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spirictus Membre en Promenade

:  Inscrit le: 08 Juin 2008 Messages: 32 Localisation: a plusieur endroit ^^
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Posté le: Jeu Juil 10, 2008 3:39 pm Sujet du message: les information prescise de ce que jesus voulait nous faire comprendre parmie ses paroles complexe |
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Bonjour tout le monde, j'ai fait specialement ce post pour parler au sujet des message de jesus christ, bon ne vous en faite pas, je ne suis pas chretient mais je me suis dit une chose: "et si les enseignement de jesus n'etait pas faux, mais plutot que ca soit les gens qui ne les lie pas par attention (en gros, au PIF) et que parmi les phrase que jesus avait dit, disait le mème avis que ceu qui croivent en la reincarnation, donc voila ce qu'avais dit allan kardec dans ses livres et en particulier, les plus important a savoir a tout prix (attention, ce post va ètre tres long ).
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| Que votre coeur ne se trouble point. - Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. - Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n'était, je vous l'aurais déjà dit, car je m'en vais pour préparer le lieu ; - et après que je m'en serai allé et que je vous aurai préparé le lieu, je reviendrai, et vous retirerai à moi, afin que là où je serai, vous y soyez aussi. (Saint Jean, ch. XIV, v. 1, 2, 3.) |
La maison du Père, cela doit ètre l'univers, les différentes demeures sont les mondes qui doivent circulent dans l'espace infini, et offrent aux Esprits incarnés des séjours appropriés à leur avancement.
Indépendamment de la diversité des mondes, ces paroles peuvent aussi s'entendre de l'état heureux ou malheureux de l'Esprit dans l'erraticité. Suivant qu'il est plus ou moins épuré et dégagé des liens matériels, le milieu où il se trouve, l'aspect des choses, les sensations qu'il éprouve, les perceptions qu'il possède varient à l'infini, tandis que les uns ne peuvent s'éloigner de la sphère où ils ont vécu, d'autres s'élèvent et parcourent l'espace et les mondes, tandis que certains Esprits coupables errent dans les ténèbres, les heureux jouissent d'une clarté resplendissante et du sublime spectacle de l'infini, tandis, enfin, que le méchant, bourrelé de remords et de regrets, qui sont souvent seul, sans consolations, et séparé des objets de son affection, gémit sous l'étreinte des souffrances morales, le juste (l'esprit bon), réuni à ceux qu'il aime, goûte les douceurs d'une indicible félicité. Là aussi il y a donc plusieurs demeures, quoiqu'elles ne soient ni circonscrites, ni localisées.
| Citation: |
| Aimez vos ennemis ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et qui vous calomnient ; - car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? Les publicains ne le font-ils pas aussi ? - Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous en cela de plus que les autres ? Les Païens ne le font-ils pas aussi ? - Soyez donc, vous autres, parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Saint Matthieu, ch. V, v. 44, 46, 47, 48.) |
Puisque Dieu possède la perfection infinie en toutes choses, cette maxime : «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait,» qui cela a belle et bien etais prise à la lettre, cela présupposerait donc la possibilité d'atteindre à la perfection absolue. S'il était donné à la création d'être aussi parfaite que le Créateur, elle lui deviendrait égale, ce qui est inadmissible. Mais les hommes auxquels s'adressait Jésus n'auraient point compris cette nuance, il se borne à leur présenter un modèle et leur dit de s'efforcer de l'atteindre.
Il faut donc entendre par ces paroles juste et sincère, la perfection relative, celle dont l'humanité est susceptible et qui la rapproche le plus de la Divinité. En quoi consiste cette perfection ? Jésus le dit:
| Citation: |
| Aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous persécutent. |
Il montre par ce qu'il dit que l'essence de la perfection, c'est la charité dans sa plus large acception, parce qu'elle implique la pratique de toutes les autres vertus. En effet, si l'on observe les résultats de tous les vices, et même ainsi que des simples défauts, on reconnaîtra qu'il n'en est aucun qui n'altère plus ou moins le sentiment de la charité, parce que tous ont leur principe dans l'égoïsme et l'orgueil, qui en sont la négation car tout ce qui surexcite le sentiment de la personnalité détruit, ou tout au moins affaiblit les éléments de la vraie charité, qui sont : la bienveillance, l'indulgence, l'abnégation et le dévouement. L'amour du prochain, porté jusqu'à l'amour de ses ennemis, ne pouvant s'allier avec aucun défaut contraire à la charité, est, par cela même, toujours l'indice d'une plus ou moins grande supériorité morale, d'où il résulte que le degré de la perfection est en raison de l'étendue de cet amour, c'est pourquoi Jésus après avoir donné à ses disciples les règles de la charité dans ce qu'elle a de plus sublime, leur dit :
| Citation: |
| Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. |
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| Jésus étant venu aux environs de Césarée-de-Philippe, interrogea ses disciples et leur dit : Que disent les hommes touchant le Fils de l'Homme ? Qui disent-ils que je suis ? - Ils lui répondirent : Les uns disent que vous êtes Jean-Baptiste ; les autres Elie, les autres Jérémie ou quelqu'un des prophètes. - Jésus leur dit : Et vous autres, qui dites-vous que je suis ? - Simon-Pierre, prenant la parole, lui dit : Vous êtes le Christ, le Fils de Dieu vivant. - Jésus lui répondit : Vous êtes bienheureux, Simon, fils de Jean, parce que ce n'est point la chair ni le sang qui vous ont révélé ceci, mais mon Père qui est dans les cieux. (Saint Matthieu, ch. XVI, v. de 13 à 17 ; saint Marc, ch. VIII, v. de 27 à 30.) |
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| . Cependant Hérode le Tétrarque entendit parler de tout ce que faisait Jésus, et son esprit était en suspens, - parce que les uns disaient que Jean était ressuscité d'entre les morts ; les autres qu'Elie était apparu, et d'autres qu'un des anciens prophètes était ressuscité. - Alors Hérode dit : J'ai fait couper la tête à Jean ; mais qui est celui de qui j'entends dire de si grandes choses ? Et il avait envie de le voir. (Saint Marc, ch. VI, v. 14, 15 ; saint Luc, ch. IX, v. 7, 8, 9.) |
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| (Après la transfiguration.) Ses disciples l'interrogèrent alors et lui dirent : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie revienne auparavant ? - Mais Jésus leur répondit : Il est vrai qu'Elie doit revenir et rétablir toutes choses ; - mais je vous déclare qu'Elie est déjà venu, et ils ne l'ont point connu, mais ils l'ont traité comme il leur a plu. C'est ainsi qu'ils feront souffrir le Fils de l'Homme. - Alors ses disciples comprirent que c'était de Jean-Baptiste qu'il leur avait parlé. (Saint Mathieu, ch. XVIII, v, de 10 à 13 ; saint Marc, ch. IX, v. 10, 11, 12.) |
En faite la réincarnation faisait partie des dogmes juifs sous le nom de résurrection ; seuls les Sadducéens, qui pensaient que tout finit à la mort, n'y croyaient pas. Les idées des Juifs sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, n'étaient pas clairement définies, parce qu'ils n'avaient que des notions vagues et incomplètes sur l'âme et sa liaison avec le corps. Ils croyaient qu'un homme qui a vécu pouvait revivre, sans se rendre un compte précis de la manière dont la chose pouvait avoir lieu, ils désignaient par le mot résurrection ce que le spiritisme appelle plus judicieusement réincarnation. En effet, la résurrection suppose le retour à la vie du corps qui est mort, ce que la science démontre être matériellement impossible, surtout quand les éléments de ce corps sont depuis longtemps dispersés et absorbés. La réincarnation est le retour de l'âme ou Esprit à la vie corporelle, mais dans un autre corps nouvellement formé pour lui, et qui n'a rien de commun avec l'ancien. Le mot résurrection pouvait ainsi s'appliquer à Lazare, mais non à Elie, ni aux autres prophètes. Si donc, selon leur croyance, Jean-Baptiste était Elie, le corps de Jean ne pouvait être celui d'Elie, puisqu'on avait vu Jean enfant et que l'on connaissait son père et sa mère. Jean pouvait donc être Elie réincarné, mais non ressuscité.
Or, il y avait un homme d'entre les Pharisiens, nommé Nicodème, sénateur des Juifs, - qui vint la nuit trouver Jésus, et lui dit : Maître, nous savons que vous êtes venu de la part de Dieu pour nous instruire comme un docteur ; car personne ne saurait faire les miracles que vous faites, si Dieu n'est avec lui, Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis : Personne ne peut voir le royaume de Dieu s'il ne naît de nouveau.
Nicodème lui dit : Comment peut naître un homme qui est déjà vieux, Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, pour naître une seconde fois ?
Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis : Si un homme ne renaît de l'eau et de l'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. - Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. - Ne vous étonnez pas de ce que je vous ai dit, qu'il faut que vous naissiez de nouveau. - L'Esprit souffle où il veut, et vous entendez sa voix, mais vous ne savez d'où il vient, ni où il va ; il en est de même de tout homme qui est né de l'Esprit
Nicodème lui répondit : Comment cela peut-il se faire ?
