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[Autre] Maori

 
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Nokomis
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MessagePosté le: Mer Avr 19, 2006 11:12 am    Sujet du message: [Autre] Maori Répondre en citant

Le Tangi Religion & Spiritualité



Le Tangi - funérailles

Qand un Tangi (service funéraire) a lieu sur le Marae, les gens du Marae local tiennent en main des rameaux de feuilles vertes. Les rameaux sont un symbole de deuil.

Un service funèbre se déroule avant l'enterrement du "tupapaku" (le corps). Le Māori ne veut pas laisser le corps seul après la mort, aussi sera-t-il porté jusqu'au Marae où il restera avec la famille et les amis jusqu'à l'enterrement. Des discours seront adressés directement au "tupapaku", les Māoris croyant que l'esprit ne quitte pas vraiment le corps, jusqu'à ce que celui-ci soit enterré.

Le "urupa" (le cimetière) est généralement à l'intérieur du complexe du Marae, et c'est un lieu particulièrement "tapu" (sacré). Quand on quitte le cimetière, le "tapu" peut être levé en se lavant les mains à l'eau. A cet effet, il y a souvent un récipient d'eau juste à l'extérieur de la porte de l'urupa.

Selon les croyances traditionnelles Māories, les âmes des morts voyagent jusqu'à l'arbre indigène "Pohutukawa" qui se trouve à la pointe du Cap Reinga, à l'extrême nord de l'île du Nord. ( Reinga en Māori veut dire : saut, lieu d'où l'on saut ; lieu où résident les esprits des morts) L'âme glisse le long d'une racine du Pohutukawa, jusque tout en bas, dans la mer.

L'âme émerge à Ohaua, qui est la pointe la plus élevée des Iles des Trois Rois, pour un dernier voyage avant de retourner à Hawaiiki, rejoindre les ancêtres.

Autrefois, la tête d'un chef aimé ou d'un guerrier important était coupée et conservée, de façon à rester pour toujours avec la famille et la tribu en deuil.

Tapu - Noa

Tapu est la principale source de vigueur dans la vie Māori. Tapu a de nombreuses significations, et on y fait souvent référence. Le mot "tapu" peut être interprété comme "sacré", et comprend une forte obligation de respect de règlements et d'interdictions.

Une personne, un objet ou un endroit qui est "tapu" ne doit pas subir de contact humain. Parfois, on ne doit pas même l'approcher. Une personne ainsi tapouée se trouve en la puissance d'un dieu, ou mauvais génie qu'on appelle Atoua.

Dans les premiers temps, les membres de haut rang d'une tribu ne devaient pas toucher un objet appartenant à un membre d'un rang inférieur. Cela était considéré comme une "pollution". De même, les personnes d'un rang inférieur ne devaient pas toucher quelque chose appartenant à une personne de haute naissance. La sanction était la mort.

La rupture du "tapu" pouvait entraîner la colère des dieux. Certains objets étaient particulièrement "tapu" : le seul fait de les toucher était un acte dangereux, sauf pour les prêtres dûment qualifiés pour le faire. En 1772, l'explorateur français Marion du Fresne fut tué à Tarcoury's Cove, en Nouvelle-Zélande, pour avoir commis une infraction de "tapu".

De même, autrefois, la nourriture préparée pour un chef était tapu, et ne pouvait pas être mangée par un inférieur. "Noa", par contre, levait le "tapu" pesant sur une personne ou un objet. "Noa" est semblable à une bénédiction.

Et bien que les gens ne soient plus soumis au "tapu" comme dans ces temps reculés, tapu et noa font encore partie actuellement de la culture Māori.

Aujourd'hui, une maison neuve peut être l'objet d'une cérémonie de "noa", pour enlever le tapu, et assurer la sécurité à la maison avant que ne s'y installe la famille. De nos jours, l'observance du "tapu" existe encore de façon évidente en ce qui concerne la maladie, la mort, les funérailles. On le retrouve aussi dans le Marae et dans le Whare.

