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VAUDOU

 
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Sammael
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Inscrit le: 26 Juil 2008
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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2008 8:42 pm    Sujet du message: VAUDOU Répondre en citant

Depuis des siècles, un ancien système de croyances a mystifié, fasciné et terrifié la planète… Le Vaudou.

D’Afrique aux caraïbes, du Brésil aux Etats-Unis, aujourd’hui plus de 50 millions de croyants pratiquent ces rituels « « interdits » », défiant la compréhension des non initiés.



I/ LES RACINES DU VAUDOU.


Le vaudou qui signifie en langue fon "Culte des esprits" tire ses racines des pratiques religieuses et magiques africaines associées au culte catholique. En effet aux XVI ème siècle, pour pallier à la disparition des indiens en tant que main d’œuvre des millions esclaves africains vont être déportés dans les colonies du Nouveau Monde et notamment sur l’île de St Domingue (qui deviendra plus tard Haïti). C’est là que naquit le Vaudou. Sous l’influence et l’oppression des colons, les esclaves métissèrent leurs traditions africaines du culte catholique.

Très vite les réunions secrètes se multiplièrent dans les champs de coton, les forêts et les grottes. Le Vaudou peu à peu devint un outil de cohésion entre les esclaves, une communion spirituelle et sociale dans la résistance face à l’esclavage. A tel point que ce fût lors de la cérémonie de « Bois Caïman » que fût prêté le serment qui donnera lieu à la première grande insurrection à Haïti.



Par la suite avec la proclamation de la première république noire de Haïti en 1804 et les migrations des esclaves le Vaudou dépassa les frontières des Caraïbes. C’est à cette époque que la Nouvelle Orléans devint la place forte du Vaudou aux États Unis. Avant 1803 la Louisiane appartenait à la France. Les colons français, témoins de ce qu’il s’était passé à Haïti, interdirent toute importation d’esclaves venant des Indes Occidentales. Mais la Louisiane fût rachetée par les américains qui levèrent l’embargo. Les esclaves des Indes affluèrent alors à la Nouvelle Orléans. Certains étaient libres, affranchis ou esclaves en fuite. D’autres sont arrivés avec leurs maîtres qui fuyaient la révolte. Ils amenèrent le Vaudouisme.
Les premiers lieux de rassemblement seront le Bayou de St.John et les abords du lac Pontchartrain à la Nouvelle Orléans, lieux qui demeureront célèbres pour leur cérémonies. Dès 1817, les maîtres d’esclaves commencèrent à craindre ces rassemblements, tout rassemblement fût alors interdit en dehors de zones et d’horaires bien déterminés, en l’occurrence les dimanches après midis au Square Congo. Les esclaves et les affranchis y faisaient des simulations de leurs danses vaudous devant les tenants de la société créole. Bien sûr parallèlement ils continuaient à se retrouver en secret pour pratiquer le véritable Vaudouisme.

Vers 1830 apparût une reine vaudou, probablement la plus connue des grande prêtresses, Marie Laveau.




Marie Laveau était la reine Vaudou de la Nouvelle Orléans, elle y aurait dirigé le Vaudouisme durant près d'un siècle.

Elle serait née en 1794 dans le Vieux Carré, de l'union d'un planteur blanc, Charles Laveau, et d'une esclave d'Haïti, Marguerite Darcantel. C'était une femme de grande stature aux cheveux noirs ondulant et à l'oeil farouche.

Elle arriva à la Nouvelle Orléans durant sa jeunesse et se maria avec Jacques Paris en 1819. Nous ne savons pas si à cette époque Marie Laveau pratiquait déjà le Vaudou, en tout cas elle était une fervente pratiquante catholique, fréquentant assidûment la Cathédrale de St Louis. Peu de temps après le mariage Jacques Paris disparut, c'est alors que Marie se fit appeler Widow Paris. Elle devint coiffeuse, et proposait ses services aux riches femmes blanches de la Nouvelle Orléans,lesquelles leur confiaient leurs secrets. C'est probablement durant cette période qu'elle commença à pratiquer le Vaudou.
Peu après elle se maria avec Louis Glapion, avec lequel elle aura plusieurs enfants dont Marie Glapion.

Sa fonction de coiffeuse lui permit très vite de connaître les secrets de tous les personnages les plus importants de la Nouvelle Orléans, et ainsi accroître son pouvoir et son emprise sur eux. Elle mit alors en place un réseau de domestiques et d'esclaves chargés d'espionner leurs maîtres. C'est probablement à partir des informations collectées de la sorte que Marie Laveau traitait les problèmes des personnes qui venaient la consulter.

L'une des histoires les plus connues concerne la façon d'on elle acquit sa maison. Un riche Créole était venu la voir pour qu'elle lui accorde son aide. En effet son fils avait été arrêté pour meurtre et était sur le point d'être jugé, pour tout le monde il ne faisait aucun doute qu'il serait jugé coupable. Il promit à Marie Laveau, si elle réussissait à faire basculer le verdict en faveur de son fils une maison comme rétribution.
La nuit qui précéda le procès, Marie pria à la Cathédrale de St Louis, avec trois piments dans la bouche. Le lendemain elle déposa les piments sous la chaire du juge qui, à la stupeur de tous, disculpa le présumé coupable.

Elle organisait des cérémonies Vaudou sur les abords du lac Pontchartrain durant lesquelles elle dansait avec un serpent enroulé autour de son cou. Elle élabora des milliers de gris, son vaudouisme était très inspiré de catholicisme, c'est elle qui a défini les règles initiales du Vaudou à la Nouvelle Orléans.

L'aspect le moins connu de Marie Laveau concerne son engagement notamment durant la période de fièvre jaune où elle soignait les malades. Elle fût également missionnaire dans le quartier des condamnés à mort de la prison de la Nouvelle Orléans. Elle était également propriétaire de "La maison Blanche", une maison close dans laquelle était organisées des cérémonies secrètes.

Elle serait morte en 1881.Mais peu après sa mort nombre de personnes furent persuadées d'avoir vu son fantôme rôder. Très vite le bruit couru que Marie Laveau n'était pas décédée. Mais la thèse la plus communément admise est que ce fût sa propre fille, Marie Glapion, qui prit la relève et se fit passer pour sa mère après a mort. Beaucoup ont crut à l'existence d'une seule femme, cette jeunesse éternelle accentuait le mystère.

