les doctrines politiques préconisant la domination d'une race (dite pure et/ou supérieure) aux autres (dites impures et/ou inférieures), ces dernières devant se soumettre, ou parfois mourir au gré des dominateurs.
Cependant, le sens le plus courant, faisant la confusion avec xénophobie et ethnocentrisme, désigne une attitude de mépris et d'hostilité, pouvant aller jusqu'à la violence, envers des individus appartenant à une ethnie différente. Ces comportements, conscients ou non, sont supposés s'accorder avec une théorie raciste, en considérant telle catégorie de personnes comme inférieure.
Le « racisme », tant dans le sens de théorie que dans le sens d'attitude, est majoritairement considéré en Occident - et en Occident seulement - comme socialement inacceptable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelles qu'en soient ses manifestations.
Le racisme idéologique a au cours de l'Histoire justifié de nombreux massacres et traitements discriminatoires :
Esclavage de l'Antiquité au Moyen Âge jusqu'à la diffusion large du christianisme, puis dans l'ensemble des colonies occidentales jusqu'au XIXe siècle. Couramment pratiqué dans le monde arabe à l'encontre des populations européennes et africaines, depuis l'Antiquité à nos jours (Soudan ...).
À partir de 1535, l'Inquisition espagnole délivra des "certificats de limpidité de sang" aux personnes ne possédant pas d'ancêtre juif ou musulman. Ces certificats furent non seulement exigés pour l'accès à l'armée espagnole, aux charges du Saint-Office, l'entrée des universités, mais aussi demandées par les familles à la veille des mariages.
Le racisme apparaît au siècle des Lumières dans les ouvrages du suédois Charles Linné qui affirme la supériorité des Blancs. Buffon énonce sans honte que "le Nègre serait à l'homme ce que l'âne est au cheval.. Voltaire explique qu'"il n'est pas improbable que dans les pays chauds des singes aient subjugué des filles. L'Encyclopédie de Diderot note que "Les Nègres de Guinée sont pour la plupart enclins au libertinage, à la vengeance, au vol et au mensonge"
Au XIXe siècle, le public parisien et londonien se passionne pour les zoos humains qui exposent des êtres humains comme des bêtes de foire.
Nazisme : Le nazisme est une théorie politique en partie raciste prônant l'extermination entres autres des juifs et des tziganes, ne descendant prétendument pas des aryens à l'inverse des peuples germaniques. La mise en application de cette doctrine par le IIIe Reich allemand a provoqué la mort de 6 millions de personnes de confession juive. (voir article détaillé shoah)
génocide des Arméniens, population endémique du Caucase par les Turcs originaires des steppes d'Asie centrale.
Race aryenne
Le terme de race aryenne désigne la "race" de la civilisation des Aryens, c'est-à-dire des Indo-européens. Bien que le terme aryen désigne stricto sensu les Indo-iraniens, on sait que ce dernier terme vient de l'indo-européen *aryos, "noble", et qui était sans doute l'auto-ethnonyme des Indo-européens originaux.
Ce terme a été largement repris par les Nazis pour identifier la « race humaine » qu'ils considéraient supérieure à toute autre « race », la plus pure, la plus noble. Cette idéologie prend le nom d'aryanisme (à ne pas confondre avec l'arianisme). Les scientifiques de cette époque utilisaient le terme de « race nordique », dans un contexte où la notion de race humaine n'était pas encore abandonnée. L'idéologie National-socialiste et ses terribles excès a grandement contribué à discréditer l'idée de race, et a fortiori l'idée de "races supérieures" ou "inégales". Cependant, la division de l'espèce humaine en races censées posséder des aptitudes différentes, le concept de races inférieures et l'assimilation de la race à la nation ne sont en rien des créations du national-socialisme hitlérien, mais des notions qui allaient de soi bien au delà du début du XXème siècle.