La raison initiale du "tapu" n'apparaît plus très clairement aujourd'hui dans certains cas, mais dans d'autres cas, par exemple dans tout ce qui touche à la conservation de l'environnement naturel, son action bénéfique pour l'ensemble de la communauté est évidente.

Religion et spiritualité

A l'origine, on croyait que le dieu Tane avait offert au genre humain trois paniers de connaissance - "Nga Kete-o-te-Wananga". Ces paniers contenaient les récits de la création, des instructions concernant la magie etc.

Les Māoris croient que toute chose vient des dieux. Toutes les choses sont incarnées dans certaines montagnes, rivières ou lacs, et toutes ont un certain type d'âme, le wainua. C'est pourquoi les Māoris ont des liens spirituels forts avec la terre. Certains sites géographiques de Nouvelle-Zélande sont des points d'ancrage importants pour l'identité Māori. Par exemple, le fleuve Wanganui a une signification culturelle et spirituelle toute spéciale pour les Māoris.

Le Mont Ngaruahoe et le Mont Ruapehu, tous les deux situés dans l'Ile Nord, sont sacrés pour les Māoris. La plupart des choses contiennent "mana", l'essence spirituelle. Mana est en l'homme lui-même, dans la terre, la nature, et aussi dans certains objets fabriqués par l'homme.

Si des personnes non autorisées sont en contact avec le "mana" contenu dans certains objets ou certains êtres, cela peut en faire sortir le mana. Des règles de "tapu" extrêmement strictes protègent les objets liés aux cérémonies, qui sont particulièrement remplis de "mana".

Le lézard a une signification particulière dans l'ancienne mythologie Māori. Ce reptile était considéré comme l'émissaire du dieu Whiro. Whiro représentait tout ce qui est mauvais sur terre, et apportait l'infortune aux malheureuses tribus. Si les dieux étaient en colère et voulaient tuer un homme, ils invoquaient le lézard qui entrait dans le corps de l'homme, et dévorait ses organes vitaux.

Le lézard est aussi présent dans les motifs artistiques. Dans ce cas, le pouvoir maléfique du lézard était transformé en une sorte de protection. La tradition orale raconte qu'une maison destinée à l'enseignement de connaissances supérieures - un Whare Wananga - avait parfois un lézard enterré en-dessous des pieux de soutènement. Et alors, l'esprit protégeait le Whare-Wananga.

La baguette du dieu - "The godstick"

Dans les temps anciens, le "tiki wananga" ou baguette du dieu, était utilisé pour pratiquer les rites. Il était habituellement fabriqué en bois, avec un tiki au bout supérieur, et se terminait par une base taillée en pointe. Pour les occasions rituelles, des cordons et des plumes rouges ornaient la "baguette du dieu" et semblaient lui donner vie.

L'esprit du dieu représenté entrait alors dans la "baguette" et celle-ci devenait l'intermédiaire entre le prêtre et l'esprit avec lequel il voulait entrer en contact. Seuls les prêtres ou des personnes qualifiées pouvaient se servir de la "baguette du dieu". Avant de faire appel à une divinité, le prêtre fichait la baguette dans le sol ou la prenait en main. Il pouvait alors invoquer la divinité en question pour qu'elle bénisse ou aide la tribu.

Ringatu et Ratana


Te Kooti Rikirangi fonda le mouvement Ringatu pendant son emprisonnement aux Iles Chatham, en 1867. Ringatu signifie "la main levée". Le mouvement Ringatu existe encore aujourd'hui, et bien qu'il ne compte pas un grand nombre d'adeptes, il est reconnu comme une église officielle.

En novembre 1918, un autre mouvement fut lancé par Tahupoti Wiremu Ratana, donnant naissance à l'église Ratana. Ratana acquit une renommée nationale en guérissant par la foi, et il fonda beaucoup d'églises. Il prêchait la foi en Dieu, et le rejet de "tohungaism" Māori.

Il se fit l'avocat du rejet de certaines traditions Māori, comme les représentations sculptées, le tribalisme, l'animisme, le tapu, et appela à la ratification du Traité de Waitangi. On parlait de Ratana en le disant "Mangai", la bouche-même de Dieu.