Encore aujourd'hui nombre de pratiquants viennent se recueillir sur sa tombe ou la prier d'exaucer un voeu. Selon la tradition, à chaque voeu on laisse une offrande et on grave trois croix sur sa tombe. Cela dit la tombe en question porte le nom de la fille, Marie Glapion.

Le tombeau de la grande prêtresse Marie LAVEAU est un site encore visité aujourd’hui, il témoigne de celle qui a introduit la religion Vaudou au peuple Américain.




Aujourd’hui le Vaudou a atteint un rayonnement mondial, même si il reste prédominant dans les caraïbes, et dans certains pays d’Afrique comme le Bénin. Encore de nos jours, le Vaudou est craint et souvent vu comme une religion diabolique. Ceci s’explique déjà par le contexte de l’époque où est né le Vaudou. Les grandes religions du monde voient souvent d’un mauvais œil les pratiques religieuses non conformes à leurs dogmes et ont , pour la plupart, souvent adoptée une stratégie d’expansion. De ce fait l’essor du Vaudou dans les colonies aux XIXème siècle était perçu comme un danger pour l’évangélisation du Nouveau Monde, d'où la diabolisation de ces rites. La seconde raison à cette mauvaise réputation vient du fait que le Vaudou ,de par ses mystères et les peurs qu’ils pouvait engendrer, fût un sujet qui inspira énormément de fictions hollywoodiennes, lesquelles montraient ses aspects les plus extrêmes et les plus sombres.

Il y a dans le vaudou tout un panthéon d’esprits nommés loas. Lors des cérémonies ce sont ces esprits qui sont invoqués. Mais au dessus il y aurait Dieu ou le « Grand Maître », démiurge suprême qui serait le début et la fin de tout ce qui existe. Si son nom est souvent invoqué dans la vie quotidienne, il ne lui est rendu aucun culte, car placé au fondement même de la symbolique des esprits, il en constitue la réserve. Ainsi les loas seraient l’équivalent des Saints de la religion catholique (il est d’ailleurs troublant de voir à quel point beaucoup de ces loas correspondent à des Saints du catholicisme) , à savoir des intermédiaires entre l’humain et le divin . Dieu est ici le grand Architecte de l’Univers et il est considéré par les vaudou comme la même entité que celle des autres religions monothéistes , une entité Universelle existant par delà les dogmes et les interprétations religieuses. Ainsi pour les Vodouisant toutes les religions monothéistes s’adressent à la même et seule entité, et sont par là même en droit d'être respectées.

De plus au niveau des rites, le calendrier vaudou est adapté selon celui de l’Église Catholique. Des sa naissance le vodouisant , après son baptême catholique est placé sous la protection de son lwa-racine, esprit tutélaire de sa famille. Plus tard il devra subir les épreuves de l’initiation. Il devra alors servir un esprit spécial, le Lwa-me tet (loa maître tête), qui aura pour charge d’assumer la direction de sa vie. Les loas sont parfois représentés sous formes d’ancêtres disparus, d’humains à visages d’animaux ou de Saints de la mythologie chrétienne. Ils sont terrestres mais invisibles, ils logent dans les éléments naturels : les arbres, les rivières, les montagnes, le tonnerre, la tempête,le feu , l’eau, l’air.


Les loas sont divisés en deux groupes , ceux du culte Rada, et ceux du culte Petro. Les loas rada viennent de la tradition africaine et sont de nature bénéfique et bénigne. Les loas petro sont apparus à l’époque de l’esclavage et ont une connotation beaucoup plus ambivalente et obscure.

le Vaudou s'adapte aux différentes époques et intègre certaines croyances d'autres religions. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a pas véritablement de dogmes, et que les croyances y ont été transmises essentiellement par voie orale, même si certains textes, comme la Kabbale ou la Bible, sont utilisés.

LES RITES VAUDOU.

L'un des moments essentiels est la cérémonie. C'est durant ce moment que vont être invoqués les loas. Le rite se fait au sein d'un hounfor et est dirigé un Hougan ou son équivalent féminin la Mambo. Le Hougan et la Mambo sont souvent munis d'une calebasse emplie de vertèbres de couleuvre qui les différencie des autres pratiquants. La cérémonie se déroule en deux temps principaux:l'appel des loas et le sacrifice. Avec le Hougan et la Mambo, les initiés sont les principaux acteurs de la cérémonie. Ils ont divers rôles : musiciens,danseurs,commanditaire, sacrificateur,spectateurs.

On sacralise l'espace par le rite du jétédlo (jeté de l'eau), la disposition des objets sacrés vers les quatre points cardinaux et la parade des drapeaux. Au milieu du lieu de cérémonie se trouve le poteau mitan, mât décor des signes loa, symbole de la communication entre le monde céleste et le monde terrestre:le poteau mitan symbolise l'axe du monde. Au pied du poteau mitan, sur un socle, sont rassemblées les offrandes,différentes selon le loa invoqué. Au sol sont dessinées,autour du poteau mitan, à la craie, avec de la farine, du plâtre ou du marc de café les symboles des loa : les vèvè.

D'autres signes sont souvent peints sur le poteau mitan, accompagnés d'objets accrochés, notamment des feuilles de palmier royal destinés à chasser les mauvais esprits.

Puis les tambours,éléments essentiels et symboliques du rite,se mettent en place. Les tambours font battre à l'unisson les coeurs des initiés et ceux des loas,les deux mondes entrent alors en contact par les prières, les danses, la musique et les libations.

Les loas sont sensés se nourrir et bien boire à leur arrivés afin d'être disposés à aider ceux qui sollicitent leur aide. Des mets divers et des liqueurs les attendent. Arrive alors le moment du sacrifice. On prépare l'animal en l'habillant de symboles multiples, en le nourrissant et en le parfumant avec des potions préparées par le Houngan.

Le rythme des tambours s'accélère et se fait plus intense, emportant les initiés dans une transe spirituelle. Une fois l'animal égorgé,le sacrificateur goûte à son sang et les initiés y trempent leurs mains. L'animal est alors présenté, offert symboliquement aux loa,face aux quatre points cardinaux. Les chants et danses redoublent de puissance,les vèvès préalablement dessinés sur le sol sont sensés appeler les loas.

C'est alors que survient le sommet de la cérémonie. Le loa entre dans le corps de l'un des initié, on dit qu'il le chevauche. Il se met à danser avec frénésie, différemment selon le loa invoqué. Le loa ne partira pas tout à fait,après la cérémonie, un lien se créera entre l'initié et l'esprit, pour toute sa vie.