Alors Jésus lui dit:
| Citation: |
| Quoi ! vous êtes maître en Israël, et vous ignorez ces choses ! - En vérité, en vérité, je vous dis que nous ne disons que ce que nous savons, et que nous ne rendons témoignage que de ce que nous avons vu ; et cependant vous ne recevrez point notre témoignage. - Mais si vous ne me croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment me croirez-vous lorsque je vous parlerai des choses du ciel ? (Saint Jean, ch. III, v. de 1 à 12.) |
La pensée que Jean-Baptiste était Elie, et que les prophètes pouvaient revivre sur la terre, se retrouve en maints passages des Evangiles, notamment dans ceux relatés ci-dessus (n°, 1, 2, 3). Si cette croyance avait été une erreur, Jésus n'eût pas manqué de la combattre, comme il en a combattu tant d'autres ; loin de là, il la sanctionne de toute son autorité, et la pose en principe et comme une condition nécessaire quand il dit: Personne ne peut voir le royaume des cieux s'il ne naît de nouveau et il insiste en ajoutant: Ne vous étonnez pas de ce que je vous dis qu'il FAUT que vous naissiez de nouveau
Ces mots : un homme ne renaît de Si l'eau et de l'Espritont été interprétés dans le sens de la régénération par l'eau du baptême ; mais le texte primitif portait simplement: Ne renaît de l'eau et de l'Esprit,tandis que, dans certaines traductions, à de l'Esprit on a substitué : du Saint-Esprit, ce qui ne répond plus à la même pensée. Ce point capital ressort des premiers commentaires faits sur l'Evangile, ainsi que cela sera un jour constaté sans équivoque possible.
Pour comprendre le sens véritable de ces paroles, il faut également se reporter à la signification du mot eau qui n'était point employé dans son acception propre. Les connaissances des Anciens sur les sciences physiques étaient très imparfaites ; ils croyaient que la terre était sortie des eaux, c'est pourquoi ils regardaient l'eau comme l'élément générateur absolu ; c'est ainsi que dans la Genèse il est dit:
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| L'Esprit de Dieu était porté sur les eaux ; flottait à la surface des eaux ; - Que le firmament soit fait au milieu des eaux ; - Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que l'élément aride paraisse ; - Que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans l'eau, et des oiseaux qui volent sur la terre et sous le firmament. |
D'après cette croyance, l'eau était devenue le symbole de la nature matérielle, comme l'Esprit était celui de la nature intelligente. Ces mots : «Si l'homme ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ou en eau et en Esprit,» signifient donc : «Si l'homme ne renaît avec son corps et son âme.» C'est dans ce sens qu'ils ont été compris dans le principe.
Cette interprétation est d'ailleurs justifiée par ces autres paroles:
Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est l'Esprit. Jésus fait ici une distinction positive entre l'Esprit et le corps. Ce qui est né de la chair est chair, indique clairement que le corps seul procède du corps, et que l'Esprit est indépendant du corps.
L'Esprit souffle où il veut ; vous entendez sa voix, mais vous ne savez ni d'où il vient ni où il va, peut s'entendre de l'Esprit de Dieu qui donne la vie à qui il veut, ou de l'âme de l'homme ; dans cette dernière acception, Vous ne savez d'où il vient ni où il va signifie que l'on ne connaît ni ce qu'a été, ni ce que sera l'Esprit. Si l'Esprit, ou âme, était créé en même temps que le corps, on saurait d'où il vient, puisqu'on connaîtrait son commencement. En tout état de cause, ce passage est la consécration du principe de la préexistence de l'âme, et par conséquent de la pluralité des existences.
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| Or, depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des Cieux se prend par violence, et ce sont les violents qui l'emportent ; - car, jusqu'à Jean, tous les prophètes, aussi bien que la loi, ont prophétisé ; - et si vous voulez comprendre ce que je vous dis, c'est lui-même qui est Elie qui doit venir. - Que celui-là entende qui a des oreilles pour entendre. (Saint Matthieu, ch XI, v. de 12 à 15.) |
Si le principe de la réincarnation exprimé dans saint Jean pouvait, à la rigueur, être interprété dans un sens purement mystique, il ne saurait en être de même dans ce passage de saint Matthieu, qui est sans équivoque possible: c'est LUI-MEME qui est Elie qui doit venir
il n'y a là ni figure, ni allégorie : c'est une affirmation positive. Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent le royaume des cieux se prend par violence. Que signifient ces paroles, puisque Jean-Baptiste vivait encore à ce moment-là ? Jésus les explique en disant : Si vous voulez comprendre ce que je dis, c'est lui-même qui est Elie qui doit venir. Or, Jean n'étant autre qu'Elie, Jésus fait allusion au temps où Jean vivait sous le nom d'Elie. Jusqu'à présent le royaume des cieux se prend par violence, est une autre allusion à la violence de la loi mosaïque qui commandait l'extermination des infidèles pour gagner la Terre Promise, Paradis des Hébreux, tandis que, selon la nouvelle loi, le ciel se gagne par la charité et la douceur. Puis il ajoute: Que celui-là entende qui a des oreilles pour entendre. Ces paroles, si souvent répétées par Jésus, disent clairement que tout le monde n'était pas en état de comprendre certaines vérités
| Citation: |
| Ceux de votre peuple qu'on avait fait mourir vivront de nouveau ; ceux qui étaient tués au milieu de moi ressusciteront. Réveillez-vous de votre sommeil, et chantez les louanges de Dieu, vous qui habitez dans la poussière ; parce que la rosée qui tombe sur vous est une rosée de lumière, et que vous ruinerez la terre et le règne des géants. (Isaïe, ch. XXVI, v. 19.) |
Ce passage d'Isaïe est tout aussi explicite :Ceux de votre peuple qu'on avait fait mourir vivront de nouveau. Si le prophète avait entendu parler de la vie spirituelle, s'il avait voulu dire que ceux que l'on a fait mourir n'étaient pas morts en Esprit, il aurait dit: vivent encore, et non vivront de nouveau Dans le sens spirituel, ces mots seraient un non-sens, puisqu'ils impliqueraient une interruption dans la vie de l'âme. Dans le sens de régénération morale ils seraient la négation des peines éternelles, puisqu'ils établissent en principe que tous ceux qui sont morts revivront.
| Citation: |
| Mais quand l'homme est mort une fois, que son corps, séparé de son esprit, est consumé, que devient-il ? L'homme étant mort une fois, pourrait-il bien revivre de nouveau ? Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j'attends que mon changement arrive. (JOB, ch. XIV, v. 10, 14. Traduction de Le Maistre de Sacy.) |
Quand l'homme meurt, il perd toute sa force, il expire, puis où est-il ? - Si l'homme meurt, revivra-t-il ? Attendrai-je tous les jours de mon combat, jusqu'à ce qu'il m'arrive quelque changement ? (Id. Traduction protestante d'Osterwald.)
Quand l'homme est mort, il vit toujours, en finissant les jours de mon existence terrestre, j'attendrai, car j'y reviendrai de nouveau. (Id. Version de l'Eglise grecque.)
Le principe de la pluralité des existences est clairement exprimé dans ces trois versions. On ne peut supposer que Job ait voulu parler de la régénération par l'eau du baptême qu'il ne connaissait certainement pas. «L'homme étant mort une fois, pourrait-il bien revivre de nouveau ?» L'idée de mourir une fois et de revivre, implique celle de mourir et de revivre plusieurs fois. La version de l'Eglise grecque est encore plus explicite, si c'est possible. «En finissant les jours de mon existence terrestre, j'attendrai, car j'y reviendrai» c'est-à-dire, je reviendrai à l'existence terrestre. Ceci est aussi clair que si quelqu'un disait : «Je sors de ma maison, mais j'y reviendrai.»
«Dans cette guerre où je me trouve tous les jours de ma vie, j'attends que mon changement arrive.» Job veut évidemment parler de la lutte qu'il soutient contre les misères de la vie ; il attend son changement, c'est-à-dire il se résigne. Dans la version grecque, j'attendrai semble plutôt s'appliquer à la nouvelle existence : «Lorsque mon existence terrestre sera finie, j'attendrai, car j'y reviendrai» Job semble se placer, après sa mort, dans l'intervalle qui sépare une existence de l'autre, et dire que là il attendra son retour. Il n'est donc pas douteux que, sous le nom de résurrection, le principe de la réincarnation était une des croyances fondamentales des Juifs ; qu'il est confirmé par Jésus et les prophètes d'une manière formelle ; d'où il suit que nier la réincarnation, c'est renier les paroles du Christ. Ses paroles feront un jour autorité sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, quand on les méditera sans parti pris.