Le paradoxe de la prétendue race aryenne et des autres races humaines
Il a été constaté plus haut que l'existence d'une telle race, allégation douteuse et sans fondement scientifique s'opposait au simple bon sens. En effet, pour appliquer de façon cohérente la législation nazie, il eût fallu, eu égard au concept de « races », séparer ceux qui avaient notamment des cheveux blonds, des yeux bleus et un nez droit, de ceux qui avaient des cheveux bruns, des nez busqués et des yeux bruns, etc. Or beaucoup de non juifs, voire des membres du parti, appartenaient au second groupe. Selon une plaisanterie en vogue, le pur « Aryen » aurait dû être « blond comme Hitler, svelte comme Goering, et beau comme Goebbels ». D'un autre côté, une proportion non négligeable de juifs allemands étaient blonds aux yeux bleus.
Apartheid en Afrique du Sud. Dans les années 1980, des scientifiques afrikaners imaginent le Project Coast et élaborent une substance stérilisante destinée aux Noirs. Elle pouvait être répandue dans l'eau ou les produits de consommation courante
En Australie, les Aborigènes ont été décimés par les maladies infectieuses, les migrations forcées, à l'instar des Amérindiens. Certains historiens soutiennent qu'ils ont été victimes d'un génocide. Ils ont obtenu le droit de vote en 1967, bien après les autres citoyens australiens.
Ségrégation des Noirs aux États-Unis (jusqu'au XXe siècle)
Les épurations ethniques modernes (Nigeria, Biafra, Kosovo, Rwanda)
Conflit du Darfour, au Soudan.
la supériorité, notion relative
D'autant plus que l'idée même de supériorité pose un autre problème. En effet, par quel critère décider qu'un groupe humain est supérieur à un autre? Va-t-on mesurer la supériorité par les performances athlétiques (et lesquelles : endurance, résistance, précision, etc.); les capacités intellectuelles (et là encore lesquelles: imagination, apprentissage, mémoire, etc.); ou encore la résistance aux infections, la fécondité, l'indice de rendement alimentaire ou bien la coopération et l'altruisme? En fait, la théorie de l'évolution implique clairement que la supériorité n'a aucun sens absolu, mais seulement un sens relatif à un certain contexte, contexte qui peut être bouleversé par l'introduction d'une nouvelle espèce, ou, chez l'Homme, d'une nouvelle technique ou d'une nouvelle conception sociale.
toujours présente…
Bien que plus personne n'ose encore officiellement parler de race aryenne, à l'exception de quelques groupuscules marginaux dont l'influence politique reste limitée (bonehead, néonazis, Ku Klux Klan), l'idée de supériorité ou d'infériorité de certains groupes sur d'autres - avec une confusion entre la race, l'ethnie, la position sociale ou même un corpus de croyances, notamment de nature religieuse - est encore présente dans toutes les cultures et toutes les politiques : il n'existe pas de peuple ou de groupe humain qui ne se sentent supérieurs aux autres. En accuser un adversaire politique aide beaucoup à le disqualifier dans l'opinion publique, procédé fort subtil, car ainsi l'on fait triompher sa conception que l'on juge supérieur tout en discréditant l'adversaire en l'accusant de ce que l'on fait soi-même également.
Quelques articles trouvés sur des forums :
Pourquoi je suis pour l'eugénisme...
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Toute espèce vivante possède un patrimoine génétique: un assemblage de nucléotides formant la célèbre spirale de l'ADN (pour acide désoxiribo-nucléïque ) ou, chez certaines espèces (assez rares), une spirale d'ARN (pour acide ribo-nucléïque )... Cette chaîne de la vie se compose de petites unités : les gènes , permettant à la cellule de produire diverses protéines... Ce sont ces gènes qui donnent à chaque espèce ses caractères, la différenciant des autres(c'est aussi vrai entre les individus d'une même espèce...