Vases, bouteilles, colliers, bougies, pierres sacrées, pots, paquets magiques, poupées, ficelles de toutes couleurs entassés sur un autel. Ce sont des wangas, ils sont destinés à capter les esprits bénéfiques, maléfiques ou protecteurs."Wanga"signifie fétiche. Ce sont bien souvent des objets ayant une fonction particulière. Certains peuvent avoir pour rôle de protéger une personne ou d'influer sur sa vie de façon bénéfique,d'autres d'influencer les éléments.

Les fameux gris-gris sont également utilisés,ce sont en général de petit sac en cuir porté autour du cou et contenant une mixture contenant divers éléments (poivre de Cayenne,brique en poudre,cheveux,peau de serpent etc..).
Si les Hougan recherchent avant tout la communion spirituelle par le respect des équilibres et l'osmose avec la nature et les différentes formes de vie, il existe des prêtres nommés Bokor, qui eux se livrent,dans le but de nuire, à une forme de magie noire .C'est cette dernière qui,même si minoritaire chez les véritables pratiquants vaudou,a le plus marqué l'inconscient collectif. Ce qui différencie un Bokor d'un Hougan est essentiellement la pratique de l'envoûtement,notamment par l'utilisation de poupées vaudou.

Même si en réalité ces dernières font davantage parti du folklore que véritablement du Vaudou par lui même. Il est d'ailleurs amusant de voir que cet aspect du Vaudou est celui qui vient en premier dans l'esprit des gens lorsqu'on leur parle de Vaudou.. mais ce genre de poupées existaient bien avant la naissance du Vaudou.

Dans la France du Moyen-âge des poupées en cire traversées d'aiguilles pour nuire à autrui étaient déjà utilisées. Ces poupées ne seraient elles que des Vestiges du colonialisme importées par les européens? Il n'en demeure pas moins qu'elles sont utilisées dans le Vaudou, mais cette pratique est plus de l'ordre du Hoodoo(Partie folklorique et sorcellerie) que véritablement du Vaudou pure en tant que religion. Une autre pratique assez connue est la zombification. Le bokor fait jeter au visage de la victime une poudre la plongeant dans une profonde léthargie proche de la mort. Le but est de ralentir les fonctions vitales au maximum,ce qui donne tous les symptômes de la mort clinique. Dans la conception de cette drogue intervient également, pour le folklore des os broyés en poudre de préférence ceux d'un ou d'une sorcière, lézards, ver polychète, plantes, mais aussi la Tétradotoxine issue du poisson globe qui a un grand rôle dans la composition de cette poudre. Tenue pour morte la victime est enterrée,puis exhumée le soir même par un sorcier qui lui administre un contre poison. L'individu reste plongé dans un état de catalepsie, dû à la faible oxygénation de son cerveau. Le bokor se servirait ainsi de ce zombi comme esclave. Il existe à Haïti des sociétés secrètes telles que Bizango ou le Cochon Gris,constituées de Bokors, exerçant ce genre de pratique ainsi que le sacrifice humain. Il est difficile de savoir si de telles affirmations sont fondées, il n'en reste pas moins que ces sociétés secrètes instaurent un climat de terreur bien réel au sein de la population
haïtienne.

LE CALENDRIER VAUDOU


Janvier : Il est voué aux esprits RADA. Les vodouisants seront vêtus de blanc

Février : C'est le cycle des esprits Congo venus d'Afrique.

Mars : On entre dans l'époque des Rara. Les hounfors descendent dans la rue et célèbrent la vie toujours renaissante. C'est la période des processions vaudou.

Avril : Cycle des esprits Ibo . Cérémonies au cours desquelles les cruches du Hounfor sont brisées et réduites en une fine poudre qui servira à la fabrication de certains vévés.

Mai : Le 1er mai est dans le vaudou la fête des bourgeons. Les initiés vaudou célèbrent la nature.

Juin : C'est le début du cycle des Hogou . La nuit du Solstice d'été est consacrée à Saint Jean (saint très important dans le Vaudou pratiqué dans les pays christianisés) Le sacrifice sera un bélier.

Juillet : Durant ce mois, on continue le cycle des Hogou, et parfois on sacrifie un taureau.

Août : Célébration de O Dan , Loa particulièrement important dans le Vaudou (appelé aussi Damballah)

Septembre : Sortie des tambours Assotor. Destruction symbolique et reconstruction du temple (hounfor)

Octobre : On fête Aïzan , Loa initiatrice et protectrice des hounfor.

Novembre : C'est le mois des Guédé. pour les servir, les vaudoussis mettent des foulards noirs, violets ou mauves.

Décembre :C'est le mois consacré aux esprits-loas du rite PETRO. Les vodoussis sont vêtus de rouge.
C'est ce mois ou l'on prépare les paket'congo .
La nuit du 24 au 25 décembre (chez les pratiquants marqués par le christianisme) c'est la nuit de la Grande Cérémonie au cours de laquelle seront donnés aux fidèles les fameux "Bains de Chance.

CHANTS VAUDOU
***Traduit par les membres de l'alliance Haïtienne***


:bouton2: La Mambo

Saluons la mambo, notre mère!
Saluons le mambo, maîtresse de ces lieux.
Que ceux qui ne la connaissent pas
S'approchent pour la contempler!
Saluons la mambo, notre mère!
Saluons le mambo, maîtresse de ces lieux.
Le hongenikon va la louer


:bouton2: Les hounssi

Vévélo, c'est la hounsi
Qui fait la mambo, zégouélo
Zégouélo, c'est la hounssi
Qui fait la mambo, zégouélo
Si la mambo tombe
La hounssi se tient debout
A sa place!
zégouélo, c'est la mambo
Qui fait la hounssi
zégouélo !

:bouton2: Pour guédé

O la pine, la belle pine
Que celle de Papa Guédé!
O la pine, la belle pine
Que celle de Papa Guédé!
Guédé n'a besoin de personne
Pour bander
Admirez la pine de Papa Guédé!




:bouton2: Les houngno

Voici les nouveaux-nés des esprits,
Les voici!
Regardez les nouveaux-nés des esprits,
Les voici!
Regardez leur "voyage"!
Voici les nouveaux-nés des esprits


:bouton2: Sortie des houngno

Mets les hounssi dehors!
O toi houngan plein de finesse
Mets les hounssi dehors!
C'est terminé, l'épreuve est terminée
Mets les hounssi hors de la cellule
Remets-les dans le monde!