Mais à cette autorité, au point de vue religieux, vient s'ajouter, au point de vue philosophique, celle des preuves qui résultent de l'observation des faits ; quand des effets on veut remonter aux causes, la réincarnation apparaît comme une nécessité absolue, comme une condition inhérente à l'humanité, en un mot, comme une loi de nature ; elle se révèle par ses résultats d'une manière pour ainsi dire matérielle, comme le moteur caché se révèle par le mouvement ; elle seule peut dire à l'homme d'où il vient, où il va, pourquoi il est sur la terre et justifier toutes les anomalies et toutes les injustices apparentes que présente la vie Sans le principe de la préexistence de l'âme et de la pluralité des existences, la plupart des maximes de l'Evangile sont inintelligibles ; c'est pourquoi elles ont donné lieu à des interprétations si contradictoires ; ce principe est la clef qui doit leur restituer leur véritable sens.
| Citation: |
| Lorsqu'il fut venu vers le peuple, un homme s'approcha de lui, qui se jeta à genoux à ses pieds, et lui dit : Seigneur, ayez pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre beaucoup, car il tombe souvent dans le feu et souvent dans l'eau. Je l'ai présenté à vos disciples, mais ils n'ont pu le guérir. - Et Jésus répondit en disant : O race incrédule et dépravée, jusqu'à quand serai-je avec vous ? jusqu'à quand vous souffrirai-je ? Amenez-moi ici cet enfant. - Et Jésus ayant menacé le démon, il sortit de l'enfant, lequel fut guéri au même instant. - Alors les disciples vinrent trouver Jésus en particulier, et lui dirent : Pourquoi n'avons-nous pu, nous autres, chasser ce démon ? - Jésus leur répondit : C'est à cause de votre incrédulité. Car je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle s'y transporterait, et rien ne vous serait impossible. (Saint Matthieu, ch. XVII, v. de 14 à 19.) |
Au sens propre, il est certain que la confiance en ses propres forces rend capable d'exécuter des choses matérielles qu'on ne peut faire quand on doute de soi ; mais ici c'est uniquement dans le sens moral qu'il faut entendre ces paroles. Les montagnes que la foi soulève sont les difficultés, les résistances, le mauvais vouloir, en un mot, que l'on rencontre parmi les hommes, alors même qu'il s'agit des meilleures choses ; les préjugés de la routine, l'intérêt matériel, l'égoïsme, l'aveuglement du fanatisme, les passions orgueilleuses sont autant de montagnes qui barrent le chemin de quiconque travaille au progrès de l'humanité. La foi robuste donne la persévérance, l'énergie et les ressources qui font vaincre les obstacles, dans les petites choses comme dans les grandes ; celle qui est chancelante donne l'incertitude, l'hésitation dont profitent ceux que l'on veut combattre ; elle ne cherche pas les moyens de vaincre, parce qu'elle ne croit pas pouvoir vaincre. Dans une autre acception la foi se dit de la confiance que l'on a dans l'accomplissement d'une chose, de la certitude d'atteindre un but, elle donne une sorte de lucidité qui fait voir, dans la pensée, le terme vers lequel on tend et les moyens d'y arriver, de sorte que celui qui la possède marche pour ainsi dire à coup sûr. Dans l'un et l'autre cas elle peut faire accomplir de grandes choses.
La foi sincère et vraie est toujours calme ; elle donne la patience qui sait attendre, parce qu'ayant son point d'appui sur l'intelligence et la compréhension des choses, elle est certaine d'arriver, la foi douteuse sent sa propre faiblesse, quand elle est stimulée par l'intérêt, elle devient furibonde, et croit suppléer à la force par la violence. Le calme dans la lutte est toujours un signe de force et de confiance, la violence, au contraire, est une preuve de faiblesse et de doute de soi-même. Il faut se garder de confondre la foi avec la présomption. La vraie foi s'allie à l'humilité, celui qui la possède met sa confiance en Dieu plus qu'en lui
-même, parce qu'il sait que, simple instrument de la volonté de Dieu, il ne peut rien sans lui ; c'est pourquoi les bons Esprits lui viennent en aide. La présomption est moins la foi que l'orgueil, et l'orgueil est toujours châtié tôt ou tard par la déception et les échecs qui lui sont infligés. La puissance de la foi reçoit une application directe et spéciale dans l'action magnétique ; par elle l'homme agit sur le fluide, agent universel, il en modifie les qualités, et lui donne une impulsion pour ainsi dire irrésistible. C'est pourquoi celui qui, à une grande puissance fluidique normale, joint une foi ardente, peut, par la seule volonté dirigée vers le bien, opérer ces phénomènes étranges de guérisons et autres qui jadis passaient pour des prodiges, et ne sont cependant que les conséquences d'une loi naturelle. Tel est le motif pour lequel Jésus dit à ses apôtres : si vous n'avez pas guéri, c'est que vous n'aviez pas la foi.
| Citation: |
| L'arbre qui produit de mauvais fruits n'est pas bon, et l'arbre qui produit de bons fruits n'est pas mauvais ; - car chaque arbre se connaît à son propre fruit. On ne cueille point de figues sur des épines, et l'on ne coupe point de grappes de raisin sur des ronces. - L'homme de bien tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et le méchant en tire de mauvaises du mauvais trésor de son coeur ; car la bouche parle de la plénitude du coeur. (Saint Luc, ch. VI, v. 43, 44, 45.) |
| Citation: |
| Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous couverts de peaux de brebis, et qui au-dedans sont des loups ravisseurs. - Vous les connaîtrez par leurs fruits. Peut-on cueillir des raisins sur des épines ou des figues sur des ronces ? - Ainsi tout arbre qui est bon produit de bons fruits, et tout arbre qui est mauvais produit de mauvais fruits. - Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre ne peut en produire de bons. - Tout arbre qui ne produit point de bons fruits sera coupé et jeté au feu. - Vous les connaîtrez donc à leurs fruits. (Saint Matthieu, ch. VII, v. 15 à 20.) |
Prenez garde que quelqu'un vous séduise ; - parce que plusieurs viendront sous mon nom, disant : «Je suis le Christ,» et ils en séduiront plusieurs.
Il s'élèvera plusieurs faux prophètes qui séduiront beaucoup de personnes ; - et parce que l'iniquité abondera, la charité de plusieurs se refroidira. - Mais celui-là sera sauvé qui persévérera jusqu'à la fin.
| Citation: |
| Alors si quelqu'un vous dit : Le Christ est ici, ou il est là, ne le croyez point ; - car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes qui feront de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu'à séduire, s'il était possible, les élus même. (Saint Matthieu, chap. XXIV, v. 4, 5, 11, 12, 13, 23, 24. - Saint Marc, ch. XIII, v. 5, 6, 21, 22.) |
On attribue vulgairement aux prophètes le don de révéler l'avenir, de sorte que les mots prophéties et prédictions sont devenus synonymes. Dans le sens évangélique, le mot prophète a une signification plus étendue ; il se dit de tout envoyé de Dieu avec mission d'instruire les hommes et de leur révéler les choses cachées et les mystères de la vie spirituelle. Un homme peut donc être prophète sans faire de prédictions ; cette idée était celle des Juifs au temps de Jésus ; c'est pourquoi, lorsqu'il fut amené devant le grand prêtre Caïphe, les Scribes et les Anciens, étant assemblés, lui crachèrent au visage, le frappèrent à coups de poing et lui donnèrent des soufflets, en disant : «Christ, prophétise-nous, et dis qui est celui qui t'a frappé.» Cependant il est arrivé que des prophètes ont eu la prescience de l'avenir, soit par intuition, soit par révélation providentielle, afin de donner aux hommes des avertissements ; ces événements s'étant accomplis, le don de prédire l'avenir a été regardé comme un des attributs de la qualité de prophète.
«Il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes qui feront de grands prodiges et des choses étonnantes à séduire les élus même.» Ces paroles donnent le véritable sens du mot prodige. Dans l'acception théologique, les prodiges et les miracles sont des phénomènes exceptionnels, en dehors des lois de la nature. Les lois de la nature étant l'oeuvre de Dieu seul, il peut sans doute y déroger si cela lui plaît, mais le simple bon sens dit qu'il ne peut avoir donné à des êtres inférieurs et pervers un pouvoir égal au sien, et encore moins le droit de défaire ce qu'il a fait. Jésus ne peut avoir consacré un tel principe. Si donc, selon le sens que l'on attache à ces paroles, l'Esprit du mal a le pouvoir de faire des prodiges tels que les élus même y soient trompés, il en résulterait que, pouvant faire ce que Dieu fait, les prodiges et les miracles ne sont pas le privilège exclusif des envoyés de Dieu, et ne prouvent rien, puisque rien ne distingue les miracles des saints des miracles du démon. Il faut donc chercher un sens plus rationnel à ces paroles.
Aux yeux du vulgaire ignorant, tout phénomène dont la cause est inconnue passe pour surnaturel, merveilleux et miraculeux ; la cause une fois connue, on reconnaît que le phénomène, si extraordinaire qu'il paraisse, n'est autre chose que l'application d'une loi de nature. C'est ainsi que le cercle des faits surnaturels se rétrécit à mesure que s'étend celui de la science. De tout temps des hommes ont exploité, au profit de leur ambition, de leur intérêt et de leur domination, certaines connaissances qu'ils possédaient, afin de se donner le prestige d'un pouvoir soi-disant surhumain ou d'une prétendue mission divine. Ce sont là de faux christs et de faux prophètes ; la diffusion des lumières tue leur crédit, c'est pourquoi le nombre en diminue à mesure que les hommes s'éclairent. Le fait d'opérer ce qui, aux yeux de certaines gens, passe pour des prodiges, n'est donc point le signe d'une mission divine, puisqu'il peut résulter de connaissances que chacun peut acquérir, ou de facultés organiques spéciales, que le plus indigne peut posséder aussi bien que le plus digne. Le vrai prophète se reconnaît à des caractères plus sérieux, et exclusivement moraux.
| Citation: |
| . Mes bien-aimés, ne croyez point à tout Esprit, mais éprouvez si les Esprits sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes se sont élevés dans le monde. (Saint Jean, épître 1°, chap. IV, v. 1.) |
. Les phénomènes spirites, loin d'accréditer les faux christs et les faux prophètes, comme quelques-uns affectent de le dire, viennent au contraire leur porter un dernier coup. Ne demandez pas au spiritisme des miracles ni des prodiges, car il déclare formellement qu'il n'en produit point ; comme la physique, la chimie, l'astronomie, la géologie sont venues révéler les lois du monde matériel, il vient révéler d'autres lois inconnues, celles qui régissent les rapports du monde corporel et du monde spirituel, et qui, comme leurs aînées de la science, n'en sont pas moins des lois de nature ; en donnant l'explication d'un certain ordre de phénomènes incompris jusqu'à ce jour, il détruit ce qui restait encore dans le domaine du merveilleux. Ceux donc qui seraient tentés d'exploiter ces phénomènes à leur profit, en se faisant passer pour des messies de Dieu, ne pourraient abuser longtemps de la crédulité, et seraient bientôt démasqués. D'ailleurs, ainsi qu'il a été dit, ces phénomènes seuls ne prouvent rien : la mission se prouve par des effets moraux qu'il n'est pas donné au premier venu de produire. C'est là un des résultats du développement de la science spirite ; en scrutant la cause de certains phénomènes, elle lève le voile sur bien des mystères. Ceux qui préfèrent l'obscurité à la lumière ont seuls intérêt à la combattre ; mais la vérité est comme le soleil : elle dissipe les plus épais brouillards.