Tahupotiki Ratana mourut en 1939, mais l'église Ratana est encore très bien représentée dans les communautés Māoris. Aujourd'hui environ un tiers des Māoris fréquentant l'Église d'Angleterre (protestante), l'église catholique ou l'église Ratana.


Légendes Maoris


La légende de Maui et la création d'Aotearoa
(Nouvelle-Zélande)

Maui était un demi-dieu vivant à Hawaiiki. Un jour qu'il était parti pêcher avec son frère, et qu'ils voguaient en plein océan, Maui jeta son hameçon magique le long de son waka. Au bout d'un moment, il sentit une grosse prise au bout de la ligne. La traction était trop forte pour qu'il s'agisse d'un simple poisson, et Maui appela son frère à l'aide.

Après qu'ils aient beaucoup peiné et tiré, ils virent sortir Te ika a maui ( le poisson de Maui), qui est devenu l'Ile Nord de la Nouvelle Zélande. Une fois que Maui et son frère eurent réussi à haler le poisson hors des flots, Maui bondit dessus et entreprit de mettre le poisson à mort, à l'aide de son "mere".

Les coups donnés par Maui au "poisson" sont à l'origine des nombreuses chaînes montagneuses de l'Ile Nord actuelle. Maui pêcha aussi l'Ile du Sud, qui est connue sous le nom de te Waka a Maui ( le waka de Maui). L'île Stewart, tout en bas de la Nouvelle Zélande, porte le nom de te puna a Maui (l'ancre de Maui) : c'est l'ancre qui a retenu le waka de Maui pendant qu'il tirait le poisson géant.


La légende de Hinemoa et Tutanekai

Il était une fois un jeune et beau guerrier qui s’appelait Tutanekai.

Tutanekai vivait sur l’île de Mokoia. Sur le continent, de l’autre côté du lac, à Rotorua, vivait une jeune fille qui s’appelait Hinemoa et qui était renommée pour sa grande beauté. De nombreux chefs, jeunes et beaux, venaient voir le père de Hinemoa pour demander sa main. Mais le père de Hinemoa considérait qu’aucun de ces jeunes guerriers n’était digne de sa fille.

De temps à autre, les différentes tribus se réunissaient pour discuter des affaires tribales. Un jour, pendant une de ces réunions, Hinemoa et Tutanekai se virent de loin. Ils ne pouvaient pas communiquer, le père de Hinemoa veillant à ce que Hinemoa reste éloignée des jeunes prétendants.

Au premier regard, ce fut le coup de foudre entre Hinemoa et Tutanekai.

Après la réunion tribale, Tutanekai dut regagner Mokoia. Il passait ses jours et ses nuits à jouer sur sa flûte de belles et très tristes mélodies, pensant sans cesse à Hinemoa. De l’autre coté du lac, Hinemoa entendait ces mélodies dans la nuit, mais elle ne savait pas d’où elles venaient.

Chaque fois qu’il y avait des réunions tribales, Hinemoa et Tutanekai avaient l’occasion se voir. Mais le contact restait impossible. Avec le temps, ils devenaient de plus en plus amoureux l’un de l’autre.

Un jour, cependant, ils réussirent à échanger quelques mots. Tutanekai voulait toute de suite demander au père de Hinemoa s’ils pouvaient se marier. Mais Hinemoa savait que son père refuserait, comme d’habitude.

Tutanekai demanda alors à Hinemoa de rentrer avec lui à Mokoia, mais cette proposition effraya Hinemoa. Elle disait que son père l’obligerait à retourner vivre à Rotorua, et qu’elle et Tutanekai n’auraient plus jamais le droit de se voir.

Tutanekai, très amoureux, n’avait pas l’intention d’abandonner. Il avait un plan. Il demanda à Hinemoa de descendre au bord du lac pendant la nuit, quand la tribu dormirait. Hinemoa devait prendre un des canoës, et traverser le lac jusqu’à Mokoia en pagayant le plus vite possible.