:bouton2: Bloroum

Notre soeur s'en est allée
Où donc était la mambo?
Notre soeur s'en est allée
En Guinée elle s'en est allée
Notre soeur qui est partie
En Guinée elle s'en est allée


:bouton2: Pour Grand Bois

Voilà Grand Bois!
Voilà Grand Bois, louons-le!
Sous la tonnelle du temple
Nous le recevons avec honneur!
Grand Bois est partout : de ce côté-ci
Et de l'autre
Ouvrant toutes les portes pour nous.


:bouton2: Pour Hogou Badagri

Hogou fer, Hogou Badagri
Avec ta machette, tu traceras
Pour moi le chemin
A travers les ronces et les épines
De la vie!


:bouton2: Pour Erzulie Dantor

Erzulie Dantor
On dit que tu manges les hommes
Combien en as-tu mangés?
Que ceux qui disent du bien de toi
Soient protégés!
Que ceux qui disent du mal
Soient écrasés par la foudre!


:bouton2: Pour Angoué

O toi Agoué!
Agoué si tu n'es pas capable
D'épouser toutes les femmes de
Ce temple, choisis au moins
L'une d'entre elles!
Agoué, si tu ne peux nous
Prendre toutes,
Choisis l'une d'entre nous;
Dans les profondeurs de la mer
Elle ira te rejoindre,
Dans ta demeure de "Lan zilés"



:bouton2: Pour saluer le vèvè

Regarde le vévé qui est tracé ici
Regarde-le
Le vèvè que tu vois ici
C'est pour Damballah lui-même
Qu'ils l'on tracé.





II/ LES LOAS

Dans le contexte de la légende du vaudou, les loas sont des divinités, des génies, des esprits ou des êtres surnaturels et puissants, qui ont des dons démesurés auxquels s’accommodent certains humains par pure obligation, par cupidité ou par curiosité dans le but de parfaire leur connaissance. Les loas sont d’origine mystérieuse, d’où leur appellation d’anges, de «mystères», voire de diables pour les non partisans du vaudou.

Dans l’imagerie des non adeptes de ce culte, les loas et le vaudou tirent leur origine de l’Afrique ancestrale, plus précisément du polythéisme Fon et Yoruba pratiqué dans le golfe du Bénin. A cela s’ajoutent des cultes dahoméens et autre curiosités mystiques ramassées lors de la Traite des nègres (Europe, Afrique, Antilles ou Amériques).

Car les Amérindiens, avant Christophe Colomb et les «conquistadores» qui le suivirent, servaient des dieux, les Zémès.

D’où le terme créole «Franc Guinen» (franc généré, franc engendré) qui se réfère au peuple précolombien dont les Ancêtres, les Atlantes - tout comme Jésus - naissaient d’une seule chair. À cette époque, les femmes pouvaient, après l’ovulation, se féconder elles-mêmes, sans apport de germe mâle extérieur. Cette faculté se nomme «Immaculée Conception» ou franche génération (Henry Claude Innocent, conférence, 1995).

Cependant, chez l’Haïtien d’hier et d’aujourd’hui, ceci est le prototype d’un comportement ésotérique basé sur la non violence et le respect des lois de la Nature.

Du choc mystique entre les dieux africains - les loas - et ceux des Indigènes des trois Amériques, naquirent une nouvelle race d’esprits ou de génies difficile à dénombrer, à classifier et surtout à dénommer. Ces nouveaux loas ont été, sûrement par souci d’ordre hiérarchique, surnommés «loas créoles ou indigènes» et «loas d’habitation ou domestiques», notamment pour les esprits des ancêtres aussi bien que pour les Gardes (esprits guerriers) nés pour la plupart parmi les marrons de l’esclavage (Jean Zenga, Biassou, Charles Belair, Hallalou, Romaine, Mackandal, Makaya, etc.) que les loas avaient initiés à Saint-Domingue.

D’où le culte «Makaya» ou culte de Simbi Makaya qui est constitué par une sélection de rites guerriers tirés des rites Rada, Pétro, Bisago (Bizango), Mandengue, Nago, Bambara, Ibo, Peul, Congo… venus d’Afrique. Le «Makaya», à l’opposé du «Guinen», est très expéditif et, paraît-il, peu soucieux du respect des lois cosmiques.

Il existe historiquement cinq grands moments dans l’évolution du culte Makaya-Bizango en Haïti : les règnes de Dessalines, de Pétion-Boyer, de Soulouque, de Duvalier et d’Aristide-Préval.

A l’instar de plusieurs chercheur, nous croyons que les Sciences Occultes du Vaudou se basent sur une généalogie des dieux, leurs relations mutuelles, leurs fonctions, leurs classifications, aussi bien que sur un mélange de rites (Rada, Pétro, Congo, Nago, Ibo, Zandor, etc.), de motifs (vèvès) et de symboles kabbalistiques; à la fois mi-religieux, mi-animiste et mi-scientifique. Ces rites - Rada qui correspond à l’Air; Pétro au Feu; Congo à l’Eau; Ibo au Verbe, Nago au Métal, et An-Mine à la Terre - sont destinés à honorer les loas, à les contacter et à les vénérer au cours d’une cérémonie.

L’arrivée d’un loa se manifeste par la possession d’un sujet, en passant par ses caractéristiques lors d’un choc émotionnel, d’un deuil, d’un incident inattendu et inhabituel, des noces, des danses et des cérémonies présidées par un Hougan ou une Mambo. Le loa peut chevaucher ou visiter son fidèle même durant le sommeil.

Ces esprits omniprésents et puissants contrôlent des vies humaines et sollicitent en échange du respect et de la loyauté envers eux. Ils nous rappellent très souvent que tout Esprit est jaloux, et même Dieu, le Grand Tout, le Grand et inaccessible Olohoum, que personne d’ailleurs n’a jamais vu.


En Haïti, ils sont trop souvent sollicités par les habitants de ce pays, précisément lors des séances de guérison, par souci matériel ou pour des besoins de protection. Ils sont alimentés par la classe politique, les commerçants de la bourgeoisie marchande, les militaires et le bas-peuple. Et puisque chaque famille haïtienne a son protecteur ou ses loas, il est donc facile de s’imaginer le nombre de «services», de cérémonies ou d’actions de grâce commandités par l’ensemble de la population haïtienne au cours d’une année.