Le spiritisme vient révéler une autre catégorie bien plus dangereuse de faux Christs et de faux prophètes, qui se trouvent, non parmi les hommes, mais parmi les désincarnés : c'est celle des Esprits trompeurs, hypocrites, orgueilleux et faux savants qui, de la terre, sont passés dans l'erraticité, et se parent de noms vénérés pour chercher, à la faveur du masque dont ils se couvrent, à accréditer les idées souvent les plus bizarres et les plus absurdes. Avant que les rapports médianimiques fussent connus, ils exerçaient leur action d'une manière moins ostensible, par l'inspiration, la médiumnité inconsciente, auditive ou parlante. Le nombre de ceux qui, à diverses époques, mais dans ces derniers temps surtout, se sont donnés pour quelques-uns des anciens prophètes, pour le Christ, pour Marie, mère du Christ, et même pour Dieu, est considérable. Saint Jean met en garde contre eux quand il dit : «Mes bien-aimés, ne croyez point à tout Esprit, mais éprouvez si les Esprits sont de Dieu ; car plusieurs faux prophètes se sont élevés dans le monde.» Le spiritisme donne les moyens de les éprouver en indiquant les caractères auxquels on reconnaît les bons Esprits, caractères toujours moraux et jamais matériels . C'est au discernement des bons et des mauvais Esprits que peuvent surtout s'appliquer ces paroles de Jésus : «On reconnaît la qualité de l'arbre à son fruit ; un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre ne peut en produire de bons.» On juge les Esprits à la qualité de leurs oeuvres, comme un arbre à la qualité de ses fruits.
Si l'on vous dit : «Christ est ici,» n'y allez pas, mais, au contraire, tenez-vous sur vos gardes, car les faux prophètes seront nombreux. Mais ne voyez-vous pas les feuilles du figuier qui commencent à blanchir ; ne voyez-vous pas leurs pousses nombreuses attendant l'époque de la floraison, et Christ ne vous a-t-il pas dit : On reconnaît un arbre à son fruit ? Si donc les fruits sont amers, vous jugez que l'arbre est mauvais ; mais s'ils sont doux et salutaires, vous dites : Rien de pur ne peut sortir d'une souche mauvaise.
C'est ainsi, mes frères, que vous devez juger ; ce sont les oeuvres que vous devez examiner. Si ceux qui se disent revêtus de la puissance divine sont accompagnés de toutes les marques d'une pareille mission, c'est-à-dire s'ils possèdent au plus haut degré les vertus chrétiennes et éternelles : la charité, l'amour, l'indulgence, la bonté qui concilie tous les coeurs ; si, à l'appui des paroles, ils joignent les actes, alors vous pourrez dire : Ceux-ci sont bien réellement les envoyés de Dieu.
Mais méfiez-vous des paroles mielleuses, méfiez-vous des scribes et des pharisiens qui prient dans les places publiques, vêtus de longues robes. Méfiez-vous de ceux qui prétendent avoir le seul et unique monopole de la vérité !
Non, non, Christ n'est point là, car ceux qu'il envoie propager sa sainte doctrine, et régénérer son peuple, seront, à l'exemple du Maître, doux et humbles de coeur par-dessus toutes choses ; ceux qui doivent, par leurs exemples et leurs conseils, sauver l'humanité courant à sa perte et vagabondant dans des routes tortueuses, ceux-là seront par-dessus tout modestes et humbles. Tout ce qui révèle un atome d'orgueil, fuyez-le comme une lèpre contagieuse qui corrompt tout ce qu'elle touche. Rappelez-vous que chaque créature porte sur son front, mais dans ses actes surtout, le cachet de sa grandeur ou de sa décadence.
Allez donc, mes enfants bien-aimés, marchez sans tergiversations, sans arrière-pensées, dans la route bénie que vous avez entreprise. Allez, allez toujours sans crainte ; éloignez courageusement tout ce qui pourrait entraver votre marche vers le but éternel. Voyageurs, vous ne serez que bien peu de temps encore dans les ténèbres et les douleurs de l'épreuve, si vous laissez aller vos coeurs à cette douce doctrine qui vient vous révéler les lois éternelles, et satisfaire toutes les aspirations de votre âme vers l'inconnu. Dès à présent, vous pouvez donner un corps à ces sylphes légers que vous voyiez passer dans vos rêves, et qui, éphémères, ne pouvaient que charmer votre esprit, mais ne disaient rien à votre coeur. Maintenant, mes aimés, la mort a disparu pour faire place à l'ange radieux que vous connaissez, l'ange du revoir et de la réunion ! Maintenant, vous qui avez bien accompli la tâche imposée par le Créateur, vous n'avez plus rien à craindre de sa justice, car il est père et pardonne toujours à ses enfants égarés qui crient miséricorde. Continuez donc, avancez sans cesse ; que votre devise soit celle du progrès, du progrès continu en toutes choses, jusqu'à ce que vous arriviez enfin à ce terme heureux où vous attendent tous ceux qui vous ont précédés. (LOUIS. Bordeaux, 1861.)
Défiez-vous des faux prophètes,Cette recommandation est utile dans tous les temps, mais surtout dans les moments de transition où, comme dans celui-ci, s'élabore une transformation de l'humanité, car alors une foule d'ambitieux et d'intrigants se posent en réformateurs et en messies. C'est contre ces imposteurs qu'il faut se tenir en garde, et il est du devoir de tout honnête homme de les démasquer. Vous demanderez sans doute comment on peut les reconnaître ; voici leur signalement :
On ne confie le commandement d'une armée qu'à un général habile et capable de la diriger ; croyez-vous donc que Dieu soit moins prudent que les hommes ? Soyez certains qu'il ne confie les missions importantes qu'à ceux qu'il sait capables de les remplir, car les grandes missions sont de lourds fardeaux qui écraseraient l'homme trop faible pour les porter. Comme en toutes choses le maître doit en savoir plus que l'écolier ; pour faire avancer l'humanité moralement et intellectuellement, il faut des hommes supérieurs en intelligence et en moralité ! c'est pourquoi ce sont toujours des Esprits déjà très avancés ayant fait leurs preuves dans d'autres existences, qui s'incarnent dans ce but ; car s'ils ne sont pas supérieurs au milieu dans lequel ils doivent agir, leur action sera nulle.
Ceci posé, concluez que le vrai missionnaire de Dieu doit justifier sa mission par sa supériorité, par ses vertus, par la grandeur, par le résultat et l'influence moralisatrice de ses oeuvres. Tirez encore cette conséquence, que s'il est, par son caractère, par ses vertus, par son intelligence, au-dessous du rôle qu'il se donne, ou du personnage sous le nom duquel il s'abrite, ce n'est qu'un histrion de bas étage qui ne sait pas même copier son modèle.
Une autre considération, c'est que la plupart des vrais missionnaires de Dieu s'ignorent eux-mêmes ; ils accomplissent ce à quoi ils sont appelés, par la force de leur génie secondé par la puissance occulte qui les inspire et les dirige à leur insu, mais sans dessein prémédité. En un mot, les vrais prophètes se révèlent par leurs actes: on les devine ; tandis que les faux prophètes se posent eux-mêmes comme les envoyés de Dieu
le premier est humble et modeste ; le second est orgueilleux et plein de lui-même ; il parle avec hauteur, et, comme tous les menteurs, il semble toujours craindre de n'être pas cru.
On a vu de ces imposteurs se donner pour les apôtres du Christ, d'autres pour le Christ lui-même, et ce qui est à la honte de l'humanité, c'est qu'ils ont trouvé des gens assez crédules pour ajouter foi à de pareilles turpitudes. Une considération bien simple cependant devrait ouvrir les yeux du plus aveugle, c'est que si le Christ se réincarnait sur la terre, il y viendrait avec toute sa puissance et toutes ses vertus, à moins d'admettre, ce qui serait absurde, qu'il eût dégénéré ; or, de même que si vous ôtez à Dieu un seul de ses attributs vous n'aurez plus Dieu, si vous ôtez une seule des vertus du Christ, vous n'avez plus le Christ. Ceux qui se donnent pour le Christ ont-ils toutes ses vertus ? Là est la question ; regardez ; scrutez leurs pensées et leurs actes, et vous reconnaîtrez qu'ils manquent par-dessus tout des qualités distinctives du Christ : l'humilité et la charité, tandis qu'ils ont ce qu'il n'avait pas : la cupidité et l'orgueil. Remarquez d'ailleurs qu'il y a dans ce moment, et dans différents pays, plusieurs prétendus Christs, comme il y a plusieurs prétendus Elie, saint Jean ou saint Pierre, et que nécessairement ils ne peuvent être tous véritables. Tenez pour certain que ce sont des gens qui exploitent la crédulité et trouvent commode de vivre aux dépens de ceux qui les écoutent.
| Citation: |
| Défiez-vous donc des faux prophètes, surtout dans un temps de rénovation, parce que beaucoup d'imposteurs se diront les envoyés de Dieu ; ils se procurent une vaniteuse satisfaction sur la terre, mais une terrible justice les attend, vous pouvez en être certains. (ERASTE. Paris, 1862.) |
MOÏSE
Il y a deux parties distinctes dans la loi mosaïque : la loi de Dieu promulguée sur le mont Sinaï, et la loi civile ou disciplinaire établie par Moïse ; l'une est invariable ; l'autre, appropriée aux moeurs et au caractère du peuple, se modifie avec le temps.
