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Eight Membre Curieux

Inscrit le: 24 Fév 2008 Messages: 8
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Posté le: Dim Mar 02, 2008 9:37 pm Sujet du message: Elizabeth Bathory |
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Élizabeth Bathory
Élizabeth Bathory, de son nom hongrois, Erzébeth, est née le 7 août 1560 en Hongrie. Elle sera connue plus tard sous le surnom de la Comtesse Sanglante. Ses parents étaient la baronne Anna et le baron George Bathory. Sa famille était l’une des plus riches et importantes de Transylvanie. On y retrouvait un cardinal, de nombreux princes et surtout, un des cousins était le premier ministre de Hongrie. L’un des plus célèbres fut Istvan (ISHT-vahn) Bathory (1533-86) , prince de Transylvanie et roi de Pologne de 1575 à 1586. On raconte des ancêtres de la lignée des Bathory, qu’ils étaient tous à moitié fous, qu’ils avaient des comportements violents et un goût sûr pour le sang, il est même très possible que les Bathory aient été des descendants des Huns. En fait, la majorité des membres de la famille souffrait de terribles maux de tête résultats d’une maladie alors inconnue à l’époque : l’épilepsie. On dit que la comtesse elle-même souffrait de cette maladie, ce qui expliquerait son comportement psychotique. Ses maux de têtes la faisait se rouler par terre. Pour d’autres, il ne s’agissait pas d’épilepsie, mais de crises d’hystérie qu’on aurait facilement pu associer à des possessions démoniaques. Même très jeune, elle se révéla un caractère violent et un goût pour le plaisir charnel. Car, bien que ces dires ne soient pas des plus sûrs, il semblerait qu’elle ait eu un enfant d’un paysan avant son mariage, vers l’âge de 14 ans, juste après sa puberté, mais elle était déjà fiancée au Comte Férencz Nadawsdy. Elle se serait alors exilée avec sa mère et une servante le temps de la grossesse et pour l’accouchement prétextant un problème de santé. Après, l’enfant aurait été abandonné.
Élizabeth vécut à une époque très troublée. Le paganisme (nom que les chrétiens donnèrent au polythéisme, adoration de plusieurs dieux) était encore très présent dans les campagnes et auprès des paysans, alors que Rome essayait d’implanter le catholicisme. Ceux-ci se heurtait au christianisme orthodoxe, alors qu’apparaissait les réformateurs luthériens, à cela se mêlaient des communautés musulmanes disséminées par les Turcs, et c’est sans parler des vestiges d’un paganisme originaire d’Asie.
"L'ancienne terre des Daces était païenne encore, et sa civilisation avait deux siècles de retard sur celle de l'Europe occidentale. Là, régnaient, gouvernées par une mystérieuse déesse Mielliki, les innombrables forces des grands bois, tandis qu'à l'Ouest, le vent habitait seul, la montagne de Nadas. Il y avait un dieu unique, Isten, et l'arbre d'Isten, l'herbe d'Isten, l'oiseau d'Isten... Dans les Carpates superstitieuses, il y avait surtout le diable, Ordôg, servi par des sorcières, elles-mêmes assistées de chiens et de chats noirs. Et tout venait encore des esprits de la nature et des fées des éléments ; de Delibab, la fée de midi aimée du vent et mère des mirages, des Tünders, sœurs de toutes merveilles et de la Vierge de la cascade peignant ses cheveux d'eau. Dans les cercles d'arbres sacrés, de chênes et de noyers féconds, se célébraient encore secrètement les anciens cultes du soleil et de la lune, de l'aurore, et du cheval noir de la nuit". C’est dans cet univers encombré de traditions religieuses de toutes sortes et de différents coins du monde aussi que grandit Élizabeth.
Bon, passons outre sa famille plus ou moins directe, avec ses tendances à l’homosexualité flagrante que plusieurs ne tentaient pas de dissimuler, malgré le fait que c’était extrêmement mal vu à cette époque, et concentrons nous sur la Comtesse. Il ne fait nul doute, à en lire les différentes descriptions d’elles, qu’elle était très belle : "Les démons étaient déjà en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur ; son visage était pâle de leur antique poison. Sa bouche était sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, obstiné, sans défaillance. Et le menton, appuyé sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l'insanité ou du vice particulier. Elle ressemblait à quelque Valois dessiné par Clouet, Henri III, peut-être, en féminin".