Quel héritage d’Afrique que cette panoplie de génies aux quatre éléments (eau, terre, feu, air) qui correspondent à, entre autres, Agouet Aroyo (Eau), Erzulie (Terre), Ogou (Feu) et à Nibo (Air). Des quatre coins cardinaux (Ouest: eau, le matériel; Nord: terre, la production, la créativité et la survie; le Sud: feu, la consommation et la transmutation; Est: air, le spirituel et la renaissance), ils sont toujours à leur poste de protection et de combat.

Aux dieux, aux esprits-loas et aux esprits-hommes (loas achetés), sont dédiés des oraisons et incantations, des danses et chants, des temples pour prier et demander, vénérer et honorer. En effet, ceux-ci guident, conseillent, prédisent l’avenir, et même punissent la désobéissance d’un serviteur.

Les loas sont associés, paraît-il, depuis l’esclavage à Saint-Domingue aux Saintes de l’Église Catholique. Ils sont souvent identifiés ou assimilés aux images des personnages saints figurés dans les chromos catholiques. (Voir Symbolisme dans le vaudou haïtien Arrow http://magie.alliance-magique.com/sujet-19984.php).

Les loas ou «mystères» sont fêtés au jour anniversaire des Saints auxquels ils sont identifiés.
Bref, il est à noter que les dieux Legba, Ogou et Erzulie sont parmi les loas les plus représentatifs dans les chromos populaires des images catholiques.

Cette dichotomie ou plutôt le syncrétisme observé, utile jusqu’à présent, prit naissance dans les «cases nègres» afin d’éviter, sans nul doute, les foudres du Commandeur ou du Colon qui voulait à tout prix «civiliser» les esclaves. Chaque «esprit» de l’Afrique fantôme, non oubliée, était représenté par un Saint de l’Église Catholique correspondant à son image et à son pouvoir divin. Les esclaves africains, en se prosternant devant une image d’une Sainte, mentalement se projetaient vers l’Alma Mater, l’Afrique perdue à jamais mais gardée secrètement dans leur mémoire.

Il existe en Haïti et autres lieux une multitude de loas créoles, indigènes ou régionaux, paraît-il incalculables, qui régit la vie au quotidien. Nous avons beau interroger la masse, chaque réponses donnés sont différentes, personne ne s’accorde sur le nombre exact.

***Les plus célèbres de ces loas et divinités sont***

:bouton2: les Erzulie (Fréda, Dantor, Mapiangueh, Balian, Borang, Taureau, Guétor, Kaoulo, etc.);

:bouton2: les Ogou (Batallah «le Patriarche des Ogou», Balendjo, Badagri, Ferraille, Ashadeh, Yamsan, Bacouleh, Shango, Ossangne et consorts);

:bouton2: les frères Zaka (Azaka Médé, Limba, Guidi, Guesci);
les sept Legba (Legba Avadra, GrandChemin, Atibon, Kafou, Zanclian, Fleuroundé...);


:bouton2: les Simbi ou les Saints de l’eau (Simbi Andeïzo, Simbi Am-po-lha, Simbi Iom-pha-ca);

:bouton2: les Marassa (Marassa Dosou, Dosa, Dogué, Marassa Kay, Marassa Bois, Marassa Guinen, Marassa Congo, Marassa Zinsou, Zinse, Marassa Carrefour);

:bouton2: les Guédé (Les Guédé «fils légitimes de Baron Samedi», Guédé Nibo, Brave Guédé, Guédé Loray, Guédé Ti-Wawé, Mazaka LaCroix, Guédé Zaryen, les Guédé créoles);

:bouton2: les Baron (Baron Samedi, Baron Cimetière, Baron LaCroix) et Grann Brigitte (femme de Baron Samedi);

:bouton2: les Pierre (Pierre Damballah, Papa Pierre, Pierre Dambara, Pierre Balawe);

:bouton2: Agouet Aroyo et Maîtresse LaSirène (son épouse);

:bouton2: Damballah et Aïda Ouèdo (son double féminin).


Douze importants loas des trois principales nations (Rada, Pétro, Congo) parmi les vingt et un que l’on connaît du Panthéon haïtien, sont ici présentés.

:bouton2: Legba, gardien des barrières, maître des carrefours, qui a le pouvoir d’ouvrir les portes de la Connaissance et de la Vérité;
Erzulie Fréda, fille d’Agoué, symbole de la prospérité, déesse de la passion et de l’amour;

:bouton2: Erzulie Dantor, esprit de la fertilité, mère nourricière, mais de l’amour aussi (Athor);

:bouton2: Ogou-Ferraille / Ogou-Shango, esprit de la guerre et du fer / esprit du feu, symbole de la virilité;

:bouton2: Cousin Zaka, esprit protecteur des paysans et des récoltes;

:bouton2: GrandBois, esprit des bois et forêts;

:bouton2: Simbi, esprit protecteur des magiciens et de tous ceux qui pratiquent l’occultisme;

:bouton2: Marassa, les esprits jumeaux, symbole de la gémelliparité dont le rôle est l’enfance du monde;

:bouton2: Agouet Aroyo (Agoué), dieu de la mer et des océans, symbole de l’ultime stade de l’initiation sous l’eau;

:bouton2: Damballah, détenteur de la Connaissance et de pouvoirs magiques extrêmes - symbole : le serpent, l’arc-en-ciel et l’éclair -;

:bouton2: Aïzan, esprit de l’Initiation et de Pureté qui éclaire les routes des initiés et de l’Astral, loa exorciseur et purificateur;

:bouton2: Baron Samedi, divinité de la mort, chef des Guédé, le Maître des maîtres, le maître des cimetières.


***Leurs vévés***


:bouton2: PAPA LEGBA:



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:bouton2: BARON SAM'DI:



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:bouton2: AGOUE:



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:bouton2: AGAOU TONNERRE:




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:bouton2: AÏZAN:



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:bouton2: MARASSA:


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:bouton2: DAMBALLAH:


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:bouton2: HOGOU SHANGO:



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:bouton2: KAREFOU:


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:bouton2: Erzulie:



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:bouton2: NAGO:



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:bouton2: MAMAN BRIGITTE



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:bouton2: Djobolo Bosou



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III/ GLOSSAIRE VAUDOU
(en cours)
A

Açon: c'est le symbole de la prêtise. Il est composé d'une calebasse fermée, recouverte d'une résille de perles de couleur et de vertèbes de serpent, et accompagné d'une clochette. Le Hochet sacré n'est pas pécifiquement haïtien. On en a retrouvé dans les tombes Grèce archaïque, aussi bien qu'en Afrique et en Amérique indienne.