La loi de Dieu est formulée dans les dix commandements suivants :
I. Je suis le Seigneur, votre Dieu, qui vous ai tirés de l'Egypte, de la maison de servitude. - Vous n'aurez point d'autres dieux étrangers devant moi. - Vous ne ferez point d'image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le ciel et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Vous ne les adorerez point, et vous ne leur rendrez point le souverain culte.
II. Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu.
III. Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat.
IV. Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur votre Dieu vous donnera.
V. Vous ne tuerez point.
VI. Vous ne commettrez point d'adultère.
VII. Vous ne déroberez point.
VIII. Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain.
IX. Vous ne désirerez point la femme de votre prochain.
X. Vous ne désirerez point la maison de votre prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent.
Cette loi est de tous les temps et de tous les pays, et a, par cela même, un caractère divin. Tout autres sont les lois établies par Moïse, obligé de maintenir par la crainte un peuple naturellement turbulent et indiscipliné, chez lequel il avait à combattre des abus enracinés et des préjugés puisés dans la servitude d'Egypte. Pour donner de l'autorité à ses lois, il a dû leur attribuer une origine divine, ainsi que l'ont fait tous les législateurs des peuples primitifs ; l'autorité de l'homme devait s'appuyer sur l'autorité de Dieu ; mais l'idée d'un Dieu terrible pouvait seule impressionner des hommes ignorants, en qui le sens moral et le sentiment d'une exquise justice étaient encore peu développés. Il est bien évident que celui qui avait mis dans ses commandements : «Tu ne tueras point ; tu ne feras point de tort à ton prochain,» ne pouvait se contredire en faisant un devoir de l'extermination. Les lois mosaïques, proprement dites, avaient donc un caractère essentiellement transitoire.
MULTIPLICATION DES PAINS
La multiplication des pains est un des miracles qui ont le plus intrigué les commentateurs, en même temps qu'il a défrayé la verve des incrédules. Sans se donner la peine d'en sonder le sens allégorique, ces derniers n'y ont vu qu'un conte puéril ; mais la plupart des gens sérieux ont vu dans ce récit, quoique sous une forme différente de la forme ordinaire, une parabole comparant la nourriture spirituelle de l'âme à la nourriture du corps.
On peut y voir cependant plus qu'une figure, et admettre, à certain point de vue, la réalité d'un fait matériel, sans pour cela recourir au prodige. On sait qu'une grande préoccupation d'esprit, l'attention soutenue donnée à une chose font oublier la faim. Or, ceux qui suivaient Jésus étaient des gens avides de l'entendre ; il n'y a donc rien d'étonnant que, fascinés par sa parole et peut-être aussi par la puissante action magnétique qu'il exerçait sur eux, ils n'aient pas éprouvé le besoin matériel de manger.
Jésus, qui prévoyait ce résultat, a donc pu tranquilliser ses disciples en disant, dans le langage figuré qui lui était habituel, en admettant qu'on ait réellement apporté quelques pains, que ces pains suffiraient pour rassasier la foule. En même temps il donnait à ceux-ci une leçon : « Donnez-leur vous-mêmes à manger, » disait-il ; il leur enseignait par là qu'eux aussi pouvaient nourrir par la parole.
Ainsi, à côté du sens allégorique moral, il a pu se produire un effet physiologique naturel très connu. Le prodige, dans ce cas, est dans l'ascendant de la parole de Jésus, assez puissante pour captiver l'attention d'une foule immense au point de lui faire oublier de manger. Cette puissance morale témoigne de la supériorité de Jésus, bien plus que le fait purement matériel de la multiplication des pains, qui doit être considéré comme une allégorie.
Cette explication se trouve d'ailleurs confirmée par Jésus lui-même, dans les deux passages suivants :
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Or ses disciples étant passés au-delà de l'eau, avaient oublié de prendre des pains. - Jésus leur dit : Ayez soin de vous garder du levain des pharisiens et des saducéens. - Mais ils pensaient et disaient entre eux : C'est parce que nous n'avons point pris de pains.
Ce que Jésus connaissant, il leur dit : Hommes de peu de foi, pourquoi vous entretenez-vous ensemble de ce que vous n'avez point pris de pains ? Ne comprenez-vous point encore et ne vous souvient-il point que cinq pains ont suffi pour cinq mille hommes, et combien vous en avez emporté de paniers ? - Comment ne comprenez-vous point que ce n'est pas du pain que je vous parlais, lorsque je vous ai dit de vous garder du levain des pharisiens et des saducéens ?
Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se garder du levain qu'on met dans le pain, mais de la doctrine des pharisiens et des saducéens. (Saint Matt., ch. XVI, v. de 5 à 12). |
Le lendemain, le peuple, qui était demeuré de l'autre côté de la mer, remarqua qu'il n'y avait point eu là d'autre barque, et que Jésus n'y était point entré avec ses disciples, mais que les disciples seuls s'en étaient allés, - et comme il était depuis arrivé d'autres barques de Tibériade, près du lieu où le Seigneur, après avoir rendu grâces, les avait nourris de cinq pains ; - et qu'ils connurent enfin que Jésus n'était point là, non plus que ses disciples, ils entrèrent dans ces barques, et vinrent à Capharnaüm chercher Jésus. - Et l'ayant trouvé au-delà de la mer, ils lui dirent : Maître, quand êtes-vous venu ici ?
Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non à cause des miracles que vous avez vus, mais parce que je vous ai donné du pain à manger, et que vous avez été rassasiés.
- Travaillez pour avoir, non la nourriture qui périt, mais celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de L'homme vous donnera, parce que c'est en lui que Dieu le Père a imprimé son sceau et son caractère.
Ils lui dirent : Que ferons-nous pour faire des oeuvres de Dieu ? - Jésus leur répondit : L'oeuvre de Dieu est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.
Ils lui dirent : Quel miracle donc faites-vous, afin qu'en le voyant nous vous croyions ? Que faites-vous d'extraordinaire ? - Nos pères ont mangé la manne dans le désert ; selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger le pain du ciel.
Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a point donné le pain du ciel ; mais c'est mon Père qui vous donne le véritable pain du ciel. - Car le pain de Dieu est celui qui est descendu du ciel, et qui donne la vie au monde.
Ils lui dirent donc : Seigneur, donnez-nous toujours de ce pain.
Jésus leur répondit: Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n'aura point faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.Mais je vous l'ai déjà dit : vous m'avez vu et vous ne croyez point ?.
| Citation: |
| En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. - Je suis le pain de vie. - Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. - Mais voici le pain qui est descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point (Saint Jean, ch. VI, v. de 22 à 36 et de 47 à 50.) |
Dans le premier passage, Jésus, en rappelant l'effet produit précédemment, donne clairement à entendre qu'il ne s'était point agi de pains matériels ; autrement, la comparaison qu'il établit avec le levain des pharisiens eût été sans objet. « Ne comprenez-vous point encore, dit-il, et ne vous souvient-il point que cinq pains ont suffi pour cinq mille hommes, et que sept pains ont suffi pour quatre mille hommes ? Comment ne comprenez-vous point que ce n'est pas du pain que je vous parlais, lorsque je vous ai dit de vous garder du levain des pharisiens ? » Ce rapprochement n'avait aucune raison d'être dans l'hypothèse d'une multiplication matérielle. Le fait eût été assez extraordinaire en lui-même pour avoir frappé l'imagination de ces disciples, qui, cependant, ne paraissaient pas s'en souvenir. C'est ce qui ressort non moins clairement du discours de Jésus sur le pain du ciel, dans lequel il s'attache à faire comprendre le sens véritable de la nourriture spirituelle. « Travaillez, dit-il, non pour avoir la nourriture qui périt, mais celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera. » Cette nourriture est sa parole, qui est le pain descendu du ciel et qui donne la vie au monde. « Je suis, dit-il, le pain de vie: celui qui vient à moi n'aura point faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.
Mais ces distinctions étaient trop subtiles pour ces natures abruptes, qui ne comprenaient que les choses tangibles. La manne qui avait nourri le corps de leurs ancêtres était pour eux le véritable pain du ciel ; là était le miracle. Si donc le fait de la multiplication des pains avait eu lieu matériellement, comment ces mêmes hommes, au profit desquels il se serait produit peu de jours auparavant, en auraient-ils été assez peu frappés pour dire à Jésus : « Quel miracle donc faites-vous, afin qu'en le voyant nous vous croyions ? Que faites-vous d'extraordinaire ? » C'est qu'ils entendaient par miracles les prodiges que demandaient les pharisiens, c'est-à-dire des signes dans le ciel opérés au commandement, comme par la baguette d'un enchanteur. Ce que faisait Jésus était trop simple et ne s'écartait pas assez des lois de la nature ; les guérisons même n'avaient pas un caractère assez étrange, assez extraordinaire ; les miracles spirituels n'avaient pas assez de corps pour eux
PRODIGES A LA MORT DE JESUS.