Bien qu'il soit possible que la vie soit apparue a plusieurs endroits différents , la plupart des scientifiques s'accordent à dire que toute les espèces vivantes actuelle proviennent d'une même "souche vivante" originelle..... Cependant , la vie terrestre connaît une énorme diversité , si bien que l'on peut avoir du mal à croire que toutes ces espèces dérivent d'une même souche... Et pourtant , l'évolution permet d'expliquer cette gigantesque biodiversité : un élément extérieur(substance chimiques mutagènes ou photon possédant une grande quantité d'énergie (par exemple rayon UV ou gamma) détruit une partie de l'ADN ( souvent seulement un seul chaînon d'acides aminés )... Alors , l'organisme essaie de réparer la spirale à l'identique , mais parfois , ce mécanisme se trompe , ou ne dispose pas des données suffisantes pour réparer à l'identique : la spirale d'ADN ainsi réparée se trouve être différente de celle qu'elle était avant d'être altérée ; la protéine produite par le gène ayant été touché est donc différente de celle qu'il y avait avant : on appelle ce phénomène la mutation.... Bien sûr , la plupart des organismes possèdent des processus de défense contre ces mutations, ce qui conduit très souvent a la destruction par l'organisme de la cellule mutante, ou, si l'organisme échoue dans sa destruction, par l'apparition d'un cancer, maladie ou la mutation provoque une multiplication anarchique des cellules mutantes.....Ensuite, si rien de tout cela ne se produit, il faut encore que cette mutation soient sexuellement transmissible(pour les organismes qui ont un système de reproduction sexué): si c'est le cas , toute la lignée descendant de cet individu, qui sera porteuse de la mutation, sera soumise à la sélection naturelle,ainsi, si elle avantage ces individus dans leur milieu naturel, ceux-ci auront plus de chances de rester en vie et de se reproduire que l'espèce non-mutante, et auront tendance à gagner du terrain sur celle-ci...si, au contraire, elle n'est pas viable ou désavantageuse, les individus dotés de cette mutation auront du mal à se reproduire, et finiront par disparaitre: cette mutation désavantageuse finira donc par disparaître, grâce à la sélection naturelle, qui fait le tri entre les bonnes et les mauvaises mutations , les espèces sont poussées vers le haut: j'entend par là vers plus de performances, plus d'adaptation, plus de complexité, voire plus d'intelligence, car celle-ci permet d'ellaborer de nouvelles stratégies pour survivre,chasser,etc...
Le problème de l'homme est d'ailleurs qu'il a acquis assez soudainement une intelligence encore jamais vue, qui l'a placé au-dessus des autres espèces, qui n'ont pas eu la chance d'acquérir elles aussi l'intelligence necessaire pour le contrer, et empêcher sa prolifération exponentielle, et la rupture de l'équilibre naturel qui régnait jusqu'alors entre les espèces qui en a découlé....
Mais l'homme, grâce à son intelligence, a su progressivement se placer au-dessus des règles inhérentes à la vie: il a progressivement fait barrage à la sélection naturelle, pour arriver aujourd'hui a une quasi-absence de sélection naturelle..... Très bien, diront certains, tant mieux, diront d'autres... Mais en réalité, l'intelligence humaine s'est révélée être a double tranchant:
_d'un coté, cet arrêt de la sélection naturelle a permis la prolifération de l'espèce, en permettant a la grande majorité des individus de survivre,
_mais de l'autre, ce blocage de la sélection naturelle a eu deux effets pervers d'une telle gravité qu'ils mettent en danger, à long terme, la survie de l'espèce: _1: blocage du processus d'évolution: la plupart des individus peuvent se reproduire avec une égale intensité:ainsi, quelqu'un qui porte une mutation avantageuse n'aura pas plus de chance de se reproduire que les autres...
_2: dégénérescence de l'espèce, du fait que des individus porteurs de tares génétiques, ou mutations dévalorisantes, peuvent se reproduire autant que les autres, et petit a petit, toute les mutations étant à égalité, on voit se multiplier des individus porteurs de tares plus ou moins graves ( asthme, myopie, etc pour les moins graves, et des tares qui devraient normalement provoquer la mort immédiate de l'individu, comme l'absence de système immunitaire, et des maladies dangereuses pour l'individu sur le long terme contre le diabète) dont certain ne pourront vivre qu'à l'aide d'une assistance médicale permanente, et pourront, avec la même intensité que les autres, se reproduire, et transmettre leur tares a leurs nombreux descendants...Au bout d'un moment, de plus en plus de personnes sont touchées par ces tares, et le nombre de porteurs de tares est en constante augmentation... au final, toute la population finit par être touchée par de nombreuses tares, en même temps que d'autres apparaissent constamment, au hasard des mutations... Petit à petit, l'espèce s'affaiblit, perd les qualités qui faisaient jadis sa force, pour finir totalement dégénérée, si bien que si rien n'est fait, d'ici quelques centaines d'années, une simple interruption d'assistance technologique de quelques semaines, comme une guerre coupant les communications et les systèmes de production énergétique, pourrait aboutir à l'extinction partielle ou totale de l'humanité
au niveau planétaire, en privant les individus (dégénérés) de l'assistance médicale leur permettant de survivre...