Agaou: esprit qui préside l'orage.


Agaoué: esprit des océans.

Aïda: "Aïda Oueddo", esprit femelle de "Damballah".

Aïzan: esprit qui préside à l'initiation symbolisé par la dernière feuille du palmiste. Il représente l'union du mystère avec le monde végétal.

Anssor: tambour géant (il peut atteindre deux mètres de hauteur) qui symbolise la voix des ancêtres.

Angajan : Pacte entre une personne et un loa,dans la perspective de desseins malveillants.


B

Bagui: sanctuaire des esprits ou loa. On dit aussi "caye mystères" (maison des mystères).

Banda: danse des Guédé à caractère nettement érotique.

Baptême vaudou: Deux cérémonies marquent la naissance de l'enfant d'une initiée. Pour sa première sortie, on le présentera au soleil et à la nature tout entière. Ainsi sera t-il mis en harmonie avec les forces qui régissent notre cosmos. La seconde cérémonie, qui aura lieu quelques mois plus tard, manifestera son intégration à la communauté. Le baptême vaudou est, essentiellement, la présentation du nouveau-né au temple dont il sera désormais le protégé. Non seulement le parrain et la marraine se substitueront aux parents en cas de défaillance de ceux-ci, mais le groupe tout entier s'engagera à contribuer à sa subsistance et à son éducation. Ainsi, quoi qu'il faille le libérer de cette culpabilité par une cérémonie particulière est dénuée de ses pour un vaudouisant. Le baptême ne comporte donc aucune forme d'"exorcisme". Il est une fête et, comme toute fête, il se caractérise par un paradoxysme de la société qui met en commun ses richesses et les dilapide dans l'enthousiasme. Alors que l'Haïtien se contentera habituellement d'une poignée de riz ou de farine de maïs pour subsister, les aliments les plus coûteux seront partagés le jour du baptême. Celui-ci se terminera par la purification du nouveau-né, qui sera lavé dans l'eau du temple et revêtu de vêtements blancs, fraîchement lavés, évoquant la tenue de hounssi kanzo qu'il portera lors de son initiation, généralement à l'âge de la puberté.

Baron Samedi: c'est le chef des Guédé. Sa demeure est au centre des cimetières.

Bloroum': Lorsque meurt un initié il convient, après avoir procédé aux funérailles, de s'occuper des survivants. Ceux-ci ont été bouleversée par la disparition du "frère" ou de la "soeur" qu'ils aimaient et qui "hante" encore le temple. Alors a lieu le bloroum'. Les vaudouisants pensent que l'homme a deux âmes: le "petit bon ange" qui voyage pendant notre sommeil, et le "gros bon ange" qui nous quitte lorsque nous mourons. Un homme ordinaire ne possède guère qu'un embryon d'âme qui se dissout vite dans l'univers. Le hounssi kanzo, par contre, a acquis, par son initiation, une telle force que son âme ne se libère pas aisément de ses liens terrestres. Le bloroum' va, d'une part, permettra à l'âme du disparu de rejoindre l'eau, origine de toute vie, et, d'autre part, rappeler aux survivants que rien ne sert de se révolter contre la mort, qu'elle n'est pas autre chose qu'une transformation de la matière, qu'il faut maintenant songer à l'avenir et ne pas laisser le mort empoisonner notre existence et celle de la communauté toute entière. Pour la cérémonie du blorum', les hounssi portent des vêtements blancs avec, cousu à la place du coeur, un rectangle de tissu noir. Le service débute par un "boulé zin", c'est-à-dire par l'épreuve du feu à laquelle fut soumis le disparu au moment de son initiation. On apporte ensuite une bassine d'eau dans laquelle est plongée une calebasse. Celle-ci représente l'âme du mort. A l'aide de grandes cuillères de bois, les membres du temple vont frapper cette calebasse jusqu'à ce qu'elle soint brisée en menus morceaux. Alors, le hounfor tout entier "expulsera" le mort en jetant l'eau contenue dans la bassine et les débris de la calebasse au carrefour voisin. Le dernier vêtement du mort est alors étalé au centre du péristyle. On y met le feu. Une grande flamme s'élève dans laquelle les hounssi vont jeter les rectangles de tissu noir qu'elles portaient sur la poitrine. C'est la fin du deuil. Il arrive parfois qu'à cet instant le mort "monte" un spectateur. Le possédé, allongé sur le sol et ayant toutes les apparences d'un cadavre, recevra les confidences et les adieux de chaque initié lui parlant à l'oreille. Ce sera un moment de grande émotion au cours duquel la communauté atteindra son plus haut point de cohésion. Puis, retrouvant la joie de vivre, hounssi danseront et chanteront jusqu'au lever du jour avec un enthousiasme extraordinaire.
Bossale: sauvage. Un loa bossale est un esprit difficile à identifier parce que chevauchant une personne non encore initiée.

Boulé zin: épreuve publique du feu à laquelle sont soumis les néophytes en cours d'initation.

C

Calfou: loa, maître des carrefours.

Caye mystères: maison des mystères. C'est le sanctuaire des loa, contenant l'autel vaudou et la pierre du temple. Un hounfor peut avoir plusieurs "caye mystères", chacune d'entre elles étant consacrée à une catégorie d'esprits (ou même à un seul esprit).

Cérémonie des guédé: De tous les esprits du vaudou, les guédés sont, peut-être, les plus étranges. La liste en est si longue qu'elle occuperait une page entière. Dans le rite rada, "Guédé Nibo" et "Brave Guédé" sont, comme tous leurs frères ou cousins, des loa de la mort, mais ils osnt aussi esprits de la vie puisque de la putréfaction renaît la vie immortelle. Ils sont donc à la lois funèbres par leurs vêtements (on leur ceint la teille et le front de foulards noirs, violets ou mauves) et d'une érotisme extrême dans leur comportement. Chevauchée par un guédé, une initiée mimera l'acte sexuel en exécutant une danse spéciale: "le Banda", et chantera des hymnes d'une obscénité inimaginable à la gloire du phallus. Il s'agit de souligner le caractère sacrée de la fertilité. Le symbole des guédé est une croix noire qui marque cette croisée des chemins à laquelle chacun de nous devra, à son heure, parvenir. Elle est sortie de la "maison des mystères" à l'occasion de cérémonies particulières qui n'ont lieu qu'au mois de novembre. A cette occasion, la mambo et les hounssi se masquent de voiles funèbres tandis que les joueurs de tambours nouent un foulard blanc autour de leur cou, se couvrent le visage de poussière de maïs symbolisant à la fois la glaise des cimetières et la promesse de nouvelles récoltes. Lorsque paraît "Barron Samedi" qui est le chef de tous les guédé, les fidèles le coiffent d'un chapeau haut de forme et lui passent, parfois, une jaquette ou un habit noir. Il s'agit, de rappeler aux puissants qu'ils retourneront, eux aussi, à la poussière.