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| Or, depuis la sixième heure du jour jusqu'à la neuvième, toute la terre fut couverte de ténèbres, En même temps le voile du Temple se déchira en deux depuis le haut jusqu'en bas : la terre trembla, les pierres se fendirent ; - les sépulcres s'ouvrirent ; et plusieurs corps des saints, qui étaient dans le sommeil de la mortressuscitèrent ; - et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent dans la ville sainte, et furent vus de plusieurs personnes. (Saint Matth., ch. XXVII, v. 45, 51, 52, 53). |
Il est étrange que de tels prodiges, s'accomplissant au moment même où l'attention de la ville était fixée sur le supplice de Jésus, qui était l'événement du jour, n'aient pas été remarqués, puisque aucun historien n'en fait mention. Il semble impossible qu'un tremblement de terre, et toute la terre couverte de ténèbres pendant trois heures, dans un pays où le ciel est toujours d'une parfaite limpidité, aient pu passer inaperçus.
La durée de cette obscurité est bien à peu près celle d'une éclipse de soleil, mais ces sortes d'éclipses ne se produisent qu'à la nouvelle lune, et la mort de Jésus eut lieu pendant la pleine lune, le 14 du mois de nissan, jour de la Pâque des Juifs.
L'obscurcissement du soleil peut aussi être produit par les taches que l'on remarque à sa surface. En pareil cas, l'éclat de la lumière est sensiblement affaibli, mais jamais au point de produire l'obscurité et les ténèbres. En supposant qu'un phénomène de ce genre ait eu lieu à cette époque, il aurait eu une cause parfaitement naturelle
Quant aux morts ressuscités, il se peut que quelques personnes aient eu des visions ou apparitions, ce qui n'est point exceptionnel ; mais, comme alors on ne connaissait pas la cause de ce phénomène, on se figurait que les individus apparus sortaient du sépulcre.
Les disciples de Jésus, émus de la mort de leur maître, y ont sans doute rattaché quelques faits particuliers auxquels ils n'auraient prêté aucune attention en d'autres temps. Il aura suffi qu'un fragment de rocher se soit détaché à ce moment, pour que des gens prédisposés au merveilleux y aient vu un prodige, et qu'en amplifiant le fait, ils aient dit que les pierres s'étaient fendues.
Jésus est grand par ses oeuvres, et non par les tableaux fantastiques dont un enthousiasme peu éclairé a cru devoir l'entourer.
APPARITIONS DE JESUS APRES SA MORT.
Mais Marie (Madeleine) se tint dehors, près du sépulcre, versant des larmes. Et comme elle pleurait, s'étant baissée pour regarder dans le sépulcre, - elle vit deux anges vêtus de blanc, assis au lieu où avait été le corps de Jésus, l'un à la tête, et l'autre aux pieds. - Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleurez-vous ? Elle leur répondit : C'est qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis.
Ayant dit cela, elle se retourna, et vit Jésus debout, sans savoir néanmoins que ce fût JésusAlors Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ? Elle, pensant que ce fût le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis, et je l'emporterai.
Jésus lui dit : Marie. Aussitôt elle se retourna, et lui dit: rabboni
c'est-à-dire : Mon maître. Jésus lui répondit: Ne me touchez pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais allez trouver mes frères, et dites-leur de ma part: Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu.
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RabboniMarie-Madeleine vint donc dire aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses (Saint Jean, ch. XX, v. de 14 à 1 . |
Ce jour-là même, deux d'entre eux s'en allaient dans un bourg nommé Emmaüs, éloigné de soixante stades de Jérusalem, - parlant ensemble de tout ce qui s'était passé. - Et il arriva que lorsqu'ils s'entretenaient et conféraient ensemble sur cela, Jésus vint lui-même les rejoindre, et se mit à marcher avec eux: mais leurs yeux étaient retenus, afin qu'ils ne pussent le reconnaître. Et il leur dit : De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant, et d'où vient que vous êtes si tristes ?
L'un d'eux, appelé Cléophas, prenant la parole, lui dit : Etes-vous seul si étranger dans Jérusalem, que vous ne sachiez pas ce qui s'y est passé ces jours-ci ? - Et quoi ? leur dit-il. Ils lui répondirent : Touchant Jésus de Nazareth, qui a été un prophète puissant devant Dieu et devant tout le peuple ; et de quelle manière les princes des prêtres et nos sénateurs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié. - Or, nous espérions que ce serait lui qui rachèterait Israël, et cependant, après tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. Il est vrai que quelques femmes de celles qui étaient avec nous nous ont étonnés, car, ayant été avant le jour à son sépulcre, et n'y ayant point trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges mêmes leur ont apparu, qui leur ont dit qu'il est vivant. - Et quelques-uns des nôtres, ayant été aussi au sépulcre, ont trouvé toutes choses comme les femmes les leur avaient rapportées ; mais pour lui, ils ne l'ont point trouvé.
Alors il leur dit : O insensés, dont le coeur est tardif à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît toutes ces choses, et qu'il entrât ainsi dans la gloire ? - Et commençant par Moïse, et ensuite par tous les prophètes, il leur expliquait dans toutes les Ecritures ce qui avait été dit de lui.
Lorsqu'ils furent proches du bourg où ils allaient, il fit semblant d'aller plus loin. - Mais ils le forcèrent de s'arrêter en lui disant : Demeurez avec nous, parce qu'il est tard, et que le jour est déjà sur son déclin ; et il entra avec eux. - Etant avec eux à table, il prit le pain, et le bénit, et l'ayant rompu, il le leur donna. En même temps leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant leurs yeux.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : N'est-il pas vrai que notre coeur était tout brûlant dans nous, lorsqu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Ecritures ? - Et se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent que les onze apôtres et ceux qui demeuraient avec eux étaient assemblés et disaient : Le Seigneur est vraiment ressuscité, et il est apparu à Simon. - Alors ils racontèrent aussi eux-mêmes ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu dans la fraction du pain.
Pendant qu'ils s'entretenaient ainsi, Jésus se présenta au milieu d'eux, et leur dit : La paix soit avec vous, c'est moi, n'ayez pas peur. Mais dans le trouble et la frayeur dont ils étaient saisis, ils s'imaginèrent voir un Esprit.
Et Jésus leur dit : Pourquoi vous troublez-vous, et pourquoi s'élève-t-il tant de pensées dans vos coeurs ? Regardez mes mains et mes pieds, et reconnaissez que c'est moi-même, touchez-moi, et reconnaissez qu'un Esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. Après avoir dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds.
Mais comme ils ne croyaient point encore, tant ils étaient transportés de joie et d'admiration, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson rôti et un rayon de miel. Il en mangea devant eux, et prenant les restes, il les leur donna, et leur dit: Voilà ce que je vous disais étant encore avec vous: qu'il était nécessaire que tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes, fût accompli.
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| En même temps il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils entendissent les Ecritures ; - et il leur dit : C'est ainsi qu'il est écrit, et c'est ainsi qu'il fallait que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât d'entre les morts le troisième jour ; - et qu'on prêchât en son nom la pénitence et la rémission des péchés dans toutes les nations, commençant par Jérusalem. - Or, vous êtes témoins de ces choses. - Et je vais vous envoyer le don de mon Père, qui vous a été promis ; mais cependant demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut. (Saint Luc, ch. XXIV, v. de 13 à 49). |
Or, Thomas, l'un des douze apôtres, appelé Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. - Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous qui les ont percées, et si je ne mets mon doigt dans le trou des clous, et ma main dans le trou de son côté, je ne le croirai point.
Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint les portes étant ferméeset il se tint au milieu d'eux, et leur dit : La paix soit avec vous.
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| Il dit ensuite à Thomas : Portez ici votre doigt, et considérez mes mains ; approchez aussi votre main, et mettez-la dans mon côté ; et ne soyez point incrédule, mais fidèle. - Thomas lui répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! - Jésus lui dit : Vous avez cru, Thomas, parce que vous avez vu ; heureux ceux qui ont cru sans avoir vu (Saint Jean, ch. XX, v. de 20 à 29). |
Jésus se fit voir encore depuis à ses disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et il s'y fit voir de cette sorte, Simon-Pierre et Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples étaient ensemble. - Simon-Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec vous. Ils s'en allèrent donc, et entrèrent dans une barque ; mais cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Le matin était venue Jésus parut sur le rivage, sans que ces disciples connussent que c'était Jésus
Jésus leur dit donc : Enfants, n'avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. - Il leur dit : Jetez le filet au côté droit de la barque, et vous en trouverez. Ils le jetèrent aussitôt, et ils ne pouvaient plus le retirer, tant il était chargé de poissons.
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Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C'est le Seigneur. Et Simon-Pierre ayant appris que c'était le Seigneur, mit son habit (car il était nu), et il se jeta dans la mer. - Les autres disciples vinrent avec la barque ; et comme ils n'étaient loin de la mer que d'environ deux cents coudées, ils y tirèrent le filet plein de poissons. (Saint Jean, ch. XXI, v. de 1 à . |
Après cela, il les mena dehors, vers Béthanie ; et ayant levé les mains, il les bénit, et en les bénissant, il se sépara d'eux et fut enlevé au ciel.