Mais quelle solution ce problème peut-il avoir????? La seule solution envisageable est l'eugénisme..... Mais actuellement, ce mot fait peur, en particulier car il rappelle certains mauvais souvenirs de l'histoire humaine, notamment la politique de "pureté raciale" des nazis, qui est effectivement terrifiante,cependant, il ne s'agit pas ici d'assassiner tous les handicapés, ni d'obtenir une ethnie grande, à la peau très blanche, aux cheveux blonds et aux yeux bleus: il s'agit d'éviter la transmission de certaines tares dangereuses pour l'humanité, et coûteuses pour la société (par le biais des énormes frais médicaux nécessaires à leurs traitement superfitiel ) sans tenir compte de critères subjectifs, comme la couleur de la peau, et en utilisant des méthodes efficaces, mais douces....
Pour ce, l'humanité a imaginé 3 méthodes, qui vont graduellement de la plus "dure" à la plus "douce", mais aussi de la plus ancienne à la plus moderne, et de la moins efficace à la plus efficace.....
Réponse
Re : Pourquoi je suis pour l'eugénisme...
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Non je crois que tu as bien compris... ce mec porte une tare grave, celle d'être c... et si j'ai bien compris il veut qu'on le tue car ça pénalise la société...
Trêve de (mauvaise) plaisanterie. Ton raisonnement est faux, car tu semble insinuer que l'évolution va dans le sens d'un "progrès"... Je désapprouve vigoureusement cette idée selon laquelle l'Univers, la Vie auraient un sens, une destinée, et que l'évolution de la vie vers plus de complexité serait la conséquence de cette ligne directrice, pour ne pas dire d'origine divine. Forcément, vu comme ça, il peut apparaître que certains individus ne vont pas dans le sens de l'évolution, qu'ils la freinent, qu'ils sont pour ainsi dire 'anti-naturels', et qu'il est évident, puisque nous voulons rester proche d'une évolution naturelle (forcément orientée vers le progrès), d'éliminer ceux qui, même involontairement, s'oppose à elle.
La réalité est autre. L'évolution n'est pas orientée. Les mutations génétiques dont tu sembles te faire le spécialiste, partent dans tous les sens, et la nature va à tâtons. Parfois cela marche, parfois non. Certains sujets vont sortir du groupe génétique commun par une mutation, et se trouver mieux adaptés au milieu, d'autres en revanche plutôt pas. Mais l'évolution n'est pas obligatoire! Sinon comment expliquer la persistance d'espèces tout à fait primaires dans leur fonctionnement? Ce qui contredit ce que tu affirmes :
<<les espèces sont poussées vers le haut: j'entend par là vers plus de performances, plus d'adaptation, plus de complexité, voire plus d'intelligence, car celle-ci permet d'élaborer de nouvelles stratégies pour survivre,chasser,etc...>>
Par ailleurs, le genre humain ne s'est nullement soustrait à l'évolution. En revanche il a inventé la liberté. Et cette liberté se traduit par le plus simple des droits, le droit de vivre. Il y a des limitations à cela (IVG notamment), mais les Lumières, l'humanisme ont posé ce principe. Chaque être humain a le droit de vivre, que cela plaise ou pas.
Ne voir que l'eugénisme comme solution au problème de la surpopulation et de financement de la santé est une technique facile qui refuse de poser d'autres problèmes, tels que la répartition des richesses (et l'inévitable transition démographique qui s'ensuit, et que tu as dû voir au collège), etc. Je ne développe pas, mais ton raisonnement part de postulats erronés, ignore l'histoire des progrès humains (et de ses régressions), et semble chercher des justifications <<naturelles>> (forcément, celles-ci sont imparables) à une conclusion choisie d'avance. Ton raisonnement, faux et aux conclusions inacceptables, et donc doublement à rejeter.