Hinemoa avait peur de ne pas trouver l’île de Mokoia, et demanda à Tutanekai comment faire pour ne pas se perdre. Tutanekai lui dit qu’il jouerait de la flûte, comme d’habitude, et qu’elle n’aurait qu’à suivre la musique. Hinemoa comprit alors que les belles mélodies qu’elle entendait chaque soir venaient de Tutanekai et sa flûte. Elle n’eut plus le moindre doute : elle trouverait l’île de Mokoia.

Cette même nuit, alors que toute sa tribu dormait, Hinemoa descendit en cachette jusqu’au bord du lac. Mais à sa grande déception, il n’y avait aucun canoë assez près du bord pour qu’elle puisse le traîner jusqu’à l’eau. Les canoës, rangés trop loin du bord, étaient trop lourds pour Hinemoa. Tristement, elle rentra en pleurant, d’autant plus qu’elle entendait, au loin, la flûte de Tutanekai, et sa musique qui l’appelait. Elle pleura jusqu’à ce qu’elle trouve enfin le sommeil.

La nuit suivante, Hinemoa attendit encore que toute la tribu soit endormie pour descendre à nouveau au bord du lac. Mais, cette fois non plus, aucun canoë n’était assez près de l’eau. Comme la veille, Hinemoa, en larmes, dut faire demi-tour, alors quelle entendait, de l’autre côté du lac, la flûte de Tukaneka qui l’appelait encore.

Désespérée, Hinemoa décida que s’il n’y avait pas de canoë la nuit suivante, elle essaierait de rejoindre l’île de Mokoia sur un radeau qu’elle fabriquerait elle-même.

Le lendemain, il n’y avait toujours pas de canoë assez près du bord du lac. Avec les morceaux de bois et du lin qu’elle avait ramassés en secret pendant la journée, Hinemoa, en toute hâte, fabriqua un radeau. Elle entendait la flûte de Tukanekai : elle embarqua et se dirigea sur le lac vers la source de la musique.

Après avoir pagayé un long moment dans la nuit, Hinemoa eut l’impression que la terre approchait. Doucement, elle se laissa glisser dans l’eau, et toucha le fond. Elle avait très froid. Pendant qu’elle marchait dans l’eau vers la terre, elle sentit l’eau devenir de plus en plus chaude. Tout d’un coup elle se retrouva dans un «bain» d’eau chaude, à la température idéale, et qui bouillonnait doucement. Ce «bain» d’eau était alimenté par un geyser.

Avec reconnaissance, Hinemoa s’étendit dans le «bain», laissant la douceur de l’eau chaude réchauffer lentement son corps glacé. Au bout d’un moment, Hinemoa entendit un bruit dans la nuit. C’était Tukanekai qui venait la chercher.

Tukanekai emmena Hinemoa dans son village, et ils se marièrent.

Le «bain» d’eau chaude bouillonnant, où Hinemoa s’est réchauffée après sa longue traversée du lac, est connu aujourd’hui sous le nom de «Hinemoa’s Bath».

La légende du Moko

Selon la mythologie Māorie, le tatouage a commencé par une histoire d'amour entre un jeune homme qui s'appelait Mataora (ce qui signifie " visage de la vitalité ") et une jeune princesse du monde des ténèbres du nom de Niwareka.

Un jour Mataora frappa Niwareka. Niwareka s'enfuit alors pour rejoindre le royaume de son père, un royaume nommé Uetonga. Mataora, le cœur brisé et repentant, partit à la recherche de Niwareka. Après bien des épreuves, et après avoir surmonté de nombreux obstacles, Mataora est finalement arrivé dans le royaume de Uetonga. Mais, après son long voyage, la peinture de son visage était sale et abîmée.

La famille de Niwareka se moqua de la piteuse apparence de Mataora.. Humblement, Mataora implora le pardon de Niwareka , et elle finit par le lui accorder. Le père de Niwareka offrit alors à Mataora de lui enseigner l'art du tatouage. En même temps, Mataora apprit l'art de Taniko - qui consistait à garnir le bord des manteaux de tresses de toutes les couleurs.