Chanté pwen : Chansons engagées à travers lesquelles on envoie des messages ou des mises en garde.

Choual: cheval. Toute personne possédée, "chevauchée" par un loa.

Croisignin: tracer une croix avec, par exemple, de la farine de maïs.

D

Dahomey zépaul: danse du rite "rada"

Damballah: esprit "rada" symbolisé par la couleuvre.

Danses sacrées: La danse qui, depuis les origines, permettait à l'homme d'échapper aux limites étroites de sa conscience et d'entrer en communion avec la nature et les rythmes universels. Malgré les persécutions dont ils furent victimes, les vaudouisants ont su conserver des traditions religieuses où la danse tient un rôle essentiel. Il ne s'agit pas d'improvisation plus ou moins heureuses, mais de véritables danses classiques, c'est-à-dire représentatives d'une culture arrivée au point le plus élevé de son développement artistique. Leurs prières dansées (et chantées) mettent le corps en condition pour recevoir la charge très lourde des loa. Elles sont donc à la fois un "don expressif de tout l'être" et des attitudes corporelles intéressant les muscles et les centres nerveux qui seront suractivés par la crise. Chaque rite a ses danses particulières. Les plus fascinantes sont, peut-être, le "yon-valou" qui évoque les ondulations du serpent, le "Dahomey zépaul'" demande une endurance et un souffle exceptionnels et le "banda" exécuté en l'honneur des Guédés. Ainsi, les hounssi manifestent leur croyance dans la vie toujours triomphante.

Dansé lan têt' : on dira q'un esprit "danse dans la tête" d'une personne possédée.

Dessounin : Rituel durant lequel le Gros-Bon-nge d'une personne se sépare de son corps.

Dior: la première prière "dior" est une longue invocation aux esprits de l'Afrique lointaine. Elle est prononcée en "langage" c'est-à dire dans une langue où domine le "fongbé" religieux associé à un créole volontairement déformé.

Doctè-fey(docteur-feuille) : Guérisseur.


E

Erzulie Fredda Dahomey: esprit de l'amour dans le rite "Rada"

Erzulie Dantor: esprit de l'amour dans le rite"Petro"

Erzulie Zila: esprit de l'amour dans le rite Zandor. Ces trois Erzulie représentent sans doute les trois faces d'un même esprit.

G

Gade: c'est le protecteur particulier d'un temple ou d'un individu, auquel cas celui-ci portera une scarification sur le bras.

Govi : Vase de terre dans lequel s'abritent les loas.

Grand Bois: esprit des forêts

Grande Brigitte: esprit de la mort, épouse de Baron Samedi

Guédé: esprit de la mort, mais aussi de la sexualité

Guévo: cellule initiatique

Guinin: Guinée, lorsque les vaudouisants parlent de "lan guinin" ils comprennent l'Afrique en général

H

Hogou: esprit de la guerre. La famille des hogous est très nombreuse. On y trouve "Hogou saint Jean" "Hougou Badagri", "Hogou démanie"

Hongenikon: chef de choeur d'un temple.

Houngno: de "hun", esprit, et "gno" nouveau né. Le houngo est le néophyte en cours d'initiation.

Hounfor: de "hun", esprit, et "for" maison. Le hounfor est le temple du vaudou. Il est divisé en deux parties: le péristyle, vaste hangar dont le sol est de simple terre battue, où se déroulent les cérémonies et qui est ouvert au public, et la caye mystères ou bagui qui contient l'autel et les attributs des loas.

Houssi: "Chevaux des esprits", "épouses des dieux", les hounssi sont les servantes de temple. Dans le vaudou haïtien, il y à huit ou dix femmes pour un seul homme. Au point qu'on à pu dire qu'il s'agissait d'une réligiion essentiellement féminine, ce qui n'a pas contribué à renforcer sa popularité dans des milieux toujours obsédés par la notion de la "tentatrice" et par l'horreur maladive du corps féminin. Le choeur des hounssi comprend donc une grande majorité de femmes ou de jeunes filles, et son encadrement est entièrement féminin, à l'exception des joueurs de tambour, dont la résistance physique doit être exceptionnelle, et du "laplace", chargé de la discipline du temple, qui est toujours un garçon. Femmes donc la "confiance caye" qui assiste le prête ou la prêtresse, le "hongenikon" qui dirige les chants et les danses, la "servante de l'eau" qui veille à ce que l'eau (et aussi le feu) soient toujours présents dans le hounfor, les "Porte-drapeaux" qui tiennent les étendards sacrés de la "Pitit' Caye" qui a le pouvoir de tout voir et de tout toucher.

I

Ibo: famille d'esprits originaires de l'ethnie Ibo (Nigéria actuel)

Ifé: La terre promise des vaudouisant

Initiation: Religion à mystères, il n'est pas surprenant que le vaudou ait été l'objet de tant de défigurations successives. Sans parler de ceux qui en donnèrent une image volontairement mensongère, il faut convenir que beaucoup d'étrangers, déformèrent les faits dont ils avaient été les témoins. Les motifs le plus souvent invoqués pour solliciter l'initiation sont le besoin d'une nouvelle mère (ou d'un nouveau père suivant le cas), le désir de retrouver un équilibre physique ou psychique compromis par la maladie, ou encore ce qu'il est convenu d'appeler une vocation. Nul ne peut s'engager dansl a voie initiatique sans le secours d'un maître. Le néophyte devra donc se mettre en quête d'un hougan ou d'une mambo qui accepte de le prendre en charge. Celui-ci lui imposera d'abord sur une longue période probatoire afin de s'assurer de sa sincérité et de sa résolution. L'initiation vaudou pourra alors se dérouler suivant le schéma classique de toute initiation: mort et renaissance. Après avoir épouvé les sueurs de l'agonie, le néophyte devra régresser jusqu'à l'état foetal et ressentir les douleurs d'une nouvelle naissance. Ayant ainsi franchi la barrière qui sépare le profane du sacré, il sera, au sens propre, un autre lorsqu'il sortira de la cellule initiatique comme l'enfant sort du ventre de sa mère. ce "autre" ne sera pas seulement un nouveau-né ou un ressucité, il aura eu des révélations d'ordre métaphysique grâce à des "visions" qui seront interprétées par le houngan ou la mambo. Les initiés vaudou prennent très aux sérieux cette "union", au point de vouloir la concrétiser parfois par un véritable "mariage" avec le loa de leur choix. En ce sens, les hounssi peuvent se dire légitimement "épouses" (ou "époux") des esprits.