Je viens y ajouter ma note personnelle qui j’espère remettra en question cet eugénisme
Alors je suis un peu ronde 1.54 cheveux courts blonds j’ai la peau matte les yeux marrons j’ai mis 3 enfants au monde par césarienne donc à en croire les eugénistes je ne réponds pas aux critères de l’élite que vais je faire de moi ????????? _________________
vivre pleinement en accord avec soi même |
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Fredericus ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 29 Juil 2006 Messages: 2408 Localisation: A la droite de Thehuti, aux pieds de Maât
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 3:15 pm Sujet du message: Ah ba, toi alors, |
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Rebonjour Isis,
J'ai suivi le débat qui t'a amenée à poser ce nouveau sujet (un peu long, j'ai décroché avant la fin).
Je pense qu'il était nécessaire, tout comme une partie des réactions du débat originel (mais chut, je ne voudrais surtout pas remettre le feu aux poudres).
Quant à ce que tu peux faire de ton corps, je pense que tu sais parfaitement de quoi tu es capable.
Ainsi pour répondre aux deux sujets, je pense qu'il suffit de se replier derrière le Rede Wiccan : Si nul n'est lésé, fait ce que veux.
Fredericus Coriarius _________________

La Déesse et le Dieu sont en nous ! |
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isis Membre Actif

:  Inscrit le: 03 Mai 2006 Messages: 571 Localisation: indre et loire
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 3:24 pm Sujet du message: |
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long oui certes mais je le trouvais necessaire car elistisme de race egal danger
quand à moi je me trouve tres bien telle que je suis le corps a peu d'importance l'essentiel c'est l'ame ou l'energie qui l'habite _________________
vivre pleinement en accord avec soi même |
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Horapollon ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 14 Fév 2006 Messages: 1894 Localisation: 2 Empreintes
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 6:32 pm Sujet du message: |
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Un eugénisme appliqué conduirait probablement à une dégénérescence dans la race qui pourrait entrainer sa chute ou poserait de sérieux problèmes.
Le problème n'est pas tant dans la manipulation mais dans l'absence de diversité qu'imposerait un catalogue "officiel" et dogmatique des caractéristiques permises.
C'est celà la tentation eugéniste, un autoritarisme narcissique. |
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isis Membre Actif

:  Inscrit le: 03 Mai 2006 Messages: 571 Localisation: indre et loire
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 6:44 pm Sujet du message: |
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tout à fait d'accord avec horapollon bien resumé _________________
vivre pleinement en accord avec soi même |
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Invité
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 9:12 pm Sujet du message: |
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Dernière édition par Invité le Jeu Aoû 03, 2006 9:20 pm; édité 1 fois |
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Kalaxa ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 21 Jan 2006 Messages: 1738 Localisation: Bordeaux
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Posté le: Lun Juil 31, 2006 9:38 pm Sujet du message: |
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Bienvenue à Gattaca !
Plus sérieusement, je n’ai pas trop la tête à débattre ce soir mais je tenais à vous faire part de cette citation, qui résume très bien mon avis :
D’après Andrew Nicoll, réalisateur de "Bienvenue à Gattaca" : […] Le problème est avant tout une question d'éthique. Comment situe-t-on la ligne qui sépare l'éradication d'une maladie de l'amélioration de l'être humain. Jusqu'où peut-on aller ? Doit-on considérer la myopie ou la calvitie précoce comme une maladie ? Où faut-il s'arrêter ?
Très bon condensé Isis ; merci !  _________________
Therapy's Angel |
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Mystiik Membre Actif

:  Inscrit le: 01 Mai 2006 Messages: 274 Localisation: PARIS, 48°53'09.96"N, 2°19'41.78 E
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 12:58 am Sujet du message: |
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Exemple concret : la drépanocytose
Cette maladie génétique du sang touche 50 millions de personnes. Elle rend anémique et provoque des douleurs violentes.
Cette maladie s'est curieusement répandue sur les zônes paludéennes. Pour mémoire, le paludisme est une des maladies mortelles les plus répandues (voir ici).
Pourquoi ?