Mais, bien entendu, tout le monde connaît Mlle Bathory non-seulement par sa grande beauté, mais pour sa déviance sexuelle particulière. Bien qu’elle ne dédaignait pas les hommes, il semble qu’elle préférait de grandement la compagnie des femmes. Pour certains, il ne fait nul doute qu’elle était incontestablement lesbienne. On prétend que c’est l’une de ses tantes, Klara Bathory, qu’elle fréquantait beaucoup, qui l’initia au culte de Sapho (poétesse grecque née sur l’île de Lesbios). L’homosexualité était, semble-t-il à la mode à cette époque, même que le lesbianisme descendait dans les rues avec des héritières d’une secte de triba des flagellantes qui parcouraient les villes et villages au XIVème siècle, s’exhibant nues en public, se fouettant, chantant et pratiquant des attouchements indécents. Il est possible de penser que Élizabeth voua sa vie à cette religion instinctuelle et viscérale que lui avait enseignée Klara. Une adoration vouée à la Grande Déesse des temps obscures, qui était en fait, l’image du soleil rouge, divinité féminine, et Artémis des Scythes, déesse grecque, réclamant incessamment du sang des mortels pour nourrir son existence surnaturelle. Il est clair que cela influa dans sa vie et nourrit sa sexualité déjà assez étrange.
Enfin, nous arrivons aux noces d’Élizabeth et de Férencz Nadasdy, le 8 mai 1575, alors que la jeune femme n’avait que 15 ans et que selon une histoire dont la véridicité reste encore à prouver, elle venait de donner naissance à un enfant en secret. Son mari avait 21 ans. Cependant, Férencz était très souvent absent, ce qui explique peut-être le fait que la Comtesse n’eut pas d’enfant dans les dix premières années de son mariage. Elle finit quand même par en avoir. Autour de 1585, elle eut Anna, puis, neuf ans plus tard, Ursula et Katherina, et enfin, Paul naquit en 1598. Mais certainement, Élizabeth n’attendait pas patiemment que son époux revienne des combat, elle eu plusieurs aventures dont une avec un de ses cousins. Quand même, lorsque Férencz revenait, c’était comme une nouvelle lune de miel à chaque fois. Mais ses absence étaient très marquantes, et c’était bien là son erreur. Il y a même une histoire qui raconte qu’un jour, un homme au teint cadavérique et aux canines plus longues que la normale arriva au château de Cséjthe et Élizabeth lui offrit l’hospitalité. Dans le village, il ne faisait nul dout pour les paysans qu’un vampire vivait au château, alors, ils n’allaient plus se coucher sans d’abord avoir placardé les fenêtres de leurs maisons. Enfin, un jour, la Comtesse et le mystérieux inconnus disparurent pendant plusieurs semaines. Les rumeurs racontaient qu’Élizabeth avait été vampirisée, mais il se trouve qu’elle revint, ayant l’air parfaitement normale. Il est plus plausible de penser que l’homme était un sorcier et qu’il avait enseigné à Élizabeth des rituels magiques. Car il faut le dire, elle ne faisait pas de secret et racontait sans gêne qu’elle côtoyait des mages et des sorcières qui se cachaient dans les bois à l’abris des regards indiscrets.
Avant de s’aventurer plus loin dans l’histoire, je crois qu’il est important de se rappeler ce qui, selon l’histoire, déclencha, chez la Comtesse, le goût du sang. Il est vrai qu’elle était déjà d’une nature dépravée et violente, mais il a fallut quelque chose pour que son esprit, sûrement déjà malade, croit que le sang des jeunes filles allait lui assurer la jeunesse éternelle. Tout le monde qui s’intéresse un tant soit peu à Élizabeth Bathory ne peut ignorer cet épisode de son histoire, mais on ne peut pas raconter sa vie sans en faire mention. Donc, un jour, alors qu’une servante la coiffait, sans le faire exprès, elle piqua la Comtesse avec une épingle. Cette dernière, prise d’une de ses crises de colère frappa la servante avec une telle force qu’elle eu de son sang sur le dos de sa main. Pour une raison obscure, quand elle essaya le sang sur sa main, elle crut remarquer que sa peau avait prit une allure plus jeune et plus douce. C’est à ce moment, qu’elle comprit que, selon elle, le sang des jeunes filles était la clé de la jeunesse éternelle. Aidée par des complices, Élizabeth prit la bonne et la vida de son sang dans une grande baignoire dans laquelle elle se baigna. C’est à ce moment que commencèrent les vraies atrocités. Elle ne se contenta pas seulement de se baigner dans le sang, mais aussi de le boire. Car, ne dit-on pas que l’on est ce que l’on mange !? Elle était aidée par quelques personnes qu’on appellera "sa bande". Il y avait son ancienne nourrice, Jo Illona, deux sorcières, Darvula et Dorattya Szenter, Thorto, un nain, et un autre domestique, Johannes Vjvary.