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| Pour eux, après l'avoir adoré, ils s'en retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ; - et ils étaient sans cesse dans le temple, louant et bénissant Dieu. Amen. (Saint Luc, ch. XXIV, v. de 50 à 53). |
Les apparitions de Jésus après sa mort sont rapportées par tous les évangélistes avec des détails circonstanciés qui ne permettent pas de douter de la réalité du fait. Elles s'expliquent, d'ailleurs, parfaitement par les lois fluidiques et les propriétés du périsprit, et ne présentent rien d'anomal avec les phénomènes du même genre dont l'histoire ancienne et contemporaine offre de nombreux exemples, sans en excepter la tangibilité. Si l'on observe les circonstances qui ont accompagné ses diverses apparitions, on reconnaît en lui, à ces moments, tous les caractères d'un être fluidique. Il paraît inopinément et disparaît de même : il est vu par les uns et non par les autres sous des apparences qui ne le font pas reconnaître même de ses disciples ; il se montre dans des endroits clos où un corps charnel n'aurait pu pénétrer ; son langage même n'a pas la verve de celui d'un être corporel ; il a le ton bref et sentencieux particulier aux Esprits qui se manifestent de cette manière ; toutes ses allures, en un mot, ont quelque chose qui n'est pas du monde terrestre. Sa vue cause à la fois de la surprise et de la crainte ; ses disciples, en le voyant, ne lui parlent pas avec la même liberté ; ils sentent que ce n'est plus l'homme.
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Jésus s'est donc montré avec son corps périsprital, ce qui explique qu'il n'a été vu que par ceux à qui il a voulu se faire voir ; s'il avait eu son corps charnel, il aurait été vu par le premier venu, comme de son vivant. Ses disciples ignorant la cause première du phénomène des apparitions, ne se rendaient pas compte de ces particularités qu'ils ne remarquaient probablement pas ; ils voyaient Jésus et le touchaient, pour eux ce devait être son corps ressuscité (Chap. XIV, n° 14, et de 35 à 3 . |
Alors que l'incrédulité rejette tous les faits accomplis par Jésus, ayant une apparence surnaturelle, et les considère, sans exception, comme légendaires, le Spiritisme donne de la plupart de ces faits une explication naturelle ; il en prouve la possibilité, non seulement par la théorie des lois fluidiques, mais par leur identité avec les faits analogues produits par une foule de personnes dans les conditions les plus vulgaires. Puisque ces faits sont en quelque sorte dans le domaine public, ils ne prouvent rien, en principe, touchant la nature exceptionnelle de Jésus
Le plus grand des miracles que Jésus a faits, celui qui atteste véritablement sa supériorité, c'est la révolution que ses enseignements ont opérée dans le monde, malgré l'exiguïté de ses moyens d'action.
En effet, Jésus, obscur, pauvre, né dans la condition la plus humble, chez un petit peuple presque ignoré et sans prépondérance politique, artistique ou littéraire, ne prêche que trois ans ; durant ce court espace de temps, il est méconnu et persécuté par ses concitoyens, calomnié, traité d'imposteur ; il est obligé de fuir pour ne pas être lapidé, il est trahi par un de ses apôtres, renié par un autre, abandonné par tous au moment où il tombe entre les mains de ses ennemis. Il ne faisait que le bien, et cela ne le mettait pas à l'abri de la malveillance, qui tournait contre lui les services mêmes qu'il rendait. Condamné au supplice réservé aux criminels, il meurt ignoré du monde, car l'histoire contemporaine se tait sur son comp. Il n'a rien écrit, et cependant, aidé de quelques hommes obscurs comme lui, sa parole a suffi pour régénérer le monde ; sa doctrine a tué le paganisme tout-puissant, et elle est devenue le flambeau de la civilisation. Il avait donc contre lui tout ce qui peut faire échouer les hommes, c'est pourquoi nous disons que le triomphe de sa doctrine est le plus grand de ses miracles, en même temps qu'elle prouve sa mission divine. Si, au lieu de principes sociaux et régénérateurs, fondés sur l'avenir spirituel de l'homme, il n'avait eu à offrir à la postérité que quelques faits merveilleux, à peine le connaîtrait-on peut-être de nom aujourd'hui.
DISPARITION DU CORPS DE JESUS.
La disparition du corps de Jésus après sa mort a été l'objet de nombreux commentaires ; elle est attestée par les quatre évangélistes, sur le récit des femmes qui se sont présentées au sépulcre le troisième jour, et ne l'y ont pas trouvé. Les uns ont vu dans cette disparition un fait miraculeux, d'autres ont supposé un enlèvement clandestin.
Selon une autre opinion, Jésus n'aurait point revêtu un corps charnel, mais seulement un corps fluidique ; il n'aurait été, durant toute sa vie, qu'une apparition tangible, en un mot, une sorte d'agénère. Sa naissance, sa mort et tous les actes matériels de sa vie n'auraient été qu'une apparence C'est ainsi, dit-on, que son corps, retourné à l'état fluide. _________________ notre petite sphere qui et la tèrre et loin d'etre le seul monde dans ce vaste univers que dieu a fait, d'autre planète qui sont plus grande ou plus petite que la notre et habiter
Dernière édition par spirictus le Jeu Juil 10, 2008 4:00 pm; édité 1 fois |
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spirictus Membre en Promenade

:  Inscrit le: 08 Juin 2008 Messages: 32 Localisation: a plusieur endroit ^^
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Posté le: Jeu Juil 10, 2008 3:59 pm Sujet du message: |
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BON BEN VOILA , bon, pas obliger de croire cela, mais avant de dire cela, lisais et mediter bien dans ce que dit Kardec car au fond, tous ce que dit jesus correspond bien aux loi dont fait aussi partie le cycle des ame, comme quoi, les enseignement de jesus ont simplement etais lu et suivie au pif et cela sans mème avoir compris le veritable sens terme de ses phrases
PS: je pouvais quand mème pas ecrire tout cela au clavier, encore moins a le dire par moi mème, j'aurais ecris des phrases incomprehensible voir pire, faire n'importe quoi, en + j'aurais eux des crampes horrible et monstrueuse a mes doight  _________________ notre petite sphere qui et la tèrre et loin d'etre le seul monde dans ce vaste univers que dieu a fait, d'autre planète qui sont plus grande ou plus petite que la notre et habiter |
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shamana Membre Actif

Inscrit le: 30 Avr 2008 Messages: 489 Localisation: quelque part dans une vallée
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Posté le: Jeu Juil 10, 2008 8:57 pm Sujet du message: |
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je lis aussi Kardec, et sur le principe de réincarnation, je suis assez d'accord avec toi, d'ailleurs il existent de nombreus historiens qui sont d'accord avec les textes évangéliques que tu donnent, pour expliquer que pour les premiers chrétiens croyaient en la réincarnation, et que l'église en a modifié le sens afin de se démarquer "des paiens".
Pour le reste ton texte est assez long, mais merci pour le temps que tu as pris à l'ecrire. Je le relierai à tête reposée. _________________ on ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.
Marcel Proust |
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spirictus Membre en Promenade

:  Inscrit le: 08 Juin 2008 Messages: 32 Localisation: a plusieur endroit ^^
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 5:04 pm Sujet du message: |
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mais derien shamana , mais disont que, comme je l'ai deja dis, ce n'est peut etre pas que l'eglise a modifier les enseignement de jesus, mais qu'il ont plutot dit ce que cela voulais dire mais de ce qu'il ont compris au pied de la lèttre et non dans la vrai comprehension que voulait dire les texte au sens parabollique que jesus a dit. _________________ notre petite sphere qui et la tèrre et loin d'etre le seul monde dans ce vaste univers que dieu a fait, d'autre planète qui sont plus grande ou plus petite que la notre et habiter |
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Krishna Membre prenant racine

Inscrit le: 17 Oct 2007 Messages: 80
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 10:59 pm Sujet du message: |
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'soir,
je n'ai pas (encore) tout lu... mais juste un truc à préciser qui me semble capital.
jésus c'est comme socrate et pas mal d'autres gars... (et encore si on saute par dessus le "problème" de son existence en terme historique)...
on parle de parole rapportées, par d'autres, interprétées, réécrites, reformées, traduites, restructurées... et pas uniquement de nos jours, mais durant des centaines d'années
d'ailleurs kardec cite bien "mathieu, jean etc etc"... sans parler des soucis des écrits apocryphes, des manuscrits (comme ceux de la mer morte) retrouvés par la suite...
ce qui amène à dire que la bible, même si on lui retire son caractère sacré, reste un bouillon symbolique énorme.
du coup, il est possible de la "lire" et de l'interpréter de bien des manières.
au-delà du contenu même du texte que tu proposes... il me semble qu'une présentation du contexte et.ou de la démarche de kardec (que j'avoue ne pas trop fréquenter... et je ne compte pas sur weakexpédia pour m'aider)... vis-à-vis de ce texte précisement
et du pourquoi de ton choix, pourrait être une "bonne" chose... afin de ne point trop prêter le flanc à de quelconques malentendu ou incompréhension.
en espérant avoir le loisir de lire tout ça tranquillement sous peu
bien à toi (et merci du partage)
... _________________ Demain, il fera nuit |
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Ossian ~°Allié(e) Magique°~

:  Inscrit le: 12 Déc 2006 Messages: 2292 Localisation: Nice
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 6:38 am Sujet du message: |
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Jésus fut un prétexte formidable à de multiples spéculations métaphysiques trois siècles après la mort d'un homme dont ont ne sait rien, au fond.