Les porteurs de gènes mutants qui développent la drépanocytose meurent moins que les personnes "saines", sans mutations. Ceci explique que la mutation se développe, les mutants survivent au paludisme.
| Citation: |
isis : L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ». [...] l'amélioration génétique des humains par sélection de caractères héréditaires jugés souhaitables et/ou élimination des caractères jugés indésirables [...]la spirale d'ADN ainsi réparée se trouve être différente de celle qu'elle était avant d'être altérée ; la protéine produite par le gène ayant été touché est donc différente de celle qu'il y avait avant : on appelle ce phénomène la mutation....
Kalaxa : D’après Andrew Nicoll, réalisateur de "Bienvenue à Gattaca" : […] Le problème est avant tout une question d'éthique. Comment situe-t-on la ligne qui sépare l'éradication d'une maladie de l'amélioration de l'être humain. Jusqu'où peut-on aller ? Doit-on considérer la myopie ou la calvitie précoce comme une maladie ? Où faut-il s'arrêter ? |
Concrètement, que feriez-vous ? Serait-ce "bien" ou "mal" de combattre cette mutation génétique qui provoque la maladie (drépanocytose) ?...
Question subsidiaire qui renverse la question de l'eugénisme : n'aurait-on pas intérêt à favoriser les mutations au-delà du naturel ? (vous ne la trouvez pas pénible cette question ?)
Source sur le rapport drépanocytose/paludisme :
http://www.afrik.com/article7097.html
Bon GR de l'ALC Kalaxa ! _________________
La liberté de l'être humain est telle, qu'il peut créer ses Dieux et Déesses pour les honorer |
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isis Membre Actif

:  Inscrit le: 03 Mai 2006 Messages: 571 Localisation: indre et loire
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 1:42 am Sujet du message: |
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gentéiquuement parlant; bien sur que l'etre huamin est capable d'effacer de l 'adn ou l'arn ces maladies mais la question que je soulevais serait plutôt : " où dans le temps celà nous menerat'il surhomme ? sous homme ? " huxley visonnaire ou simplement annonciateur des bouleversements qui vont nous arriver ? que repondre à celà 1er bb eprouvette il y a bien lontemps manipulation genétique dans le but de guerir soit mais l'homme a toujours soif de prendre les resultats scientifiques ( atome = bome atomique etc! ) pour n'en faire qu'à sa guise ( armée, etc.) alors bon sens ou dérive combien de scientifiques ont regretté après coup d'avoir mis à la lumière leur travail ( enstein, curie, pasteur, fleming ils doivent tous se retourner dans leur tombe quand ils voient ce que nous avons fait de leur recherches )
bref paranthese sur l'eugenisime car qui d'entre nous n'ezst ps sur un jour de faire naitre un enafant malformé trisomique ou que sais je encore alors extermination systematique ou compassion devant l'innocence ? _________________
vivre pleinement en accord avec soi même |
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Mystiik Membre Actif

:  Inscrit le: 01 Mai 2006 Messages: 274 Localisation: PARIS, 48°53'09.96"N, 2°19'41.78 E
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 2:16 am Sujet du message: |
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| Citation: |
| isis bien sur que l'etre huamin est capable d'effacer de l 'adn ou l'arn ces maladies [] alors extermination systematique ou compassion devant l'innocence ? |
Oui, peut-être, qu'on peut ou qu'on pourra traiter la maladie en question ou d'autres maladies génétiques à l'origine de malformations physiques.
Mais selon moi, évitons de mêler directement les enfants à la question qui ajoutent une dose d'émotion (et avec le mot "innocence" opposé au mot "extermination", on pourrait penser - à mauvais escient et inutilement pour le débat selon moi - au peleton d'exécution pour les enfants ou aux massacres bibliques des nouveaux nés par l'épée ce qui n'est pas le propos).
Concrètement, si nous devions être devant le choix d'appliquer ou non le plan d'éradication médicale de la drépanocytose, devrait-on combattre ou non cette mutation génétique (pour mémoire, la drépanocytose limite les cas mortels de paludisme ) ? Oui ou Non ? (c'est bien sûr un exemple qui ne nécessite pas d'être médecin ou biologiste pour répondre, mais réel, pour aller au-delà du jugement tout blanc ou du tout noir de la sélection génétique humaine...)