L

Langage: langue secrète des temples tirée essentiellement du "fongbé" (dialecte du peuple Fon)

Lambi: gros coquillage dans lequel on souffle en l'honneur d'Agoué, esprit de la mer

Laplace: chargé de la discipline du temple. Tient l'épée et dirige les porte-drapeaux.

Legba: esprit dahoméen (rites rada) qu'on invoque toujours en premier. Il est, en effet, considéré comme "celui qui ouvre les portes de l'invisible"

Loa: esprits du vaudou. On dit aussi "mystères".

Loco: esprit "rada" symbolisent l'équilibre.

M

Mahi: danse traditionnelle du rituel rada.

Mait'têt: maître de la tête d'un initié, son protecteur

Mambo: prêtresse vaudou. A les mêmes pouvoirs et la même formation que le hougan.

Mangé loa: sacrifice aux esprits

Marassa: esprits jumeaux qui symbolisent l'enfance du monde

Monter: on dit d'un fidèle possédé qu'il est "monté" (ou chevauché") par l'esprit.

N

Nago: catégorie d'esprits dont l'élément est le fer (alors que l'eau est l'élément des loa rada et le feu celui des loa Pétro)

Nanchon: nation vaudou, c'est-à-dire groupe ou famille d'esprits ayant un même origine ethnique (on dit la "nation" rada, la "nation" petro, la "nation" ibo etc...)

Nom Vaillant: après leur initiation au grade de prêtes, les hougan et mambo reçoivent une nouvelle appellation, le "Nom Vaillant".

O

Ouanga: talisman, préparation magique

Ouetté mor lan dlo: cérémonie au cours de laquelle on procède au "retrait des morts de l'eau" où leur âme est censée d'être réfugiée. A cette occasion, les morts s'adressent une dernière fois aux membres de leur famille avant de se fondre dans l'univers.

P

Paket': par exemple "paket' congo". Paquets de soie brillante, de forme vaguementhumaine (il y a des paket' masculins et des paket' féminin) qui constituent, en quelque sorte, le "double" de l'initié. Ils servent à maintenir l'équilibre psychique des houngans en mambo. Egalement utilisés pour le traitement de certaines maladies.

: du dahoméen "kpé", de la pierre. C'est l'autel vaudou. On y trouve toujours une pierre choisie pour son ancienneté ou sa forme particulière ( il s'agit souvent de météorites ou d'anciennes haches de guerre indiennes).

Péristyle: partie publique du temple, de forme généralement quadrangulaire. On voit, presque toujours, au centre du péristyle le "poteau-mitan"

Pétro: catégorie d'esprits dont l'origine est, vraisemblablement, l'Afrique centrale. Leur élément est le feu.

Poteau-mitan: poteau planté au centre du péristyle d'un temple. Il est supposé "aller de la terre au ciel" et établit ainsi la communication entre toutes la catégories d'esprits.

Pot'têt: chaque initié a son "pot de tête" placé dans le "caye mystères" du temple. Il est supposé contenir sa force psychique, son "âme".

R

Rada: famille d'esprits dont l'origine est dahoméenne (royaume d'Arada). Ils sont l'objet d'un rituel particulier;

Rite: Il y a trois rites principaux dans le vaudou: le "rada", le "petro" et le "congo" (associé généralement au rite "Ibo"). Il existe un autre grand rituel: le "zandor", mais celui-ci est considéré comme secret. Les initiés qui servent les esprits "zandor" affirment qu'ils peuvent voler dans les airs et même se métamorphoser en animaux.

S

Saint-Jean: esprit de la famille des "hogous", on lui sacrifie un bélier au solstice d'été.

Shango: esprit du tonnerre et des éclairs.

Simbi: esprit qui demeure dans l'emboûchure des fleuves, là où se mêlent les "eaux douces" et les "eaux amères".
Sirène (la): esprit des eaux. L'équivalent de nos néréides et ondines

T

Tcha-Tcha: sorte de "macara" avec laquelle on dirige les services du rite "petro" à la place du "açon". Par extension, on appelle "houngan tcha-tcha" le demi-prête qui ne peut se servir du "açon", n'ayant pas subi les initiations nécessaires.

V

Ventailler: éventer avec une volaille tenue par les pattes. Ce geste apporte la protection des "loa".

Vévé: Tracés à même le sol, généralement avec de la farine maïs les vévé représentent les symboles des esprits qui vont être plus particulièrement invoqués.

Y

Yonvalou: danse traditionnelle du rite "rada"

Z

Zacca: généralement nommé "Cousin Zacca". C'est un esprit paysan

Zobop: société secrète appartement aux "sectes rouges"

Zombi: mort vivant ou corps sans âme. Un "zombi" travaillera pour son maître comme une machine.
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Remerciements à India/ Salamandre/ Blodeuedd/ bucluty/ arcenciel/ martouf/ ossian/ lethe.

Ref: Espritduvaudou.fr / Potomitan / Alliance haïtie.com / Hounfor de la Mandragore / Hounfor Hight John / enseignements Hougan Adam.[/url]
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Dernière édition par Sammael le Sam Oct 18, 2008 11:50 am; édité 1 fois
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hanoumane
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MessagePosté le: Ven Oct 03, 2008 2:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

hoouuuuuaaa super détailers :applause:
BRAVO

pardon est-tu croyant vaudou ???
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je vis au pays de la voyance (inde)
dans chaque rue il y a de la chiromancie,astrologie
numérologie etc... Alors n'ésiter pas à me poser des questions... je répondrais avec joie
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