Cela fait des siècles que les hommes essaient de déliver un message aux hommes.
Ils emploient pour cela toutes les légitimités probables et imaginables, de dieux, de héros, de messagers, de signes, de témoignages.
Mais sait-on encore vraiment s'y retrouver dans la traduction de l'interprétation du témoignage de l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'ours...
Chacun de nous est une antenne parabolique
qui n'a pas forcément besoin d'intermédiaire.
De toute façon, un jour ou l'autre, on trouve toujours que l'autre a un problème de réception, et on finit par sortir des clous de sa poche soi-disant pour "réparer", puis on décide de s'en débarrasser, puis parfois, par regreter... _________________ En travaux, port du casque conseillé |
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spirictus Membre en Promenade

:  Inscrit le: 08 Juin 2008 Messages: 32 Localisation: a plusieur endroit ^^
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 11:46 am Sujet du message: |
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pour krishnan et ossian, ben pour votre avis je le respect, mais honnètement, pourquoi jesus n'aurait point exister ?
vous sous-pretender que jesus etais quelqun comme tout le monde pour endoctriner les gens par des paroles inventer de toutes pièces qui sont asser dure a comprendre ?
Moi je crois au fond de moi qu'il a exister et puis pourquoi devrait etre t'il dans des perso historique, faut t'il vraiment ètre obliger de faire partir des gens historique pour qu'ont puisse le croirent ?
je crois que c'est a cause de c'est sois disant miracle grandiose ( qui ne l'etais que dans la naiveter et la confusion des juifs) qui nous a rendu tres septique au sujet de son existence, grace a Allan Kardec ont voit parfaitement de ce que voulait nous faire comprendre jesus. et puis quand ont voit de se que jesus voulait vraiment nous faire comprendre, ça l'air tout a fait clair et logique.
AH AUSSI, pour jesus en mission de dieu, il devait bien ètre un esprit superieur pure envoyer en mission sur tèrre pour meintenir l'equilibre ou bien de leur faire apprendre aux ètre de ce monde inferieur de l'univers que nous pouvons etre reincarner et cela vaire un monde superieur ou inferieur.
AH et dernière chose, aux sujet des temoignages des NDE ou EMI, il y a des dizaines de million de personne qui opnt subi cela et qui ont vu au bout du tunnel quelque chose qui les attendais, les etre tres brillant dois ètre les esprit bienveillant voir superieur, quand aux personne decéder vu la bas, ils se repose dans l'energie primordial (dont les personne qui ont entrer dans la lumiere y etais eux aussi, et que si elle ne pouvait pas y rester tres longtemp, normal puisque seul les personne décéder peuvent y rester
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Cela fait des siècles que les hommes essaient de déliver un message aux hommes.
Ils emploient pour cela toutes les légitimités probables et imaginables, de dieux, de héros, de messagers, de signes, de témoignages. |
A parce que tu crois que tout ce que jesus a jadis dis n'etais qu'un simple homme comme tout les autre, certe c'etais un homme comme les autres de chaire et de sang, mais de la a dire que tout ce qu'il a dit n'étais que mensonge voir faux, dsl mais je suis absolument point d'accord sur ton avis personnelle. Le seul et meilleur miracle qu'il a fait etais ses enseignement mieux compris au sujet de la reincarnation sur notre plan physique, regarder, vous pouver voir que dans la bible, il et ecrit que jesus avais marcher sur l'eau (ce qui physiquement et impossible) alors que quand il fesait cela, il etais a l'etat fluidique (sorte de sorti du corp, ou autre chose dans le genre), quand aux pain du ciel, il ne parlais pas du pain du ciel physique (le vrai pain quoi) mais de son enseignement qui et descendu du ciel dans ce monde. _________________ notre petite sphere qui et la tèrre et loin d'etre le seul monde dans ce vaste univers que dieu a fait, d'autre planète qui sont plus grande ou plus petite que la notre et habiter |
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Inila ~ Agent Mulder ~

:  Inscrit le: 18 Mai 2006 Messages: 3108 Localisation: Ailleurs...
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 12:06 pm Sujet du message: |
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 _________________
"Il plie malaisément les genoux, ses pas ne sont pas bien grands, mais il reçoit mieux n'importe quel rayon, celui qui jamais n'a été disciple."
H.M |
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spirictus Membre en Promenade

:  Inscrit le: 08 Juin 2008 Messages: 32 Localisation: a plusieur endroit ^^
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Posté le: Sam Juil 12, 2008 12:10 pm Sujet du message: |
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et puis voici un petit morceaux de texte au sujet de "dieu fait t'il des miracles ?"
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DIEU FAIT-IL DES MIRACLES ?
Quant aux miracles proprement dits, rien n'étant impossible à Dieu, il peut en faire sans doute ; en a-t-il fait ? en d'autres termes : déroge-t-il aux lois qu'il a établies ? Il n'appartient pas à l'homme de préjuger les actes de la Divinité et de les subordonner à la faiblesse de son entendement ; cependant nous avons pour critérium de notre jugement, à l'égard des choses divines, les attributs mêmes de Dieu. A la souveraine puissance il joint la souveraine sagesse, d'où il faut conclure qu'il ne fait rien d'inutile.
Pourquoi donc ferait-il des miracles ? Pour attester sa puissance, dit-on ; mais la puissance de Dieu ne se manifeste-t-elle pas d'une manière bien autrement saisissante par l'ensemble grandiose des oeuvres de la création, par la sagesse prévoyante qui préside à ses parties les plus infimes comme aux plus grandes, et par l'harmonie des lois qui régissent l'univers, que par quelques petites et puériles dérogations que savent imiter tous les faiseurs de tours ? Que dirait-on d'un savant mécanicien qui, pour prouver son habileté, détraquerait l'horloge qu'il a construite, chef-d'oeuvre de science, afin de montrer qu'il peut défaire ce qu'il a fait ? Son savoir ne ressort-il pas, au contraire, de la régularité et de la précision du mouvement ?
La question des miracles proprement dits n'est donc pas du ressort du Spiritisme ; mais, s'appuyant sur ce raisonnement : que Dieu ne fait rien d'inutile, il émet cette opinion que : Les miracles n'étant pas nécessaires à la glorification de Dieu, rien, dans l'univers, ne s'écarte des lois générales. Dieu ne fait pas de miracles, parce que ses lois étant parfaites, il n'a pas besoin d'y déroger. S'il est des faits que nous ne comprenons pas, c'est qu'il nous manque encore les connaissances nécessaires.
En admettant que Dieu ait pu, pour des raisons que nous ne pouvons apprécier, déroger accidentellement aux lois qu'il a établies, ces lois ne seraient plus immuables ; mais au moins est-il rationnel de penser que lui seul a ce pouvoir ; on ne saurait admettre, sans lui dénier la toute-puissance, qu'il soit donné à l'Esprit du mal de défaire l'oeuvre de Dieu, en faisant de son côté des prodiges à séduire même les élus, ce qui impliquerait l'idée d'une puissance égale à la sienne ; c'est pourtant ce que l'on enseigne. Si Satan a le pouvoir d'interrompre le cours des lois naturelles, qui sont l'oeuvre divine, sans la permission de Dieu, il est plus puissant que Dieu : donc Dieu n'a pas la toute-puissance ; si Dieu lui délègue ce pouvoir, comme on le prétend, pour induire plus facilement les hommes au mal, Dieu n'a pas la souveraine bonté. Dans l'un et l'autre cas, c'est la négation d'un des attributs sans lesquels Dieu ne serait pas Dieu.
Aussi l'Eglise distingue-t-elle les bons miracles qui viennent de Dieu, des mauvais miracles qui viennent de Satan : mais comment en faire la différence ? Qu'un miracle soit satanique ou divin, ce n'en est pas moins une dérogation aux lois qui émanent de Dieu seul ; si un individu est guéri soi-disant miraculeusement, que ce soit par le fait de Dieu ou de Satan, il n'en est pas moins guéri. Il faut avoir une bien pauvre idée de l'intelligence humaine pour espérer que de pareilles doctrines puissent être acceptées de nos jours.
La possibilité de certains faits réputés miraculeux étant reconnue, il en faut conclure que, quelle que soit la source qu'on leur attribue, ce sont des effets naturels dont Esprits ou incarnés peuvent user, comme de tout, comme de leur propre intelligence et de leurs connaissances scientifiques, pour le bien ou pour le mal, selon leur bonté ou leur perversité. Un être pervers, mettant à profit son savoir, peut donc faire des choses qui passent pour des prodiges aux yeux des ignorants ; mais quand ces effets ont pour résultat un bien quelconque, il serait illogique de leur attribuer une origine diabolique.
Mais, dit-on, la religion s'appuie sur des faits qui ne sont ni expliqués ni explicables. Inexpliqués, peut-être ; inexplicables, c'est une autre question. Sait-on les découvertes et les connaissances que nous réserve l'avenir ? Sans parler du miracle de la Création, le plus grand de tous sans contredit, et qui est aujourd'hui rentré dans le domaine de la loi universelle, ne voit-on pas déjà, sous l'empire du magnétisme, du somnambulisme, du Spiritisme, se reproduire les extases, les visions, les apparitions, la vue à distance, les guérisons instantanées, les suspensions, les communications orales et autres avec les êtres du monde invisible, phénomènes connus de temps immémorial, considérés jadis comme merveilleux, et démontrés aujourd'hui appartenir à l'ordre des choses naturelles, d'après la loi constitutive des êtres ? Les livres sacrés son | | | |