Et quid de la question corollaire : plutot que de sélectionner pour limiter, ne devrait-on pas favoriser les mutations génétiques voire même au-delà de ce que la Nature nous offre pour augmenter notre propre biodiversité et finalement, la résistance de l'espèce face aux aléas ? _________________
La liberté de l'être humain est telle, qu'il peut créer ses Dieux et Déesses pour les honorer |
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Horapollon ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 14 Fév 2006 Messages: 1894 Localisation: 2 Empreintes
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 11:13 am Sujet du message: |
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Je pensais que l'origine du terme Eugénisme se rapportait aux méfaits des américains(avec peut être un certain Eugène, mdr) mais apparement on l'interprète d'une manière plus neutre.
Ceci dit en voici une origine étymologique, eugénisme signifiant bien né en grec:
| Citation: |
| Sparte instaure une politique d'eugénisme. Dès sa naissance, l'enfant doit être présenté à une commission d'anciens qui décident si l'enfant est suffisamment robuste et bien conformé. Les enfants qui ne satisfont pas à ces critères sont jetés aux Apothètes, un gouffre au pied du Taygète. |
wikipedia
Le terme peut donc prêter à confusion, et je me demande si lui même était réellement bien né.
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Simoo_de_Jamyr *Membre d'Honneur*

:  Inscrit le: 10 Juin 2006 Messages: 738 Localisation: *-* Dans ma cuisine, avec vue sur le jardin *-*
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 1:06 pm Sujet du message: |
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| Citation: |
| bref paranthese sur l'eugenisime car qui d'entre nous n'est pas sur un jour de faire naitre un enfant malformé trisomique ou que sais je encore alors extermination systematique ou compassion devant l'innocence ? |
Actuellement, c'est aux parents de choisir. Dans le cas d'une politique eugéniste, la décision serait imposée: élimination directe, naissance mais stérilisation pour éviter de transmettre la tare, ou laisser vivre car patrimoine génétique rare et intéressant (utile pour diverse raison).
Il y a aussi le cas des papillons de nuit anglais:
Des papillons de nuits aus ailes blanches dormaient le jour sur le tronc des bouleaux (blans eux aussi). Invisibles pour les oiseaux, ils se multipliaient tranquillement, même si quelques individu "anormaux" aux ailes noires apparaissaient de temps en temps. Lors de l'explosion de l'activité industrielle de Londres avec ses brouillards de fumée de charbon, les troncs des arbres ont noirci. Les papillons blancs ont alors été mangés par les oiseaux et les papillons noirs se sont multipliés.
Comme quoi la "tare" d'aujourd'hui peut devenir le "standard" de demain... |
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Fredericus ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 29 Juil 2006 Messages: 2408 Localisation: A la droite de Thehuti, aux pieds de Maât
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 1:22 pm Sujet du message: Le battement d'ailes d'un papillon ... |
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Oh oh,
"Comme quoi la "tare" d'aujourd'hui peut devenir le "standard" de demain..."
On rejoint là le débat originel. Je crains, Isis l'Adorée, que ton sujet qui avait pour but d'éclairer les propos de quelques uns ne finissent par déclencher de violentes turbulences. Enfin, vous connaissez la théorie de Lorenz sur l'effet papillon...
Fredericus Coriarius _________________

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eve ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 09 Mai 2006 Messages: 2176 Localisation: alsace
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 1:36 pm Sujet du message: |
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l'effet papillon c'est par exemple un fait anodin qui se produit quelque part et qui déclenche toute une série de faits plus ou moins castastrophiques au fur et à mesure du temps  _________________ «Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.»Danton
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Fredericus ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 29 Juil 2006 Messages: 2408 Localisation: A la droite de Thehuti, aux pieds de Maât
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Posté le: Mar Aoû 01, 2006 1:41 pm Sujet du message: Effet Papillon |
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Je t'invite à aller voir la très bonne définition qui est donnée sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon
Sinon pour résumer cela peut se traduire par "petites causes, grands effets". Benjamin Franklin, qui a écrit un livre de maximes disait :
À cause du clou, le fer fut perdu
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou
En gros ici, un "post" une guerre (je ne parle pas de celui-ci, mais du départ. Ici on est déjà au deuxième battement d'ailes )
Fredericus Coriarius _________________

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