Pendant près de dix années, la Comtesse et sa bande torturèrent des jeunes filles, servantes au château. Les instruments de tortures se composaient de bougies, d’épingles, de fers rouges, de lames et de pinces. Souvent, Élizabeth donnaient des ordres et elle regardait, mais il lui arrivait de participer aux tortures. On raconte qu’une de ses tortures préférées était de dévêtir la jeune fille, de la rouler dans la neige tout en l’arrosant d’eau très froide. Ensuite, il n’y avait plus qu’à regarder la pauvre victime mourir gelée. Les victimes pouvaient aussi se voir battues jusqu’à en être défigurées et leurs doigts coupés à l’aide de pinces. Une autre méthode affectionnée par la Comtesse était la vierge de fer. Cette statue représentant une femme était articulée permettant d’aller enfoncer ses pointes acérées dans la peau des jeunes femmes. De temps à autres, Élizabeth choisissaient les jeunes filles qui lui plaisaient le plus et avait des rapports homosexuels avec elles avant de les mordre à mort. Semble-t-il qu’après ses bains sanglants, sa peau était si délicate qu’elle ne pouvait s’essuyer avec des serviettes, elle exigeait que des jeunes filles la lèchent. C’était si répugnant qu’elles s’évanouissaient souvent et devenaient les prochaines victimes. Mais, ce qui devait arriver arriva, Férencz mourut au champs de bataille en 1604, âgé de 51 ans. Ceci permis à Élizabeth de renvoyer sa belle-mère et de devenir encore plus diabolique quant-aux supplices qu’elle ferait subir à ses victimes.
Elle gratifiait ses complices de récompenses pour qu’ils redoublent d’efforts et bientôt, elle se forgea une réputation de Comtesse de sang. Sa bande alla chercher des jeunes dans les villages environnants leur disant qu’elles travailleraient en tant que domestiques. Des mères vendaient même leurs filles. Et on se demande si elles savaient ce à quoi elles les condamnaient. Les nuits se gonflaient de hurlements et, chaque matin, Illona et Thorto jetaient dans la rigole des baquets d'eau rougie. Mais, un jour, malgré les précautions prises, une des victimes réussit à s’échapper et alla avertir les autorités. Le roi Mathias de Hongrie ordonna au comte Cuyorgy Thurzo, gouverneur de la province et cousin d'Elisabeth, de s'emparer du château. Ils prirent le château le 30 décembre 1610. Ils furent horrifiés par ce qu’ils découvrirent : le cadavre d’une jeune fille vidée de son sang dans la salle principale; une autre encore vivante, mais le corps percé en plusieurs endroits; dans les cachots des dizaines de filles attendant que leur tour arrive et qui racontèrent que le seule moyen pour survivre en attendant avait été de manger les chairs grillées de leurs compagnes mortes. On trouva également, ensevelis sous le château une cinquantaine de cadavres de jeunes filles. On découvrit dans les appartements de la comtesse, des pentacles, grimoires et autres instruments pour des messes noires, ainsi que des escaliers et des passages menant directement aux salles de tortures.
En 1611, à Bitcse, s’en suivit un procès où la Comtesse refusa de plaider et elle ne s’y rendit jamais. On rapporta que 37 femmes célibataires avait étés tuées, plus six autres recrutées pour travailler au château. Elles furent torturées pendant des semaines, voire même des mois. Elles furent blessées avec des ciseaux, piquées avec des goupilles et des poignards, accrochées au plafond et poignardées avec des fers brûlant pour offrir à Élizabeth, une douche de sang. La nourrice rapporta que 40 femmes avaient étés torturées et tuées. Mais le nombre serait plutôt de 612, même la comtesse en ferait la description dans son journal intime. Ses complices furent tous condamnés à mort. Les deux sorcières furent décapitées et incinérées, les autres eurent leurs doigts déchirés et furent brûlés vifs. Quant à la Comtesse, étant donné son sang royal, elle ne put être exécutée. Elle fut donc, emmurée dans son propre château, dans la salle de torture avec seulement une ouverture minuscule pour laisser entrer la nourriture. Évidemment, les rumeurs et la légende de la comtesse sanglante ont persisté pendant longtemps. Vous verrez sûrement dans d'autres écrits que beaucoup croit que la comtesse avait réellement trouvé le secret de la vie éternelle...
Voiila |
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kellyholstein ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 05 Aoû 2006 Messages: 1099 Localisation: Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles...
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Posté le: Dim Mar 02, 2008 9:41 pm Sujet du message: |
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Merci, pourrais-tu citer tes sources s'il te plait ?
J'ai indexé ton post sur Catherine Monvoisin, mais je n'indexerais pas les autres tant que tu ne m'auras présenter les sources!  |
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Eight Membre Curieux