Mataora et Niwareka ont ensuite regagné le monde des humains, en y rapportant l'art du moko et celui du taniko

Comme le prouve l'archéologie, c'est à la culture polynésienne orientale que la Nouvelle Zélande doit l'art du tatouage. On peut retrouver les ciseaux en os utilisés pour le tatouage dans des sites archéologiques de différentes époques en Nouvelle-Zélande, aussi bien que dans des sites de l'ancienne Polynésie Est. Mais si le Māori a pratiqué le tatouage, il n'existe aucune preuve que le peuple Moriori l'ait fait.

En Nouvelle-Zélande, c'est sur les sites les plus anciens qu'on trouve les ciseaux avec les lames les plus larges, ce qui tendrait à confirmer la théorie selon laquelle, dans les époques les plus reculées, on préférait des motifs rectilignes de tatouage.


Le Moko - tatouage complet du visage



La tête était considérée comme la partie la plus sacrée du corps, et comme le tatouage faisait couler du sang, les artisans tatoueurs, les "tohunga-ta-oko", étaient des personnes particulièrement "tapu". Tous les Māoris de haut rang étaient tatoués et ceux qui ne l'étaient pas étaient considérés comme des personnes sans aucun statut social. Par ailleurs, le moko rendait le guerrier attirant pour les femmes.

Le tatouage commençait dès la puberté, accompagné de beaucoup de rites et de cérémonies rituelles. L'instrument employé pour tatouer était un ciseau en os, soit avec un bord en dents de scie, soit avec un bord droit et très tranchant. La première opération du tatouage consistait à faire de profondes entailles dans la peau.
Ensuite, on trempait le ciseau dans un pigment de suie, tel que la gomme brûlée de l'arbre indigène gomme, le Kauri ( grand conifère des forêts du nord de l'île du Nord, au fût élancé et à la couronne très haute, qui peut devenir géant ), ou bien la suie des chenilles brûlées. Ensuite, le pigment était martelé dans la peau.

C'était extrêmement douloureux et très long ; souvent, on plaçait des feuilles de l'arbre indigène, le Karaka, sur les incisions boursouflées du tatouage pour accélérer la guérison.

Les guerres étaient fréquentes, et le guerrier avait peu de temps pour récupérer. Durant le temps de guérison, il était souvent impossible de manger, à cause du gonflement du visage. Pour y arriver, on versait de la nourriture liquide dans un entonnoir en bois, jusqu'à ce que le guerrier soit à nouveau capable de s'alimenter normalement. Pendant le tatouage, on jouait de la flûte et on récitait des poèmes, pour aider à soulager la douleur.

Bien que les tatouages se fassent surtout sur le visage, les guerriers du nord d'Auckland se faisaient des tatouages en spirale sur les fesses, et souvent jusqu'au genoux.

Les femmes étaient moins tatouées. Leurs lèvres étaient soulignées, habituellement de bleu foncé. Leurs mentons étaient tatoués, et parfois quelques lignes fines décoraient les joues et le front.

›› Tohunga : Sorcier, prêtre, sage, guérisseur.

›› Tohungaism : médecine traditionnelle des guérisseurs Māoris.

Le travail des tohunga s'entourait d'un certain rituel et de pratiques religieuses. C'est cela qui lui conférait un caractère sacerdotal. Les tohunga pouvaient se spécialiser dans une discipline : connaissances sacrées, cérémonial rituel, histoire, légendes et généalogies, ou encore : relations avec les esprits et démons, mais, en fait, chacun devait avoir des compétences dans les autres domaines.

Les tohunga-magiciens subissaient un long entraînement physique et mental. Leur commerce avec les dieux était censé leur donner des pouvoirs surnaturels. Aussi étaient-ils des conseillers influents auprès des conseils de tribu et des chefs importants qui détenaient un grand pouvoir, de par leur ascendance.

On consultait le Tohunga, qui s'interrogeait l'avenir en jetant une baguette faite de "raupo", (typha angustifolia, espèce de roseau fort commun en Nouvelle Zélande.)

Peut être qualifié de Tohunga, toute personne habile et experte dans un art :par exemple la construction (des pirogues ou des maisons) le tatouage, la sculpture sur bois, etc. Le travail des Tohunga s'entourait d'un certain rituel et de pratiques religieuses. C'est cela qui lui conférait un caractère sacerdotal.


Source : Dictionnaire Néo-Zélandais-Français - Ewen Jones, Myreille Pawliez. Editions L'Harmattan
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lisenn
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MessagePosté le: Mer Avr 19, 2006 12:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

alors là, c'est un post extra et super interressant, merci pour toute ces précisions.
:bisous: :bisous:
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Nokomis
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MessagePosté le: Dim Avr 23, 2006 2:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le coquillage Paua



Le Paua : Grand coquillage dont les Maoris mangent la chair et conservent les coquilles. A l’intérieur, la coquillage présente des reflets bleus. On l’utilise pour les sculptures en bois des maraes ou autres. Il représente les yeux de ces statues. On fabrique aussi des bijoux pour les femmes. Il est également utilisé comme cendrier chez les Maoris.

Source: Maoris enfants des 5 continents
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MessagePosté le: Dim Avr 23, 2006 2:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Marae

Le Marae est un endroit sacré chez les Maoris. C’est le centre de la culture maori. C’est à la fois une maison commune et le terrain qui se trouve devant.

C’est l’endroit où l’on célèbre les mariages, les naissances, les enterrements et où on accueille les invités importants.



Il est construit en bois, décoré de sculptures en bois qui racontent l’histoire de leurs ancêtres. A l’intérieur, il y a des photos des anciens. Sur les murs il y a des panneaux en jonc tressé (tukutuku)

Il y a des rites à suivre lorsqu’on arrive dans un marae. Cette cérémonie s’appelle le powhiri.

Une femme qui accueille les visiteurs chante en maori. Celle qui arrive lui répond. Les anciens font des discours en maori. Puis il y a des chants et des danses.

Ensuite il y a le hongi.

Après tout cela seulement, on peut rentrer à l’intérieur du marae. Il faut enlever ses chaussures à l’intérieur du marae par respect.

Quelques formules de politesse

Kia ora Bonjour ! Bonne chance ! Bonne santé
Haere mai Bienvenue !
Haere ra Au revoir (dit la personne qui reste)
E noho ra Au revoir (dit la personne qui s’en va)
Tena koutou Bonjour (s’adresse à beaucoup de monde réuni)
Ka pai Merci ! Bon ! Excellent !

Source: Maoris Les enfants des 5 continents
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Agrippa
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MessagePosté le: Dim Avr 23, 2006 3:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Trop cool tous ces infos,et les coquillages,j'en veux un ils sont trop beaux Surprised
Sinon,chez moi j'ai un haricot rouge,et c'est une légende amérindienne que cet haricot rouge réalise nos voeux et confère chance Smile
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shamana
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MessagePosté le: Mer Mai 07, 2008 10:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Si vous aimez les paysages de nouvelle zelande et la culture Maori, il existe un film magnifique : The River Queen.
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on ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.
Marcel Proust
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Nokomis
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MessagePosté le: Sam Sep 20, 2008 4:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah je note alors, je ne connais pas Smile
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MessagePosté le: Sam Sep 20, 2008 5:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Nokomis"Le coquillage Paua



Le Paua : Grand coquillage dont les Maoris mangent la chair et conservent les coquilles. A l’intérieur, la coquillage présente des reflets bleus. On l’utilise pour les sculptures en bois des maraes ou autres. Il représente les yeux de ces statues. On fabrique aussi des bijoux pour les femmes. Il est également utilisé comme cendrier chez les Maoris.

Source: Maoris enfants des 5 continents


autre nom du coquillage Abalone
on en fabrique de trés belle rune, que j'ai et qui sont quand même fragile ^_^

Mais la photo ici http://www.alliance-magique.com/divination/rpierre.php
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Un sourire est une clé secrète qui ouvre bien des coeurs...
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