Inscrit le: 24 Fév 2008 Messages: 8
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Posté le: Dim Mar 02, 2008 10:01 pm Sujet du message: |
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Oups désolée j'ai oubliée j'indiquerait les sources dès demain. |
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Zahara Habitué(e) à ces lieux

:  Inscrit le: 17 Oct 2007 Messages: 148 Localisation: Avec mon Ange gardien
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Posté le: Mar Mar 04, 2008 9:36 am Sujet du message: Salut |
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Moi j'ai lut le sujet de cette comtesse sur un autre site enfin presque j'ai eu un malaise en lisant le récit j'ai pas continuer après
AMES SENSIBLES S'ABSTENIR |
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DanteFerno ~*Modérateur*~

:  Inscrit le: 24 Nov 2007 Messages: 1599 Localisation: Nadir
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Posté le: Mar Mar 04, 2008 9:44 am Sujet du message: |
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Zahara:
| Citation: |
| Moi j'ai lut le sujet de cette comtesse sur un autre site enfin presque j'ai eu un malaise en lisant le récit j'ai pas continuer après |
Vi. Et même que Landru, à côté, c'est qu'un pauvre amateur...  _________________
[Still-life] |
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Zahara Habitué(e) à ces lieux

:  Inscrit le: 17 Oct 2007 Messages: 148 Localisation: Avec mon Ange gardien
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Posté le: Mar Mar 04, 2008 9:50 am Sujet du message: |
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A bon  |
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Melisande19 Membre en Promenade

Inscrit le: 21 Mar 2008 Messages: 18 Localisation: st etienne
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Posté le: Jeu Aoû 14, 2008 2:26 pm Sujet du message: |
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il existe un très bon livre sur la comtesse qui se nomme : comtesse de sang de maurice perisset , il est dur mais résume très bien la vie de la comtesse _________________ "lèvre , lèvre , baiser qui meurt , baiser qui mort ..
Lèvre , lèvre , lit d'amour profond comme la mort .." |
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Mordred Membre en Promenade

:  Inscrit le: 12 Juin 2008 Messages: 37 Localisation: Val sans retour
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Posté le: Sam Aoû 16, 2008 5:39 pm Sujet du message: |
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"La comtesse sanglante" d'Audrei Caudrescu est aussi très enrichissant en se qui concerne la vie de cette grande Dame. _________________ " A travers la brume je vois le visage d'un ange qui appelle mon nom,
Je me souviens que tu es la raison pour laquelle je dois rester... " |
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